Databac

Résumé: Le Procès-Verbal de JEAN-MARIE-GUSTAVE LE CLÉZIO

Publié le 09/12/2021

Extrait du document

Ci-dessous un extrait traitant le sujet : Résumé: Le Procès-Verbal de JEAN-MARIE-GUSTAVE LE CLÉZIO. Ce document contient 0 mots. Pour le télécharger en entier, envoyez-nous un de vos documents grâce à notre système d’échange gratuit de ressources numériques ou achetez-le pour la modique somme d’un euro symbolique. Cette aide totalement rédigée en format pdf sera utile aux lycéens ou étudiants ayant un devoir à réaliser ou une leçon à approfondir en : Littérature
J.-M.-G. Le Clézio (né à Nice en 1940) se révèle en 1963 par la publication du Procès-Verbal, son premier roman, qui le place d'emblée au rang des grands jeunes écrivains. Il y rassemble avec une profonde originalité les innovations et les forces du roman contemporain, exprimant la condition tragique de l'homme moderne en même temps qu'il remet en question la littérature traditionnelle. Il dénonce dans des sortes de fables la civilisation actuelle et la société de consommation (les Géants) et recherche, à la suite d'un séjour chez les Indiens d'Amérique centrale, un contact plus primitif entre l'homme et l'univers (1971, Hai). Il précise ses vues dans un essai, L'Extase matérielle (1967). Réaliste et visionnaire à la fois, il est l'un des rares écrivains à avoir su rendre avec autant d'acuité l'agression du monde d'aujourd'hui. 11 se dirige du roman vers la nouvelle (Mondo et autres histoires, le Jour où Beaumont fit connaissance avec sa douleur, mais surtout la Fièvre) où il paraît plus à l'aise, et écrit des livres pour la jeunesse (Lullaby et Celui qui n'avait jamais vu la mer). 1963, Le Procès-Verbal. 1970, La Guerre. 1966, Le Déluge. 1973, Les Géants. 1967, Terra Amata. 1978, L'Inconnu sur la terre. 1980, Désert.

« Le Procès-verbal de JEAN-MARIE-GUSTAVE LE CLÉZIO J.-M.-G.

Le Clézio (né à Nice en 1940) se révèle en 1963 par la publication du Procès-Verbal, son premier roman, quile place d'emblée au rang des grands jeunes écrivains.

Il y rassemble avec une profonde originalité les innovations etles forces du roman contemporain, exprimant la condition tragique de l'homme moderne en même temps qu'il remeten question la littérature traditionnelle.

Il dénonce dans des sortes de fables la civilisation actuelle et la société deconsommation (les Géants) et recherche, à la suite d'un séjour chez les Indiens d'Amérique centrale, un contactplus primitif entre l'homme et l'univers (1971, Hai).

Il précise ses vues dans un essai, L'Extase matérielle (1967).Réaliste et visionnaire à la fois, il est l'un des rares écrivains à avoir su rendre avec autant d'acuité l'agression dumonde d'aujourd'hui.

11 se dirige du roman vers la nouvelle (Mondo et autres histoires, le Jour où Beaumont fitconnaissance avec sa douleur, mais surtout la Fièvre) où il paraît plus à l'aise, et écrit des livres pour la jeunesse(Lullaby et Celui qui n'avait jamais vu la mer). 1963, Le Procès-Verbal.1970, La Guerre.1966, Le Déluge.1973, Les Géants.1967, Terra Amata.1978, L'Inconnu sur la terre.1980, Désert. Le Procès-Verbal est formé de séquences ou mouvements indiqués par des lettres de A à R.

Cette absence decomposition romanesque en rend l'analyse difficile.

Le héros, Adam Polio, sorte de beatnik, de vagabond, declochard, homme du « XXVIe siècle par ex.

» (p.

131), asocial et marginal, déserte la société et s'enferme dans unemaison abandonnée.

Comme son prénom l'indique, Adam est un homme à l'état brut, qui n'a pas encore atteint laphase des idées et des sentiments, et qui s'abandonne aux sensations.Allongé sur la plage, il voit mieux « le monde se dévoiler, bribe par bribe, dans son enchaînement tranquille etburlesque» (p.

31).

Il est le chien qui passe et qu'il imite.

Il s'identifie aux fauves d'un zoo, aux rats avec lesquels il« aurait pu se terrer le jour, entre deux planches vermoulues, et vagabonder la nuit » (p.

115).Mais c'est compter sans la société qui n'admet pas qu'on transgresse ses règles.

Et quand Adam veut se faire leprophète d'une vie plus naturelle, le seul « procès-verbal » qu'on dressera contre lui, c'est l'acte d'incarcérationdans un asile psychiatrique, d'où, d'ailleurs, il s'était peut-être échappé.• Les émois de la sensibilité : la sollicitation des sens libère la conscience prisonnière, la désintègre, la multiplie,dans une sorte de fusion entre le moi et le monde.

Il en résulte un lyrisme organique, une sorte d'identification del'être avec la nature et l'animal (panthéisme), un frémissement commun de la vie et de l'être.• La force de l'écriture : afin de transmettre cette émotion tragique, Le Clézio cherche avant tout un langage : «Une seule chose compte pour moi, c'est l'acte d'écrire.

» Il est en quête d'une « écriture à l'état brut » (la Fièvre),d'une écriture qui est un moyen de fuir, de lutter, d'aller « de l'autre côté ».

Tous les artifices sont bons, ratures (p.206-207, 222), fac-similés (p.

139, 161), listes, fiches ou formulaires (p.

181, 194, 238-239), coupures de journaux(p.

252-254).

Cette leçon sera entendue par toute une génération d'écrivains parmi lesquels il fait figure deprécurseur.• Métaphysique-fiction : sous couvert d'une fiction un peu décousue, Le Clézio livre une réflexion pathétique.Comme le Meursault de Camus, son personnage est un accusé.

11 découvre que les hommes lui reprocheront d'avoiraimé avec excès et hors des normes la vie : « J'imagine qu'il va falloir passer sous peu devant un tribunald'hommes...

sans orgueil, j'espère qu'on me condamnera à quelque chose, afin que je puisse payer de mon corps lafaute de vivre...

» (p.

130). »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles