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Réaction thérapeutique négative

Réaction thérapeutique négative

Type de résistance liée à un sentiment de culpabilité inconscient, présent dans certaines structures masochistes qui fait qu’à chaque fois qu’une amélioration devrait survenir du fait du progrès de la cure, il se produit au contraire une aggravation. Freud rattachera la réaction thérapeutique négative à la pulsion de mort.

THÉRAP-. Racine issue du grec therapeuein, «soigner», que l’on retrouve dans les mots Thérapeute (personne qui soigne les malades) et Psychothérapeute (qui soigne les maladies psychiques, en procédant à des psychothérapies); Thérapeutique (qui est relatif aux soins ; comme substantif : science qui étudie les remèdes et les moyens propres à guérir, ou ensemble de soins — une thérapeutique appropriée); Thérapie (ensemble de soins, type de traitement appliqué à certaines maladies; en particulier, en psychiatrie : On me recommande une thérapie analytique). Voir aussi les nombreux mots composés à partir de ceux-ci : ergothérapie, hydrothérapie, kinésithérapie, kinésithérapeute, radiothérapie, chimiothérapie, thalassothérapie, etc.

RELATION THERAPEUTIQUE. La rencontre entre sujet et thérapeute est un événement dramatique de grande importance. Pour le sujet la consultation est un problème social. Il s’y comporte comme il le fait dans ses rencontres avec autrui dans d’autres circonstances, en fonction de sa loi dynamique. Dès la première rencontre, le thérapeute pourra se faire une idée du sens social du consultant. Il ne faut pas s’attendre de sa part à un très grand intérêt social. D’abord, parce que chez les névrosés le degré du développement du sens social est assez réduit, ensuite parce que, d’une façon générale, le niveau du sens communautaire n’est pas très élevé dans le monde. Certaines écoles recommandent une relation thérapeutique frustrante « Les témoignages de préférence, une certaine intimité ne doivent être que très parcimonieusement accordés. » (Freud, Abrégé de psychanalyse, P.U.F., 1950, p. 44.) « La soumission de l’enfant à son père, la recherche de sa faveur se trouvent réévoquées dans la relation avec le thérapeute que la psychanalyse appelle transfert. Elle peut être positive, bienveillante ou négative, hostile. » La relation thérapeutique est dans l’école adlérienne plus égalitaire, plus démocratique. Thérapeute et sujet s’entretiennent en vis-à-vis. Le psychothérapeute adlérien renonce au divan. Le dialogue face à face permet au thérapeute d’étudier la mimique du sujet. Ce dernier trouve en face de lui un interlocuteur attentif, compréhensif. Il peut exercer sa communication verbale et ainsi amplifier son sens social. Il trouve dans cette position, et l’accueil du thérapeute, un élément de valorisation contribuant à soutenir son autoappréciation défaillante (cf. 3, p. 195, Rapports entre conseiller et consultant).

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