Databac

ses

Publié le 20/03/2026

Extrait du document

« Fiche de révision sur le Temps 1) Définition a) Le temps est une dimension de la réalité qui fait que tout (y compris nous) change, s’use et finit par disparaître de sorte que chaque chose a un passé, présent futur et peut se retrouver soit dans le passé et disparue, soit présente et réelle, soit à venir et pour l’instant virtuelle. Vient de racine grecque TOM= couper : le temps est ce qui sépare toute chose d’elle-même, l’empêche de rester absolument identique, ne cesse de créer des changements Mais distinguons : - l’écoulement objectif du temps de l’univers, que cherche à mesurer nos instruments de mesure, que nous ne pouvons ni ralentir, ni accélérer (encore que la science a montré des particularités de ce temps objectifs notamment qu’il est est relatif à la vitesse du référentiel d’où on le mesure → la relativité générale d’Einstein, le paradoxe de jumeaux de Paul Langevin) - L’écoulement subjectif du temps dans ma conscience qui fait que la même heure que je ne peux pas arrêter, peut cependant me paraître longue ou courte, impression qui dépend de mes activités et centres d’intérêt : plus c’est familier, plus c’est déjà vu, plus je m’ennuie, plus le temps passera lentement Aussi, il faut distinguer de l’écoulement objectif ou subjectif du temps, la « temporalité existentielle » (Sartre) que seul l’Homme peut vivre : pour une chose, son passé a disparu pour toujours, il est révolu ; pour l’Homme aussi mais la valeur, l’importance de son passé peut être réactualisé et redevenir présente en fonction de ses projets futurs et présents ; exemple, à quarante ans, j’ose, je peux enfin vivre ma passion pour le dessin qui avait commencé à 10 ans mais que les circonstances de la vie m’avaient poussé à mettre de côté. Enfin, il y a les entités temporelles, mortelles, (les choses et les Hommes), il y a les dieux immortels ( qui naissent, vieillissent mais ne meurent pas) et les entités éternelles qui sont en dehors du temps, qui ne changent en rien : Dieu s’il existe, il ne sera pas plus vieux à la fin des temps qu’au début de la création ; mais toute vérité d’une certaine façon est éternelle : 2+2=4 est vrai pour toujours, était vrai avant même que l’Homme ne le découvre et que le monde fut créé. b) Possible, contingent, nécessaires : sont des catégories de la philosophie pour juger de la façon la plus globale les choses : possibles, des choses qui ne sont pas mais peuvent être (ex : gagner au loto est une possibilité pour moi / contingentes, des choses qui sont mais qui auraient pu ne pas être (ex : j’existe mais si ma mère s’était cassé la jambe le jour où elle a rencontré mon père ?) / nécessaires des choses qui ne peuvent pas ne pas être, qui ont une raison qui justifient qu’ils doivent être (ex : 2+2 font nécessairement 4, si j’étais l’élu de Dieu alors je jugerais mon existence comme nécessaire) c) Immanent = à l’intérieur de …=une solution philosophique qui cherchent à trouver le sens de la vie dans la vie ellemême / transcendant = qui est au-delà de…= une solution qui cherche à trouver le sens de la vie dans la croyance en une réalité autre et supérieur à la vie : Dieu, le paradis d) Il y a « l’ennui de faire quelque chose » qui ne nous plait pas, qu’on peut vaincre en changeant d’activités et « s’ennuyer de n’avoir rien à faire » ou ennui existentiel, qu’on ne doit pas fuir dans un divertissement car il nous permet de réévaluer nos activités et d’en trouver des plus personnelles plus satisfaisantes. e) Il y a le temps vécu comme chronos : temps objectif qui s’écoule implacablement et use toute chose et le temps vécu comme kairos : temps qui nous offre des occasions de faire des choses à condition de bien les saisir f) Le malheur= ce qui fait mal, souffrir et qui s’oppose au bonheur, à ce qui est source de joie / l’absurde, concept d’Albert Camus (ou le tragique chez les Grecs) =que la vie semble n’avoir pas de sens, que, si il y a de bonnes choses dans la vie, il y a toujours une part de malheur qui vient les gâcher mais ce n’est jamais non plus un malheur complet ; ex : je suis pompier, je sauve des biens, c’est utile, c’est bien mais du coup, je m’occupe mal de ma famille, alors à quoi bon ? ; ex : je vis, je fais de bons choix, je réussis ma vie mais je vieillis mal et je meurs : à quoi bon ? g) Science = qui étudie le réel qu’on peut expérimenter / métaphysique : qui réfléchit sur le réel qu’on ne peut pas expérimenter, aussi bien ce qui est au-delà du réel comme Dieu, la vie après la mort : est-ce que cela existe ? ; que le réel mais jugé dans sa plus grande globalité comme si on pouvait sortir de lui et avoir un regard extérieur sur lui : le monde a-t-il un commencement ou est-il infini ? la vie humaine a-t-elle un sens, sert-elle à quelque chose ou n’est-elle qu’un événement accidentel ? 2) Problèmes et solutions : Comment prenons-nous conscience du temps qui passe ou que nos vies sont une histoire avec un début, un présent, etc ? Après tout, il n’est pas sûr que le poisson rouge se rende compte du temps, qu’il vieillit et une chose comme une pierre certainement pas mais nous les Hommes si. Comment prenons-nous conscience que les choses demeurent au fond les mêmes, alors que des aspects d’elles ne cessent de changer dans le temps ? je vois une table, je bouge et 10 s plus tard, je regarde sous un autre angle cette table, je dis pourtant que c’est la même table. → Parce que, comme l’a montré Saint Augustin, notre conscience n’est pas qu’une caisse d’enregistrement passive des instants qui passent, elle opère une synthèse entre eux à l’aide de la mémoire du passé, de notre attention au présent et notre anticipation imaginative de l’avenir de sorte que quand je vois une chose à l’instant t, parallèlement je me souviens de ce qu’il avait à l’instant t-1 et j’anticipe ce qu’il y aura à t+1, de sorte que je peux dire que les choses changent un peu ou beaucoup, que le temps s’écoule et les use. La conscience humaine à la fois subit le temps comme toute chose (je suis conscient, je perds conscience) et en même temps crée la représentation du temps s’écoulant ; sans elle, personne ne saurait que le temps existe dans l’univers ! La conscience de mon histoire qui me définit est encore plus dynamique et surprenante : à un moment de ma vie tel.... »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