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Portugal (1984-1985)

Publié le 21/09/2020

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« Portugal (1984-1985) S'il fallait décrire en peu de mots le Portugal de 1984 - au dixième anniversaire de la révolution des oeillets -, il suffirait de rappeler les résultats du sondage publiés au début de 1985: ils montraient que 52% des Portugais étaient pessimistes face à l'avenir, tant à cause de la crise économique que de l'action de leurs dirigeants. La coalition gouvernementale, fondée sur un accord entre le Parti socialiste et le Parti social-démocrate pour la durée de la législature 1983-1987, a en effet été secouée par plusieurs crises qui ont abouti à son éclatement en juin 1985. Le monde politique s'est en effet engagé, dès le début de 1984, dans la course aux élections présidentielles qui ne devaient avoir lieu qu'en décembre 1985 mais dont l'enjeu était considérable puisque le président en place, le général Antonio Ramalho Eanes, ne pouvait briguer un troisième mandat. Tandis que le Premier ministre, Mario Soares, s'est affirmé, au cours de l'année 1984, comme le candidat du Parti socialiste à la présidence (malgré les voix discordantes à l'intérieur du parti), le Parti social-démocrate (PSD) qui a désigné à sa tête, le 19 mai 1985, M.

Anibal Cavaco Silva, partisan de "l'alliance à droite", a préféré soutenir la candidature de M.

Freitas do Amaral, ancien président du Centre démocratique et social.

Le PSD a annoncé la rupture le 4 juin 1985 et Mario Soares a donné sa démission le 13 juin, laissant le président dans une situation bien difficile, sept mois avant les élections présidentielles. Par ailleurs, la pré-campagne présidentielle s'est compliquée par l'apparition d'un "Parti eaniste" qui se propose de préparer le retour du général Eanes à la présidence, en 1990.

Enfin, il semble bien que l'arrestation, à la mi-juin 1984, de certains membres des "Forces populaires 25 avril" (FP 25, qui ont fait parler d'elles au début de 1985, lors de l'attaque de navires de l'OTAN en rade de Lisbonne), mais surtout l'arrestation du chef légendaire de la révolution, le lieutenant-colonel Otelo Saraiva de Carvalho, n'aient pas été étrangères aux préparatifs de la campagne. Tandis que les partis s'enlisaient dans les manoeuvres, le chômage a continué de croître en 1984: environ 700 000 chômeurs (dont le dixième sans secours), soit 15% de la population active ; la plaie des salaires non payés ne s'est pas refermée, affectant plus de 100 000 salariés, dont 17 000 pour la seule zone de Porto ; enfin, l'inflation grimpante (29,3%) a entraîné l'effritement du pouvoir d'achat et l'apparition de "poches" de misère, en particulier dans la région de Sétubal.

Cela est la conséquence des mesures d'austérité demandées et obtenues par le Fonds monétaire international (FMI) ; ces mesures ont toutefois permis un léger redressement de la balance commerciale, grâce à la progression des exportations de chaussures et de textiles et un chiffre record du tourisme (plus de dix millions de visiteurs en 1984). Par ailleurs, Lisbonne a poursuivi les négociations en vue de son entrée dans le Marché commun qui ont abouti, le 29 mars 1985, à la conclusion d'un accord du Conseil des ministres des Dix sur l'élargissement de la Communauté européenne à l'Espagne et au Portugal.

Cette adhésion, qui deviendra effective au début de l'année 1986, devrait avoir un effet moteur sur la modernisation du pays,. »

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