PRIMO DE RIVERA Miguel, marquis d'Estella
Général et homme politique espagnol. Le 13 sept. 1923, il se rebella contre le gouvernement de Madrid, suspendit la Constitution et annonça la création d'un directoire militaire, que le roi accepta aussitôt. Primo de Rivera prononça la dissolution des Cortés, imposa aux provinces des gouverneurs militaires, soumit la presse à la censure. Ce coup d'État ne rencontra aucune opposition, tant l'opinion était lasse du parlementarisme. Le nouveau dictateur conquit un grand prestige en prenant personnellement la direction des opérations au Maroc et en pacifiant le Rif (1925). Trahie par les classes supérieures de la nation, la révolution nationale de Primo de Rivera échoua, et le dictateur prit l'initiative de se retirer (28 janv. 1930). Il s'exila à Paris et mourut moins de deux mois plus tard. Voir ESPAGNE. D'Alphonse XIII à la guerre civile.
Primo de Rivera, Miguel (Cadix 1870-Paris 1930) ; général et homme politique espagnol.
Formé à l’Académie militaire de Madrid, il se distingue très vite par ses capacités militaires ainsi que par son patriotisme ; il ne tarde pas à occuper des fonctions militaires importantes. Ses critiques publiques de la politique du gouvernement à l’égard du Maroc le font révoquer à plusieurs reprises, mais ses sentiments patriotiques, ses capacités et le strict accomplissement de ses devoirs lui gagnent la confiance du roi, de l’état-major et de l’opinion publique, de sorte qu’il est finalement nommé au poste difficile de capitaine général de Catalogne, afin de rétablir l’autorité du gouvernement que des insurrections constantes avaient affaiblie. 11 s’y emploie avec énergie et efficacité. Hos- tile au système parlementaire, il organise un coup d’Etat en 1923, suspend la Constitution et désigne un directoire d’officiers chargé d’assurer la dictature. Il appelle les citoyens à collaborer à ce nouvel Etat dans le cadre de l’Union patriotica, qui rencontre un grand écho. En 1925, il dissout le directoire jusque-là exclusivement composé de militaires et en instaure un nouveau, comprenant des militaires et des civils, qui doit constituer une nouvelle étape préparant la voie vers une nouvelle forme de gouvernement. P. devient lui-même Premier ministre. En 1930, il se retire du pouvoir quelques mois avant sa mort. Pendant son administration, le prestige de l’Espagne à l’étranger s’accroît, notamment à cause de ses succès au Maroc et d’une situation économique relativement protégée de la crise économique mondiale dont souffrent au même moment les autres pays. P. manquait cependant des qualités d’un grand homme politique. Il ne perçut pas les conséquences de ses réformes et négligea de se retirer à temps et de former un successeur. S’il réussit à donner à l’Espagne six années de redressement matériel, de paix et d’ordre public, sa dictature déboucha sur une nouvelle révolution.
PRIMO DE RIVERA Y ORBANEJA, Miguel (Jerez de la Frontera, 1870-Paris, 1930). Général et homme politique espagnol. Il exerça de 1923 à 1930 une dictature militaire. Issu d'une grande famille d'Andalousie, Primo de Rivera fit ses études à l'Académie militaire de Madrid et servit au Maroc, à Cuba et aux Philippines. Il exerça, après son retour en Espagne, des commandements importants à Valence, Madrid et fut nommé en 1921 capitaine général de Catalogne. Dans une Espagne troublée par l'agitation sociale et régionaliste mais aussi marquée par le désastre d'Anoual au Maroc (1921) infligé par Abd el-Krim, Primo de Rivera s'empara du pouvoir en 1923. Chef d'un directoire militaire accepté par le roi Alphonse XIII, il supprima toutes les libertés démocratiques et reprit en main le Maroc, soutenu par la France (débarquement d'Alhucemas, 1925). Rendu populaire par sa politique de redressement économique et financier, Primo de Rivera, s'inspirant du fascisme italien, créa un parti, l'Union patriotique (1926), où il tenta de regrouper les forces nationales et une Assemblée nationale suprême uniquement consultative. Cependant, l'hostilité des milieux d'affaires inquiets de l'intervention de l'État dans l'économie, de l'université et de l'armée affaiblirent son autorité. Après trois tentatives de coups d'État et plusieurs attentats, Primo de Rivera dut se retirer (1930) et s'exila à Paris où il mourut peu après. Voir Phalange espagnole.
Liens utiles
- Miguel Primo de Rivera Y Orbaneja1870-1930Héritier d'une grande famille andalouse de militaires, issu lui-même de l'académie militairede Madrid, sa carrière fut aussi brillante que rapide.
- José Antonio Primo de Rivera y Saenz de Heredia1903-1936Doué d'un charme auquel même ses ennemis étaient sensibles, plutôt porté vers lalittérature et l'esthétique, il avait juré de réhabiliter la mémoire de son père le généralMiguel Primo de Rivera.
- Miguel de Cervantes
- Marquis de Sade
- Carnet de lecture, primo Levi