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ROUVIER Maurice

Homme politique français. Député (1871/1903), puis sénateur (1903/11), il commença sa carrière aux côtés de Gambetta. Sept fois ministre des Finances, président du Conseil de juin à déc. 1887, il fut gravement compromis dans le scandale de Panamá (déc. 1892) et resta exclu du pouvoir jusqu'à Combes, qui, voulant mettre à profit ses relations avec la haute banque, le reprit comme ministre des Finances (1902/05). Il succéda à Combes à la tête du gouvernement (janv. 1905/févr. 1906), fit voter la loi de séparation des Églises et de l'État (9 déc. 1905) et, pour régler le différend franco-allemand sur le Maroc, accepta la réunion de la conférence d'Algésiras.

Rouvier, Maurice (Aix-en-Provence 1842-Neuilly 1911) ; homme politique français. Député des Bouches-du-Rhône de 1871 à 1885, des Alpes-Maritimes de 1885 à 1903, puis sénateur de ce département, R. commence sa carrière dans le sillage de Gambetta, collaborant à son journal, La République française, et devenant son ministre en 1881. Très modéré, il dirige en 1887 le premier gouvernement républicain à bénéficier de la neutralité des droites, mais la crise boulangiste fait s’effondrer cette combinaison. Lié au monde de la banque par sa formation et ses amitiés, il est souvent ministre des Finances, comme de février 1889 à janvier 1893, dans quatre cabinets différents. Il gère « sagement » le pays, cherchant surtout à limiter les dépenses. En 1893, lors du scandale de Panama, il admet avoir reçu de l’argent, mais seulement pour alimenter les fonds secrets ; sa démission fait baisser l’emprunt d’Etat, il bénéficie d’un non-lieu, mais n’est plus ministre avant 1902, sous Combes, qui veut rassurer les possédants ; il enterre le projet d’impôt sur le revenu qu’il devait défendre, puis, en 1905, succède à Combes tout en conservant les Finances. Son ministère marque une inflexion vers le centre, avec la grâce des nationalistes condamnés en Haute Cour, le refus du droit syndical aux ouvriers de l’Etat, mais il laisse Briand régler la question de la séparation de l’Église et de l’État, qui ne l’intéresse guère. Dans la crise de Tanger, prenant les Affaires étrangères à Delcassé, il impose la négociation avec l’Allemagne. La crise ouverte par les Inventaires des biens de l’Église lui fait perdre l’appui de la droite, et met fin à sa carrière ministérielle en 1906. Au Sénat, il préside encore la commission du Budget.




ROUVIER, Maurice (Aix-en-Provence, 1842-Neuilly, 1911). Homme politique français. Ce fut sous son gouvernement que fut votée en 1905 la loi de séparation des Églises et de l'État. Journaliste républicain, plusieurs fois ministre des Finances (1889-1892, 1902-1905), il fut mis en cause dans le scandale des décorations qui obligea Combes à démissionner et dans l'affaire de Panama. Il revint à la présidence du Conseil en 1905-1906 et prépara la conférence d'Algésiras (1906). Voir Delcassé (Théophile).

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