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Robert Maillart1872-1940L'ingénieur suisse Robert Maillart compte parmi les grands intuitifs qui sont les pères dubéton armé.

Publié le 22/05/2020

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« Robert Maillart 1872-1940 L'ingénieur suisse Robert Maillart compte parmi les grands intuitifs qui sont les pères du béton armé.

Son idée fondamentale est celle de la continuité de la structure que permet, voire qu'exige la nature même du nouveau matériau.

La fluidité du béton, la souplesse de l'armature, invitent à concevoir des structures “ coulées ”, monolithiques, à rejeter les assemblages de “ pièces détachées ” qu'on est contraint de maintenir lorsqu'on utilise le béton armé sous forme d'éléments linéaires, montants et poutres, inspirés de la charpente en bois ou en fer.

Multipliant les points de rupture, les solutions de continuité, ne faisant travailler le matériau que dans une seule direction, ces combinaisons font en effet perdre le principal avantage qu'offre sa texture en nappe ; elles entraînent un coûteux gaspillage de matière, alourdissent les formes, limitent les possibilités d'articulation structurale.

Les recherches de Maillart portent donc sur l'emploi d'éléments bi et tridimensionnels — surfaces planes, voiles cintrés ou pliés — comme éléments actifs de la structure.

Elles aboutissent à l'amélioration de la dalle autoportante conçue par Hennebique : dans le système dit du plancher-champignon (1908), la dalle, par une disposition nouvelle de l'armature en nappes entrecroisées, est rendue solidaire de la colonne qui la porte.

Pour la première fois dans l'histoire, un plancher est lié, sans l'intermédiaire d'aucun chapiteau ni sommier, aux montants linéaires sur lesquels il repose. Ce principe de la continuité et de la solidarité organiques des éléments de la structure, Maillart l'avait appliqué dès 1901 à un autre type de construction : les ponts.

Le pont de Zuoz, dans l'Engadine, ouvre la série des ouvrages qui ont fait sa célébrité, et dans lesquels s'est concrétisé de la façon la plus significative son apport au renouveau des formes structurales. Au lieu de traiter le pont comme un tablier reposant, par l'intermédiaire de jambages, sur l'extrados d'un arc qui est à la fois l'élément portant et raidissant, Maillart remplace les jambages, éléments linéaires, par des parois de renforcement parallèles à l'axe du pont et unissant sur toute leur longueur l'arc et le tablier.

Il crée ainsi une unité structurale de type nouveau, un volume creux, une “ poutre-caisson ”, qui permet d'utiliser à plein, dans la totalité de la matière employée, la faculté du béton armé de travailler aussi bien à la traction qu'à la compression.

L'arc, les tympans et le tablier forment un organisme multifonctionnel d'une telle cohésion que, sans risquer d'en compromettre la rigidité, et à condition de disposer en chaque point les nappes de l'armature suivant le sens des efforts, il est même possible d'échancrer largement les flancs du caisson, et de lui ôter ainsi toute pesanteur.

Le système, mis au point dès 1905 au pont, aujourd'hui détruit, de Tavanasa sur le Rhin supérieur, a été porté à sa perfection dans les années trente : ponts sur le ravin de la Salgina (Prätigau), le plus hardi de tous ; sur le Rossgraben (Préalpes bernoises) ; sur la Thur (route Winterthur-Saint-Gall) ; sur l'Arve (près Genève, 1936) ; à Garstatt (Simmenthal ; dans ce dernier pont, l'arc est remplacé par deux plans se recoupant à la clé à angle obtus).

En juxtaposant deux caissons et en les décalant l'un par rapport à l'autre, il est de plus possible d'utiliser le système pour le franchissement d'obstacles — cours d'eau, voie ferrée — se présentant obliquement au tracé : le plus bel exemple de ce type est le pont “ marchant ” de Lachen (ligne Zürich-Sargans, 1940).. »

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