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Quelle est donc aujourd'hui la situation de la femme vis-à-vis de l'homme? Celui-ci peut-il encore être pour elle le plus grand et le plus fort, le « roi » ?

Publié le 22/12/2021

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« Introduction Il est curieux d'entendre Giraudoux, auteur de la Guerre de Troie n'aura pas lieu, évoquer le départ d'Hector et la solitude angoissée d'Andromaque à propos du départ bi- journalier de l'homme pour le bureau ou l'usine.

Quelle est donc aujourd'hui la situation de la femme vis-à-vis de l'homme? Celui-ci peut-il encore être pour elle le plus grand et le plus fort, le « roi » ? I.

— Comparons tout d'abord le sort de la femme autrefois et aujourd'hui. Généralement séparée de l'homme et élevée à l'intérieur de la maison, elle était mariée le plus souvent par ses parents et sans même connaître celui qu'on lui destinait.

Après lui avoir tendu sa toge, elle attendait son retour du forum ; plus tard, du haut de sa tour, la châtelaine attend le retour de la chasse ou de la croisade.

Il en est ainsi durant des siècles, mais la femme du peuple, elle, travaille aux champs, file la toile, prépare le repas des hommes ; et si la femme du pêcheur, face à la mer, s'abandonne à l'angoisse, elle raccommode les filets et, ce dont ne parle nullement Giraudoux, elle élève ses enfants : qu'on songe à l'épouse des Pauvres Gens ! Aujourd'hui, dès l'école maternelle, la jeune fille partage ses études avec les garçons. Elle ne partage pas moins ses jeux, ses distractions, ses exploits sportifs : dès l'adolescence, elle se présente déjà comme une concurrente, peut-être aussi intelligente, et beaucoup plus travailleuse.

L'homme a donc perdu cette notion de supériorité masculine lorsqu'il voit, de nos jours, la femme accéder, dans l'administration ou les emplois publics et privés, aux plus hautes fonctions, et mettre, en fin de mois, à « son » compte en banque, l'équivalent de ce que peut apporter le mari! II.

— Cette évolution, qui s'est précipitée depuis 1934, date à laquelle Giraudoux écrit, trouve donc son origine même dans la mixité scolaire, et dans une plus grande liberté laissée aux enfants à l'intérieur du foyer.

Ce qui reste indiscutable, c'est que la femme se défend de tout respect à l'égard de l'homme : ses soucis et ses dangers ne sont-ils pas les mêmes? Ne lutte-t-elle pas de la même façon ? Si, à l'usine, les tâches les plus pénibles physiquement sont réservées aux hommes, n'ont-elles pas l'agilité manuelle qui leur permet, dans les chaînes d'empaquetage par exemple, d avoir un rendement très supérieur? Et l'atelier de couture ne reste-t-il pas leur royaume? Dans l'avion, n'ont-elles pas à partager une bonne partie des responsabilités qui les lient au reste de l'équipage? Aussi, lorsqu'elles retrouvent un époux en rentrant à leur foyer, il peut être l'égal de ses meilleurs camarades hommes, confrères, collègues, collaborateurs, etc., selon la fonction : il n'y a aucune raison pour qu'il soit question d'admiration et moins encore d'une quelconque reconnaissance béate de supériorité! Elle partage la même voiture et prend le volant quand elle le désire : pourquoi n'aurait-elle pas exactement les mêmes privilèges, les mêmes prérogatives, la même autorité ? Mais en retirant à l'homme sa « royauté », la femme n'a-t-elle de son côté rien perdu? Garçons et filles occupent les mêmes places en classe, au réfectoire, au stade, sans aucune préséance.

Ils franchissent de front un portail et combien de garçons auraient l'idée de porter le sac trop lourd d'une camarade? Qui dit d'ailleurs qu'ils ne seraient pas remis vertement à leur place! Gomment, ainsi élevé, l'homme aurait-il la moindre idée de ce qu'était la galanterie, ou même la plus élémentaire politesse? Pourquoi, sortant de la même usine, aurait-il l'idée d'offrir à une femme sa place dans le métro ? Pourquoi, de retour à la maison, lui tiendrait-il une porte ou l'attendrait-il pour s'asseoir à table? Et face aux enfants, l'autorité « paternelle », après avoir réservé une place à la mère, est devenue « l'autorité parentale ».

Certes l'homme a accepté cette égalité ; il a même feint de la voir s'instaurer et s'accroître, en s'en réjouissant ; mais au fond de lui-même, il songe : Tu as voulu devenir l'égale de l'homme; eh bien! ne te plains pas d'être traitée en égale.

Tu ne me tends plus « ma toge, mon pardessus et mon chapeau melon » ; pourquoi irais-je te chercher la voiture au garage? Pourquoi t'éviterais-je de te baisser? Pourquoi te garderais-je en cachette le meilleur morceau du poulet ou le meilleur gâteau ?. »

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