SVT : Comportements, mouvement et système nerveux
Publié le 06/05/2026
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Thème 4 : Comportements, mouvement et système nerveux
Chapitre 1 : les réflexes
Un réflexe myotatique est une contraction involontaire d’un muscle en réponse à son propre étirement.
Il s’accompagne du relâchement du muscle antagoniste.
Ces réflexes sont impliqués dans le maintien
de la posture.
2) Le circuit nerveux du réflexe myotatique (exemple du réflexe achiléen).
Les réflexes mettent en jeu différents éléments qui constituent l’arc-réflexe :
•
une sensation de départ (stimulus) est captée par un récepteur sensoriel.
Dans le cas
du réflexe myotatique, c’est l’étirement du muscle qui est détecté par les fuseaux
neuromusculaires.
•
un message est élaboré et circule dans les neurones sensoriels jusqu’au centre
nerveux (moelle épinière).
Les corps cellulaires des neurones sensoriels sont dans les
ganglions rachidiens.
•
Dans la moelle épinière il y a une synapse sur le neurone-moteur, au niveau de la corne
dorsale.
•
Le neurone moteur (=motoneurone) conduit le message nerveux jusqu’à la synapse
neuromusculaire (= jonction neuromusculaire = plaque motrice) qui induit la
contraction musculaire réalisée par l’effecteur (le muscle étiré dans notre cas).
II.
La propagation et le codage du message nerveux
TP3
Les cellules excitables de l’organisme possèdent une différence de potentiel entre le
cytoplasme et l’extérieur de la cellule : c’est le potentiel de membrane.
En l’absence de
stimulation, il est appelé potentiel de repos Et a une valeur de -70 mV.
Si la stimulation dépasse un seuil de déclenchement, la membrane plasmique du neurone de
dépolarise brusquement, de manière stéréotypée : c’est le potentiel d’action, unité de base du
message nerveux.
Ce dernier est donc de nature électrique
Ses caractéristiques (durée, amplitude) restent identiques tout au long de l’axone du neurone.
Dans un neurone, les potentiels d’action se succèdent (trains de potentiels d’action).
L’intensité de la stimulation est codée en fréquence de potentiel d’action
III.
Transmission synaptique des messages nerveux
Activité livre : lire les documents p 358 à 363 et visualiser les animations
1.
Réaliser un schéma légendé expliquant la structure et le fonctionnement d’une synapse lors
de l’arrivée d’un message nerveux
2.
Préciser comment le message nerveux peut être codé au niveau d’une synapse.
3.
Expliquer comment certaines substances, comme le curare, peuvent perturber le bon
fonctionnement des synapses
4.
Au niveau de la synapse neuromusculaire (plaque motrice), p362-363 : démontrer, en
analysant les expériences, que les ions calcium interviennent dans la contraction des cellules
musculaires.
Préciser la succession d’évènements qui se succèdent depuis l’arrivée d’un
potentiel d’action jusqu’à la contraction de la fibre musculaire.
D’après l’expérience 2A, on enregistre dans l’ordre chronologique, après une stimulation de
l’axone d’un neurone moteur :
- un PA au niveau de la fibre musculaire ;
- une ↗ du taux de Ca2+ dans le cytosol de la fibre musculaire ;
- une ↗ de la tension mécanique de la fibre musculaire signifiant une contraction.
à On peut donc émettre l’hypothèse d’un enchaînement de cause à effet entre ces 3 événements.
Les résultats de l’expérience 2B permettent de confirmer la relation qui existe entre l’augmentation du
taux de Ca2+ et la contraction musculaire.
En présence de calcium, la tension de la fibre musculaire ↗, puis elle ↘ en l’absence de calcium.
Si on
renouvelle cette expérience en injectant un chélateur (qui fixe les ions calcium), on ↘ instantanément
la tension mécanique de la fibre.
à Le calcium est donc bien indispensable à la contraction.
Les zones de contact entre deux neurones ou entre un neurone et une cellule musculaire
forment une structure particulière appelée synapse.
Dans la cellule présynaptique se trouvent de très nombreuses vésicules remplies de molécules
de neurotransmetteurs.
A l’arrivée d’un potentiel d’action dans le bouton synaptique, des
vésicules fusionnent avec la membrane plasmique et libèrent le neurotransmetteur.
Celui-ci
diffuse dans la fente synaptique et se fixe sur la membrane de la cellule post-synaptique, au
niveau de récepteurs spécifiques, ce qui modifie la polarité de cette cellule.
C’est la quantité de neurotransmetteurs libérée qui détermine la « valeur » de la variation de la
polarité : le codage du message nerveux se fait en concentration de molécules de
neurotransmetteurs.
Dans le cas de la jonction neuromusculaire, le neurotransmetteur est l’acétylcholine.
Si une
quantité suffisante se fixe sur les récepteurs de la cellule musculaire, cela déclenche la
propagation d’un potentiel d’action musculaire.....
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