Peut-on modéliser l’évolution du classement ATP d’un joueur de tennis ?
Publié le 20/05/2026
Extrait du document
«
GRAND ORAL SES
LE CINEMA PEUT-IL ETRE UTILISE
COMME OUTIL D’ENGAGEMENT
POLITIQUE ?
« Il ne faut pas faire des films politiques.
Il faut faire des
films politiquement » disait Jean Luc Godard.
Depuis plus d’un
siècle, le cinéma reflète nos sociétés en abordant de multiples
sujets.
Le cinéma bien qu’il ne soit qu’un art a transformé des
individus, des visions, des politiques… A travers ce grand écran,
se transmet une histoire, un point de vue… Évidemment le
cinéma est d’abord vu comme un divertissement, on y emmène
ses enfants les week-ends, on s’embrasse lors d’un rencard…
Mais que se passe-t-il quand le cinéma brise les frontières du
simple divertissement ? Que se passe-t-il lorsqu’à la place
d’une histoire d’amour c’est un film qui dénonce le racisme qui
est primé ? Au fil des années, les thèmes abordés par le cinéma
ont évolué : les comédies musicales ne sont plus aussi
présentes étant remplacé par des films dénonçant la Shoah, les
films policiers ne sont plus les favoris effacés par les films sur le
racisme et l’homophobie… Alors peut-on dire aujourd’hui que le
cinéma n’est plus un simple divertissement mais un outil
d’engagement politique ? Tout d’abord, nous verrons, les
messages politiques que le cinéma transmet et ses impacts sur
le public.
Ensuite, nous nous intéresserons au rôle des
institutions et les risques pris politiquement.
Enfin, nous
soulèverons le fait que cet art à ses limites notamment à cause
du côté économique qui est au cœur de cette industrie.
I.Messages politiques et impacts sur le public
Dans cette première partie, nous verrons que certains
films délivrent des messages politiques et font réfléchir le
public.
1) Dénonce des injustices
Dans les sociétés contemporaines, le sujet des inégalités
est de plus en plus mis en avant et suscite de nombreux débats
politiques.
C’est pourquoi le racisme, le sexisme, l’homophobie,
la pauvreté sont des thématiques qui sont au cœur de
l’actualité cinématographique.
On peut prendre l’exemple du
film Parasite de Boong Joon-ho.
Dans ce film, le réalisateur
s’intéresse à 2 familles de classes sociales opposées : la classe
populaire et la classe supérieure.
A travers ce chef d’œuvre,
Boong Joon-ho souhaite dénoncer la pauvreté qui règne dans
une grande partie de la Corée du Sud.
Il souhaite alerter le
gouvernement.
Cependant ce film n’est pas seulement projeté
en Corée du Sud, il va dépasser ces frontières et être projeté
dans chaque continents.
Car bien que l’histoire se déroule en
Corée, ce film a une portée universelle.
La pauvreté sévit dans
tous les pays et c’est en utilisant sa notoriété que le réalisateur
appelle à des changements politiques.
Aujourd’hui d’autres films sont connus pour avoir
dénoncé et relaté des événements inhumains de notre histoire.
Même si le sujet des inégalités est indiscutable, certains
réalisateurs décident de s’attaquer à des thématiques encore
plus tragiques.
En effet en 2025, le Gâteau du Président sort en
salle.
Ce film engagé relate l’histoire de l’Irak sous la dictature
de Saddam Hussein.
Dans ce film on suit Lamia, une jeune fille,
qui a été choisi pour confectionner un gâteau pour le dictateur.
Cette tradition imposé par Saddam Hussein était un supplice
pour la population irakienne.
En effet, le dictateur est au
pouvoir durant la guerre qui oppose l’Irak à l’Iran, ainsi cette
guerre plonge une immense partie de la population sous le seuil
de pauvreté.
A travers ce récit, tourné en Irak même, le
réalisateur souhaite révéler aux autres pays les dangers d’une
dictature.
En suivant Lamia dans les rues d’une ville irakienne,
on peut voir la pauvreté dans laquelle vivent les gens, la peur
dans les yeux des enfants, la nécessité de se battre pour
pouvoir se nourrir… Hassan Hadi, le réalisateur, a notamment
décidé de mettre des scènes violentes et marquantes comme la
scène finale dans laquelle l’école de Lamia est bombardé tuant
ainsi des centaines d’enfants innocents.
