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Postambule Olympe de Gouges LA

Publié le 27/06/2022

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gouges

« Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (1791) Parcours « Écrire et combattre pour l’égalité » Analyse linéaire Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (1791), début du postambule. Éléments pour une introduction • Présenter Olympe de Gouges en vous référant à la fiche biographique faite en cours. • La Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen, écrite en 1789, exclut les femmes des droits économiques et politiques, elles sont en effet rangées, tout comme les esclaves et les handicapés, dans la catégorie de « citoyens passifs ».

En 1791, au moment où le roi s’apprête à ratifier la Constitution, et, avec elle, cette déclaration, Olympe de Gouges la réécrit dans l’urgence pour défendre les droits de la femme.

Le titre, féminisé, deviendra la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne.

Elle l’adresse directement à Marie-Antoinette et espère influer sur la rédaction de la Constitution.

Si cette déclaration a circulé sous forme imprimée dans les rues de Paris et les couloirs de l’Assemblée nationale, elle n’a malheureusement eu aucun écho immédiat.

Il faudra en effet attendre deux siècles pour que l’on reconnaisse le caractère fondateur de son action politique. • L’extrait que nous allons étudier est le début du Postambule, il se situe après la réécriture des 17 articles de la déclaration.

Il ne s’agit pas d’une réécriture mais d’un texte original.

Dans son préambule, Olympe de Gouges essayait de convaincre les hommes du bien-fondé de sa démarche.

Ce postambule, qui utilise les mêmes procédés oratoires, s’adresse aux femmes, qui ont elles aussi besoin d’être convaincues. Projet de lecture : Nous verrons comment, dans ce texte oratoire, Olympe de Gouges, tente d’éveiller les consciences de ses contemporaines. Mouvements du texte : - Adresse aux femmes sous forme d’apostrophe (l.1 à 5) - Constatation : la situation des femmes après la révolution (l.5 à 13) - Appel à la révolte (l.13 à 19) Adresse aux femmes sous forme d’apostrophe (l.1 à 5) Olympe de Gouges commence son postambule en interpellant directement les femmes « Femme, réveille-toi » (l.1) → d’emblée le tutoiement permet d’établir une complicité. L’usage des impératifs « réveille-toi », « reconnais tes droits » (l.1) exprime des ordres mêlés d’espoir. L’auteure veut marquer les esprits, elle souhaite que la femme prenne conscience qu’elle doit agir et l’incite à être active et non plus passive comme le souligne le verbe « réveiller » (l.1). L’évocation de la « raison » par la métaphore « le tocsin de la raison » (l.1) fonctionne comme un argument d’autorité qui fait référence aux philosophes des Lumières.

En effet, la phrase négative qui suit « Le puissant empire de la nature n'est plus environné… » (l.2) signale les avancées dues aux Lumières en cette fin de siècle et l’énumération « de préjugés, de fanatisme, de superstition et de mensonges.

» (l.2-3) souligne le recul de l’obscurantisme.

La métaphore « Le flambeau de la vérité » (l.3) poursuit cette filiation : grâce à la raison, l’homme n’est plus aveuglé par la « sottise » et « l’usurpation », il peut alors se libérer de toute vérité imposée. Aux lignes 4 à 6, Olympe de Gouges emploie le champ lexical de l’esclavage pour développer son argumentation : « esclave », « briser », « fer », « libre ».

Elle compare métaphoriquement la condition de l’homme à celle d’un esclave pour insister sur le fait qu’avant la révolution, l’homme vivait sous le joug des autorités politiques et religieuses.

Mais si l’homme a pu se libérer avec l’aide des femmes (l.4), il n’a pas pour autant libéré les femmes de sa domination, c’est ce que souligne le parallélisme « Devenu libre, il est devenu injuste avec sa compagne » (l.5). Constatation : la situation des femmes après la révolution (l.5 à 13) Au début du deuxième mouvement, l’auteure change de ton.

Elle emploie à présent le vouvoiement dans. »

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