positivisme, ou religion de l’humanité
positivisme, ou religion de l’humanité, doctrine développée dans le Cours de philosophie positive d’Auguste Comte et exposée dans son Cours de politique positive. Comte y propose sa sociologie avec la loi des trois états de l’évolution de l’homme : 1) l’état thêologique ; 2) l’état métaphysique ; 3) l’état positif ou scientifique. L’analyse de l’histoire amène la nécessité présente de l’état métaphysique à l’état positif. L’humanité est l’objet unique du culte, elle est le «Grand Etre». Cette philosophie changea lorsque Auguste Comte connut Clotilde de Vaux ; il eut pour elle une grande passion et discerna le rôle que jouait la femme dans l’humanité. A sa mort, cette philosophie devint une religion : le Grand Etre fut transformé en notion abstraite et devint l’humanité au sens cosmique; le principe directeur en est la morale de l’altruisme, seule capable de maintenir une organisation sociale. Il est la base du dogme. Auguste Comte organisa le culte privé, qui comprend neuf sacrements suivant les âges de la vie, et le culte public, avec temples, cérémonies, rites et clergé. Auguste Comte a créé un panthéon positiviste composé de grands hommes des différentes phases historiques : Antiquité, Moyen Age, Temps modernes. Il élabora un calendrier perpétuel de treize mois égaux commémorant chaque jour une personnalité célèbre (les jours complémentaires étant dédiés aux morts). Ce culte de l’humanité se résume en idéalisation du Grand Etre, qui a l’amour pour principe, l’ordre pour base, le progrès pour but. Le culte de la femme était symbolisé par Clotilde de Vaux, dont l’image était vénérée. Après la mort d’Auguste Comte, la religion positiviste se répandit dans différents pays, où elle se sépara plus ou moins de la philosophie positiviste, ne gardant une fidèle orthodoxie qu’au Brésil.