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Stendhal, La Chartreuse de Parme, chapitre 3.

Publié le 19/12/2021

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« Stendhal, La Chartreuse de Parme , chapitre 3.

− O ù as -tu pris ce cheval ? Fabrice était tellement troublé qu ’il répondit en italien : − L ’ho comprato poco fa.

(Je viens de l ’acheter à l’ instant.) − Que dis -tu ? lui cria le g én éral.

Mais le tapage devint tellement fort en ce moment, que Fabrice ne put lui répondre.

Nous avouerons que notre héros était fort peu héros en ce moment.

Toutefois, la peur ne venait chez lui qu ’en seconde ligne ; il était surtout scandalisé de ce bruit qui lu i faisait mal aux oreilles.

L ’escorte prit le galop ; on traversait une grande pièce de terre labourée, située au -delà du canal, et ce champ était jonché de cadavres.

− Les habits rouges ! les habits rouges ! criaient avec joie les hussards de l ’escorte, et d ’abord Fabrice ne comprenait pas ; enfin il remarqua qu ’en effet presque tous les cadavres étaient vêtus de rouge.

Une circonstance lui donna un frisson d ’horreur ; il remarqua que beaucoup de ces malheureux habits rouges vivaient encore ; ils criaient évidemment pour demander du secours, et personne ne s ’arrêtait pour leur en donner.

Notre héros, fort humain, se donnait toutes les peines du monde pour que son cheval ne mît les pieds sur aucun habit rouge.

L ’escorte s ’arrêta ; Fabrice, qui ne faisait pas assez d ’attention à son devoir de soldat, galopait toujours en regardant un malheureux blessé.

− Veux -tu bien t ’arr êter, blanc -bec ! lui cria le mar échal des logis.

Fabrice s ’aper çut qu’ il était à vingt pas sur la droite en avant des généraux, et précisém ent du côté où ils regardaient avec leurs lorgnettes.

En revenant se ranger à la queue des autres hussards restés à quelques pas en arrière, il vit le plus gros de ces généraux qui parlait à son voisin, général aussi, d ’un air d ’autorité et presque de répr imande ; il jurait.

Fabrice ne put retenir sa curiosité ; et, malgré le conseil de ne point parler, à lui donné par son amie la geôlière, il arrangea une petite phrase bien française, bien correcte, et dit à son voisin : − Quel est -il ce gé néral qui gourma nde son voisin ? − Pardi, c’ est le mar échal ! − Quel mar échal ? − Le mar échal Ney, bê ta ! Ah çà ! o ù as -tu servi jusqu ’ici ? Fabrice, quoique fort susceptible, ne songea point à se fâcher de l ’injure ; il contemplait, perdu dans une admiration enfantine, ce fameux prince de la Moskova, le brave des braves.. »

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