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WILLIAM BLAKE

Publié le 18/05/2020

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« WILLIAM BLAKE 1151-1821 IL y a deux vies de William Blake - l'une est celle d'un artisan qui pourrait figurer dans une galerie des graveurs illustres, l'autre celle d'un visionnaire qui compte parmi les grands inspirés.

Parce que ce visionnaire s'est exprimé par la littérature aussi bien que par le dessin, c'est à bon droit cependant qu'on lui fait une place ici.

Rien de plus simple et de plus uni que la vie de l'artisan.

Né à Londres le 28 novembre 1757, il était le second de quatre fils, dont un autre au moins, Robert, avait un vif tempérament artis­ tique.

Sa vie familiale fut heureuse; son père ne l'envoya pas à l'école parce qu'il avait remarqué que la pratique des châtiments corporels choquait violemment l'enfant; on favorisa très vite les goûts artistiques du jeune garçon en lui permettant d'acheter des dessins de vieux maîtres, en le plaçant comme apprenti chez un graveur.

A partir de 1778, il gagne sa vie en mettant son talent au service des libraires et des éditeurs.

Il épouse en 1782 une femme très simple, mais douce et dévouée, peu instruite, mais qui apprendra à dessiner et à peindre pour aider son mari.

Le jeune graveur fréquente un peu le beau monde - un monde entiché d'Ossian, de style pseudo-gothique, un monde d'âmes sensibles, mais il s'en lasse vite et il en fait la satire dans An Island on the Moon (1787).

D'ailleurs sa réputation professionnelle va grandissant et s'affirmera notamment par une importante série d'illustrations pour un chef-d'œuvre à la mode, les Nuits de Young.

Toutefois la vie matérielle reste modeste pour ne pas dire difficile, et la bonne période ne dure pas.

Peut-être aussi à une époque où l'Angleterre bande toutes ses forces contre la Révolution française, les opi­ nions libérales très tranchées de William Blake lui font-elles tort.

Il quitte Londres en 1800 pour aller vivre à Felpham : un écrivain oublié aujourd'hui, Hayley, lui a commandé des illustrations pour une vie de Cowper.

De trois ans de collaboration, Blake ne garde pas seulement de bons souvenirs : et c'est peut-être sa revanche qu'on ne se souvienne guère d'Hayley qu'à cause de lui, au point qu'une récente biographie du personnage soit intitulée Blake's Hayley (Morhard Bishop, 1951).

Après son retour à Londres, la situation de Blake reste précaire.

Ses livres -œuvres per­ sonnelles ou œuvres illustrées par lui - ne se vendaient guère.

Une exposition en mai 1809 ne fut pas un très grand succès.

Nous connaissons mal son existence au cours de cette seconde partie de sa vie, si mal que certains, à tort d'ailleurs semble-t-il, ont pu insinuer qu'il en passa une partie dans un asile.

Il continua à vivre, laborieux et modeste, de son métier de graveur.

Poussé peut-être par les épreuves de la pauvreté et de l'âge, il illustre notamment le livre de Job.

Après 1825, il entreprit d'illustrer la Divine Comédie et il mourut à la tâche le 12 août 1827.

Existence qui n'a rien de particulièrement remarquable on le voit, et pour importante qu'elle soit, on peut se demander si l'œuvre de Blake comme dessinateur et comme graveur suffi­ rait à immortaliser son nom si ...

si cette vie n'avait en quelque sorte un canevas mystique.

Blake naît en 1757, l'année même où Emmanuel Swedenborg reçoit sa grande révélation, celle d'une 244 BLAKE par Thomas Phillips.

National Portrait Gallery, Londres ..

, Photo du Musée.. »

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