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SALENGRO Roger

Homme politique français. Militant socialiste (SFIO), conseiller municipal en 1919 puis maire de Lille en 1925, député du Nord en 1928, il devint, sous le Front populaire (v.), ministre de l'Intérieur, où il eut une grande influence (il fut notamment l'un des initiateurs des accords Matignon). En août 1936, l'hebdomadaire d'extrême droite Gringoire entama contre lui une virulente campagne en affirmant que le ministre socialiste avait été condamné à mort par contumace pour désertion par un conseil de guerre en 1916. Il fut démontré que Salengro n'avait franchi les lignes ennemies qu'avec l'accord de ses chefs, pour aller chercher le cadavre de l'un de ses compagnons, et qu'il avait été alors fait prisonnier par les Allemands (6 oct. 1915). Mais la campagne de presse se prolongea pendant plusieurs mois, et Salengro, déjà déprimé par la mort récente de sa femme, se suicida.

SALENGRO, Roger (Dunkerque, 1890-Lille, 1936). Homme politique français. Ministre de l'intérieur socialiste dans le gouvernement du Front populaire présidé par Léon Blum, il fut l'objet d'une violente campagne de presse, organisée par l'hebdomadaire d'extrême droite Gringoire, l'accusant de désertion pendant la Première Guerre mondiale. Bien qu'il ait été officiellement disculpé, Salengro se suicida.

SUICIDE DE ROGER SALENGRO • 17 novembre 1936 Ministre de l’intérieur, Roger Salengro se trouve en butte, dès le mois d’août 1936, à une violente campagne de presse orchestrée dans les journaux d’extrême droite Gringoire et L'Action française, qui l’accusent d’avoir déserté en 1915. Ce qui est faux : le maire de Lille a été fait prisonnier par l’ennemi alors qu’il était allé chercher des camarades blessés, ce qui lui a valu d’être condamné par contumace, avant d’être finalement acquitté. En fait, ce qui lui vaut la haine de l’extrême droite, c’est la dissolution de plusieurs ligues au mois de juin. Accablé par le flot de calomnies à son encontre, Roger Salengro se suicide le 17 novembre 1936. Près de 1 200 000 personnes assisteront à ses funérailles nationales, à Lille. Un projet de loi déposé le 26 novembre suivant proposera d’aggraver les peines pour diffamation par voie de presse.

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