Sujet : "Quelles sont les réactions de la France et des français face a la domination allemande ?"
Publié le 28/03/2026
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Sujet : "Quelles sont les réactions de la France et des français face a la domination allemande ?"
I) La défaite de 1940 et la mise en place du régime de Vichy
a) La défaite militaire face à l’Allemagne et le choix de l’armistice (juin 1940)
b) La disparition de la IIIᵉ République et l’instauration d’un régime autoritaire
dirigé par Pétain
c) La Révolution nationale : un régime réactionnaire et antisémite
II) La collaboration de la France avec l’Allemagne nazie
a) La collaboration politique et d’État avec l’Allemagne
b) La collaboration économique au service de l’effort de guerre allemand
c) La collaboration répressive et antisémite
III) Le développement de la Résistance française
a) La naissance de la France libre et de la Résistance extérieure : l’appel du 18
juin 1940
b) La Résistance intérieure : actions, réseaux et mouvements
c) L’unification de la Résistance et la préparation de la Libération
Introduction :
"Le plus atroce effondrement de notre histoire.
» C’est par ces mots que
l’historien Marc Bloch qualifie la défaite française de mai-juin 1940 dans
L’Étrange Défaite ,témoignage ecrit quelques semaines après les événements.
Engagée dans la Seconde Guerre mondiale depuis le 3 septembre 1939, à la
suite de l’invasion de la Pologne par l’Allemagne nazie, l'armée française reste
sur la défensive derrière la ligne Maginot, durant la période de la « drôle de
guerre », marquée par l’absence de véritables combats.
Pourtant, le 10 mai 1940, le IIIᵉ Reich lance une offensive contre la France.
Rapidement dépassée, l’armée française s’effondre.
Cette défaite a des
conséquences : l’occupation allemande d’une grande partie du territoire, l’exode
de près de dix millions de Français sur les routes, ainsi que la disparition des
institutions républicaines au profit du régime autoritaire de Vichy, instauré le 11
juillet 1940 après la signature de l’armistice par le maréchal Pétain.
Dès lors, on peut se demander quelles sont les réactions de la France et des
français face a la domination allemande ?
Ainsi, nous étudierons d’abord la défaite militaire de 1940 et l’instauration du
régime de Vichy comme premières conséquences pour la France (1).
Nous
analyserons ensuite la soumission du pays à l’Allemagne nazie, a travers
l’Occupation et la collaboration (2).
nous verrons néanmoins comment une partie
de la population française refuse la défaite et s’engage dans la Résistance .(3)
Dissertation : Les réactions de la France et des
Français face à la domination allemande (1940-1944)
Introduction
« Le plus atroce effondrement de notre histoire.
» C’est par ces mots que
l’historien Marc Bloch qualifie la défaite française de mai-juin 1940 dans son
ouvrage L’Étrange Défaite, rédigé quelques semaines seulement après les
événements.
Cette formule traduit à la fois la brutalité de la défaite militaire et le
traumatisme profond qu’elle provoque dans la société française.
En effet, engagée dans la Seconde Guerre mondiale depuis le 3 septembre
1939, à la suite de l’invasion de la Pologne par l’Allemagne nazie, la France
connaît d’abord une période d’attente appelée la « drôle de guerre ».
Durant
plusieurs mois, les combats sont rares, et l’armée française reste retranchée
derrière la ligne Maginot, adoptant une stratégie défensive.
Pourtant, le 10 mai
1940, l’Allemagne lance une offensive fulgurante à travers la Belgique et les
Ardennes, contournant les défenses françaises.
En quelques semaines seulement, l’armée française est balayée.
Cette défaite
entraîne des conséquences dramatiques : l’occupation d’une grande partie du
territoire, l’exode de près de dix millions de civils fuyant l’avancée allemande, et
surtout la disparition de la IIIᵉ République.
Celle-ci est remplacée par le régime
autoritaire de Vichy, dirigé par le maréchal Pétain, après l’armistice signé le 22
juin 1940.
Face à cette situation sans précédent, les réactions de la France et des Français
sont diverses, parfois contradictoires.
Entre résignation, collaboration et
résistance, la société française se divise profondément.
On peut donc se demander : quelles sont les réactions de la France et des
Français face à la domination allemande entre 1940 et 1944 ?
Nous verrons d’abord que la défaite entraîne une réaction majoritaire de
résignation et l’acceptation du régime de Vichy (I).
Nous analyserons ensuite la
collaboration comme une forme de soumission active à l’occupant (II).
Enfin,
nous étudierons le développement de la Résistance, qui incarne le refus de la
domination allemande (III).
I) Une réaction de résignation : accepter la défaite et le
régime de Vichy
La première réaction de la majorité des Français face à la défaite de 1940 est le
choc, suivi d’un sentiment profond de résignation.
L’effondrement militaire est
brutal et inattendu.
En quelques semaines, l’armée française, pourtant
considérée comme l’une des plus puissantes d’Europe, est vaincue.
