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SAINT-GEORGES DE BOUHELIER

SAINT-GEORGES DE BOUHELIER (Stéphane-Georges de Bouhélier-Lepelletier, dit). Poète et dramaturge français. Né à Rueil (Seine-et-Oise) le 19 mai 1876, mort à Paris le 20 décembre 1947. Fils d’Edmond de Bouhélier-Lepelletier, journaliste lié jadis avec Floquet, Ferry et Clemenceau dans l’opposition au Second Empire, il débuta dans les lettres en 1895 avec de petits essais dont le meilleur s’intitule La Vie héroïque des aventuriers, des poètes, des rois et des artisans. Deux ans après, il publiait un recueil de vers, Eglé ou les concerts champêtres (1897). Puis trois romans assez médiocres : La Route noire (1900), Histoire de Lucie, fille perdue et criminelle (1902), Julia ou les relations amoureuses (1903). Après quelques autres écrits, dont Les Chants de la vie ardente (1902), il résolut de se vouer exclusivement au théâtre. Ayant d’abord fait jouer Le Roi sans couronne, en 1906, et La Tragédie royale, en 1909, il obtint un réel succès avec le drame qui demeura son œuvre la meilleure : Le Carnaval des enfants (1910). Outre La Vie d'une femme (1919), Les Flambeaux de la noce (1927) et Le Sang de Danton (1931), Bouhélier a laissé trois tragédies en vers : Œdipe, roi de Thèbes (1919), où il veut plier Sophocle à la formule shakespearienne, La Tragédie de Tristan et Iseult (1923), dans le goût de nos anciens mystères, et L'Impératrice aux rochers (1928). Fondateur du « naturisme » avec l’essai Les Eléments d'une renaissance française (1899), il s’est toujours inscrit en faux contre le style noble. Son intention fondamentale fut de combiner le réalisme et le symbolisme. Cela réclamait un génie qu’hélas il ne possédait pas.

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