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SAINT-JUST Louis Antoine Léon

Homme politique français. Admirateur inconditionnel de Robespierre, élu député de l'Aisne à la Convention en 1792, il siégea dans les rangs de la Montagne ; c'est lui qui réclama la tête de Louis XVI. Entré au Comité de salut public en mai 1793, il participa activement à la chute des Girondins. Il institua les représentants en mission chargés de contrôler les opérations militaires et joua lui-même un rôle sur le front des armées du Rhin et du Nord ; son énergie et son talent d'organisateur sauvèrent des situations compromises. Partisan d'un gouvernement révolutionnaire autoritaire s'imposant au besoin par la terreur, il s'efforça de lui donner des bases sociales égalitaires (décrets de Ventôse - févr./mars 1794). Il participa activement à l'élimination des hébertistes et des dantonistes. Arrêté le 9-Thermidor (v.), il fut guillotiné avec Robespierre.


Saint-Just, Louis Antoine Léon (Decize 1767 - Paris 1794) ; révolutionnaire et homme politique français.
Fils d’un propriétaire foncier de la Nièvre, ancien capitaine de cavalerie, S., après ses études chez les oratoriens de Soissons, a une jeunesse dissipée qui lui vaut d’être incarcéré quelque temps à la demande de sa mère pour un vol domestique. En 1789, l’étudiant en droit ne s’est encore signalé que par une médiocre épopée érotico-satirique en vers, intitulée L’Organt. Après la prise de la Bastille, l’indomptable et ambitieux S. se jette à corps perdu dans la Révolution. Jeune, beau, fanatique, il adopte tout de suite une position ultrarépublicaine. Il devient lieutenant-colonel de la garde nationale et se lie avec Robespierre. Mais, trop jeune pour être éligible, ce n’est qu’en septembre 1792 qu’il parvient à siéger en tant que député de l’Aisne à la Convention, où il tourne son animosité surtout contre Louis XVI dont il réclame l'exécution. Partisan fidèle de Robespierre et l’un des principaux orateurs de la Montagne, il joue un rôle considérable dans l’élaboration de la Constitution de l’an III et au Comité de salut public dont il devient le porte-parole et le rapporteur devant la Convention. Il prend une part active à la chute des Girondins et à l’adoption de mesures telles que la confiscation des biens des suspects. En tant que bras droit de Robespierre, il entreprend d’importantes missions en province auprès des armées du Rhin et du Nord où son énergie fait merveille. Il contribue notamment à la victoire de Fleurus. Il se fait le propagandiste enthousiaste d’une République Spartiate fondée sur l’amour de la vertu. Président de la Convention à partir de février 1794, il recourt à la Terreur contre les hébertistes et les partisans de Danton. Le 9 Thermidor, il reste seul aux côtés de Robespierre et, bien que libéré dans un premier temps par la Commune insurgée, le suit le 28 juillet 1794 (10 Thermidor) sur l’échafaud.
Bibliographie : L. Saint-Just, Discours et rapports, intr. et notes A. Soboul, 1957 ; A. Ollivier, Saint-Just et la force des choses, 1954 ; M. Dommanget, Saint-Just, 1954 ; B. Vinot, Saint-Just, 1985.


SAINT-JUST, Louis Antoine (Decize, 1767-Paris, 1794). Homme politique français. Figure de la Révolution française, il fut surnommé l'« Archange de la Terreur ». Élève des oratoriens à Soissons puis à Reims, nourri de la lecture de Rousseau, il se rallia dès 1789 avec enthousiasme à la Révolution. Élu en septembre 1791 à l'Assemblée législative, il ne put y siéger en raison de sa jeunesse. Député de l'Aisne à la Convention (1792), Saint-Just s'imposa par ses discours cinglants et devint l'un des orateurs les plus écoutés de la Montagne, réclamant la mort de Louis XVI sans appel ni sursis, et s'opposant violemment aux girondins. Membre du Comité de Salut public où il forma avec Robespierre et Couthon le triumvirat, il s'illustra comme représentant en mission aux armées du Nord et du Rhin, galvanisant les troupes, infligeant des sanctions rigoureuses contre les officiers coupables et les déserteurs, contribuant ainsi à la victoire de Fleurus (juin 1794). Président de la Convention (février 1794), il défendit avec énergie le gouvernement révolutionnaire fondé sur la Terreur, réclamant la confiscation des biens des émigrés qu'il souhaitait donner gratuitement aux indigents afin de les attacher à la Révolution. Il lutta enfin avec Robespierre contre les factions, hébertistes et Indulgents. Arrêté sans aucune résistance, il fut guillotiné avec Robespierre au lendemain du 9 Thermidor (27 juillet 1794).


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