Cette
situation provoque un traumatisme collectif.
L’exode massif des populations renforce ce sentiment.
Des millions de civils
fuient sur les routes dans des conditions extrêmement difficiles, sous les
bombardements et dans la peur.
Ce chaos contribue à installer un climat
d’angoisse et d’épuisement.
Dans ce contexte, la priorité de nombreux Français
devient la sécurité et la fin des combats.
Ainsi, lorsque le maréchal Pétain demande l’armistice, celui-ci est largement
accepté.
Signé le 22 juin 1940, il apparaît pour beaucoup comme une solution
nécessaire pour mettre fin aux souffrances.
Le prestige de Pétain, héros de la
bataille de Verdun durant la Première Guerre mondiale, joue un rôle essentiel
dans cette acceptation.
Il est perçu comme un homme providentiel, capable de
protéger la France.
Cette résignation s’accompagne d’un bouleversement politique majeur.
Le 10
juillet 1940, les parlementaires votent les pleins pouvoirs à Pétain, mettant fin à la
IIIᵉ République.
Le régime de Vichy s’installe alors, avec une organisation
autoritaire : suppression des libertés publiques, censure de la presse, interdiction
des partis politiques et des syndicats.
Malgré ces transformations profondes, la majorité des Français ne s’y oppose
pas immédiatement.
Beaucoup acceptent ce nouveau régime, par fatigue, par
peur ou par confiance dans l’autorité.
Le discours de Pétain insiste sur la
nécessité de redresser la France et de tirer les leçons de la défaite.
Cette idéologie se traduit par la « Révolution nationale », qui prône un retour aux
valeurs traditionnelles : travail, famille et patrie.
Cette devise remplace les idéaux
républicains de liberté, égalité et fraternité.
Pour certains Français, ce discours
est rassurant dans un contexte d’instabilité.
Il séduit notamment ceux qui
critiquaient la République, jugée responsable de la défaite.
Ainsi, la première réaction face à la domination allemande est largement
marquée par l’acceptation et la résignation.
La population, traumatisée, privilégie
la stabilité et la protection, même au prix de la liberté.
II) La collaboration : une réaction de soumission active à la
domination allemande
Au-delà de cette acceptation passive, le régime de Vichy adopte une politique
plus active : la collaboration avec l’Allemagne nazie.
Celle-ci devient officielle
après la rencontre de Montoire, le 24 octobre 1940, entre Pétain et Hitler.
Cette
entrevue symbolise l’engagement de l’État français dans une politique de
coopération avec l’occupant.
La collaboration repose sur plusieurs objectifs.
Les dirigeants de Vichy espèrent
ainsi préserver une certaine autonomie et atténuer les contraintes de
l’occupation.
Ils cherchent également à maintenir leur pouvoir en se montrant
utiles aux autorités allemandes.
Cette collaboration se manifeste d’abord sur le plan économique.
La France doit
fournir des ressources importantes à l’Allemagne : produits agricoles, matières
premières et production industrielle.
L’économie française est largement mise au
service de l’effort de guerre allemand.
Elle s’exprime aussi par la mise en place du Service du travail obligatoire (STO)
en 1943.
Des centaines de milliers de jeunes Français sont envoyés travailler en
Allemagne.
Bien que certains s’y soumettent,
d’autres tentent d’y échapper, ce qui alimente le développement de la
Résistance.
La collaboration prend également une dimension politique et idéologique.
Certains Français, appelés collaborationnistes, soutiennent activement
l’Allemagne nazie.
Ils partagent parfois son idéologie, notamment l’antisémitisme
et l’anticommunisme.
L’un des aspects les plus marquants de cette collaboration est la participation de
l’État français à la persécution des Juifs.
Le régime de Vichy adopte des lois
antisémites dès 1940, excluant les Juifs de la vie publique.
Il participe également
aux arrestations et aux déportations.
L’exemple le plus connu est celui de la rafle du Vel’ d’Hiv’, en juillet 1942,
organisée par la police française.
Des milliers de Juifs sont arrêtés avant d’être
déportés vers les camps d’extermination nazis.
Cet événement illustre le rôle
actif de l’administration française dans la politique de persécution.
La création de la Milice en 1943 marque une nouvelle étape dans la
collaboration.
Cette organisation paramilitaire, dirigée par des Français, traque
les résistants et participe à la répression.
Elle symbolise une radicalisation du
régime de Vichy.
Ainsi, la collaboration constitue une forme de soumission active à la domination
allemande.
Elle montre que certains Français ne se contentent pas d’accepter la
situation, mais choisissent de coopérer avec l’occupant.
III) La Résistance : le refus de la domination allemande
Face à la résignation et à la collaboration, une autre réaction émerge : le refus.
Dès le 18 juin 1940, le général Charles de Gaulle lance depuis Londres un appel
à continuer le combat.
Cet appel, peu entendu sur le moment, devient un
symbole de la Résistance.
La Résistance s’organise....
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