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Philippe ARTHUYS

Philippe ARTHUYS

Né en 1928 à Paris.

La Cage de verre (1965), Dieu a choisi Paris (1969), Des Christs par milliers (1971), Et courir de plaisir (1974), Noces de sève (1979). Architecte et surtout musicien (formé au Service de la recherche de Pierre Schaeffer, à la R.T.F.), c’est d’abord de musique et d’espace que parlent ses films. Sa première relation au cinéma passe d’ailleurs par la composition de bandes-son (musique concrète, ambiances) pour Henri Gruel, Jean Mitry, Jan Lenica {Monsieur Tête, 1959), Ado Kyrou, et même Rossellini {India 58), Godard {Les Carabiniers, 1963), Rivette {Paris nous appartient), Lakhdar-Hamina (trois films)... Dans son premier long métrage, La Cage de verre, il tente de subordonner la narration au rythme, donnant un relief subtil au procès d’Eichmann en le faisant voir par réflexion dans les destins individuels (incarnés par Jean Negroni, Françoise Prévost...). «C’est d’abord de la musique, des comédiens jouant en musique. Ensuite c’est un cri d’indignation», dit-il à propos de Des Christs par milliers, où il utilise, sur triple écran, en polyvision, un texte dit par trois comédiens (Danièle Delorme, Jean Vilar, Pierre Tabard) et la musique de la Passion selon saint Matthieu de Bach en contrepoint à des images de guerres, de tous les «calvaires gravis par d’innombrables hommes et femmes de toutes couleurs, de toutes conditions... ». La discrétion de la carrière de cet humaniste indigné ne doit pas le faire oublier de la liste des découvreurs d’espaces du cinéma français. Par ailleurs, il collabora aussi à de nombreux spectacles scéniques.

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