Ce film résonne
fortement aujourd’hui avec l’essor de nombreuses dictatures et
des guerres qui perdurent.
En projettant ce film, Hassan Hadi
espère éveille les consciences des chefs d’état mais aussi des
populations.
Ces scènes tragiques ne sont pas issus d’un
imaginaire, elles sont la triste vérité de ce qu’on vécut les
irakiennes et irakiens pendant 25 ans.
2) Provoquer réactions sur le public, débats,
boycott
Depuis que le cinéma existe, il a pour but d’être vu par un
public, d’être aimé, d’être questionné, de faire réfléchir… En
effet le cinéma sans spectateur ne pourrait pas exister, alors il
est nécessaire de prendre en compte une audience lorsqu’on
décide de réaliser un film.
C’est le cas de La Haine de Mathieu
Kassovitz qui dénonce les conditions de vie des jeunes dans les
banlieues et des violences policières.
A sa sortie ce film a
choqué et marqué le public français.
Il a éveillé les consciences
d’une partie de la population qui n’était pas assez informé sur
la vie en banlieue mais il a aussi offert un espoir de
changement pour les personnes en banlieue.
Il est tellement
acclamé qu’il reçoit le César du meilleur film et est projeté
Cannes.
Mais le plus marquant à propos du passé de ce film,
c’est qu’Alain Juppé, premier ministre de l’époque, a décidé de
faire une projection spéciale dans laquelle il a obligé tous les
membres du gouvernement à y assister.
Néanmoins, ces réactions ne sont pas les plus
importantes.
En effet quand on pense aujourd’hui à
l’engagement d’un public, c’est le mot boycott qui nous vient en
tête.
Les individus décident de ne pas aller voir un film car il
n’ait pas en adéquation avec leurs valeurs.
C’est le cas de la
série Harry Potter qui sortira fin 2026 et qui est fortement
critiqué sur les réseaux.
De nombreux appels à boycotté la
série sont lancés soutenus par les anciens acteurs des films
comme Emma Watson et Daniel Radcliffe qui dénoncent la
transphobie de la réalisatrice JK Rowling.
Les discours contre la
réalisatrice veulent appeler les fans à ne surtout pas visionner
cette série qui permettra de financer des associations
transphobes que soutient JK Rowling.
II.
Institutions et risques engagés
Ensuite, nous allons aborder le rôle des institutions, des
prises de parole et la manière de faire un film.
1) Institutions et Discours célèbres
Quand on prononce le mot cinéma, les termes César,
Oscar , Festival de Cannes nous viennent rapidement.
En effet,
ces institutions ont un rôle majeur dans le monde du septième
art notamment pour qu’un film devienne célèbre.
Mais pas
seulement, ces institutions peuvent aussi faire changer les
mentalités en primant des films qui abordent des thématiques
nouvelles et engagées.
C’est le cas du festival de Cannes qui de
sa création en 1946 au années 2000 n’avait primé que
quelques films engagés notamment sur la guerre.
Mais depuis
le début du 21ème siècle, ce festival récompense des films
nouveaux comme un simple accident qui traite des crimes
commis en prison et 4 mois, 3 semaines, 2 jours qui raconte
l’histoire d’une femme qui se fait avorter à l’étranger.
En
récompensant des films engagés, cela pousse les individus à
aller voir ces films et ainsi en apprendre plus sur des thèmes
souvent omis ou peu abordés dans les débats politiques.
Ils
éveillent les populations et les incitent à se....
»
↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓
Liens utiles
- Grand Oral Math Question : Comment les maths peuvent – elle nous aider à modéliser l’évolution d’une population ?
- Sujet Grand Oral Physique : Comment la physique a-t-elle contribué à l’évolution de l'aviation ?
- grand oral: mathématiques et évolution de la population
- comment les suites numériques permettent – elles d’étudier l’évolution d’une population ?
- Thème IA : Génétique et évolution. Chapitre IV : d’autres mécanismes contribuant à la diversité du vivant