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RASPOUTINE Grigori Iefimovitch

Moine et aventurier russe. Paysan illettré, jouissant d'une réputation de mystique et de thaumaturge, il fut introduit, vers 1905, dans l'intimité de la famille impériale et réussit à atténuer les souffrances du tsarévitch Alexis qui était atteint d'hémophilie. La tsarine Alexandra Fédorovna lui voua une confiance absolue et le considéra comme un « messager de Dieu ». Raspoutine exerça dès lors une puissante influence occulte et imposa ses protégés aux plus hauts postes de l'Église. Ses orgies et ses débauches avec des femmes de la haute société furent dénoncées par des hommes politiques tels que Stolypine et Kokovtsov. Le tsar tint désormais le moine à distance. Durant la Première Guerre mondiale, l'opinion publique accusa Raspoutine d'être un agent de l'Allemagne (ce qui n'a jamais pu être prouvé). Après avoir déjà échappé à plusieurs attentats, il fut victime d'un complot. Empoisonné au cours d'un dîner, puis achevé de deux coups de revolver, il fut jeté dans les eaux de la Neva. Les activités de ce personnage ténébreux contribuèrent beaucoup au discrédit de la monarchie des tsars.

Raspoutine, Grigori Iefimovitch (Pokrovsk 1872-Petrograd 1916) ; « religieux » et favori de Nicolas II.

Ce fils d’un paysan de Sibérie, qui dans sa jeunesse avait côtoyé des moines, dispose très tôt de la solide réputation d’être un saint « prêtre », doué de pouvoirs miraculeux, ce qui l’amène au palais impérial. En dépit d’une apparence repoussante, il a rapidement accès aux salons de la bonne société. Présenté en 1906 au tsar, profitant de l’absence de volonté de Nicolas II et plus encore de la bigoterie de sa femme, Alexandra Feodorovna, il se constitue une sorte de position de confiance où il réussit pendant une décennie à exercer une influence croissante malgré une vie de débauche et de nombreux scandales. Usant d’une forme de suggestion, il a une action positive sur la santé de l’héritier du trône, Alexis, né en 1904, atteint d’hémophilie. Il intervient désormais toujours davantage dans les décisions politiques. Pour sauver la couronne et le pays du désastre, les membres d’un cercle monarchiste de droite l’assassinent en décembre 1916. Mais le déclin de la vieille Russie ne pouvait plus être arrêté. Il y a quelque chose de symbolique dans le fait que le mot russe Raspoutitsa désigne « l’absence de chemin » pendant la période boueuse qui suit l’hiver. Bibliographie : Prince Youssoupoff, La Fin de Raspoutine, 1927 ; M. de Enden, Raspoutine et le crépuscule de la monarchie en Russie, 1991.




RASPOUTINE, Grigori Iefimovitch Novykh, dit (Pokrovskoïe, Sibérie occidentale, 1864/1865-Petrograd, 1916). Aventurier russe. Paysan illettré, moine, réputé pour ses dons de guérisseur, il réussit à gagner la confiance de la tsarine Alexandra Fedorovna, épouse de Nicolas II, en sauvant, à plusieurs reprises, son fils, Alexis, atteint d'hémophilie. Favori du couple impérial, il contribua, par ses débauches demeurées légendaires (d'où son surnom de Raspoutine qui signifie en russe « débauché »), à discréditer la monarchie. Le prince Ioussoupov et le grand-duc Dimitri Pavlovitch organisèrent son assassinat.

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