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oral_francais_oral_francais: La panthère des neiges, de Sylvain Tesson

Publié le 15/05/2026

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« Fiche de lecture : Sylvain Tesson, né le 26 avril 1972 à Paris, est un écrivain voyageur français.

Géographe de formation, il nous livre de magnifiques commentaires, « le paysage était mon école d’art » ; « la panthère déboucha sur l’arête ; elle avançait plaquée au sol, d’une foulée retenue, chaque muscle convoqué, chaque mouvement maîtrisé, une mécanique parfaite ».

Mais c'est aussi le récit d'une complémentarité entre cette aventure et les réflexions sur la vision de la planète et des hommes « Son cortex (de l’homme) lui donna une disposition inédite : porter au plus haut degré la capacité de détruire ce qui n’était pas lui- même tout en se lamentant d’en être capable » « Définition de l’Homme : créature la plus prospère de l’histoire du vivant.

En tant qu’espèce, rien ne le menace ; il défriche, bâtit, se répand.

Après s’être étendu, il s’entasse … on pouvait raisonnablement penser que le programme, la terre assujettie, était accompli ….

Nous étions huit milliards d’hommes.

il resterait quelques milliers de panthères.

L’humanité ne jouait plus une partie équitable.

» Et pourtant, nous dit Sylvain Tesson "Elle s'était adaptée pour peupler des endroits invivables et grimper les falaises.

C'était l'esprit de la montagne descendu en visite sur la Terre, une vieille occupante que la rage humaine avait fait refluer dans les périphéries." On y trouve aussi une règle de vie « à la fenêtre de sa chambre, sur la terrasse d’un restaurant, dans la forêt, en société ou seul, il suffisait d’écarquiller les yeux et d’attendre que quelque chose surgisse ; l’affût était un mode opératoire, il fallait en faire un style de vie » Un ouvrage que j’ai trouvé remarquable par la beauté des descriptions, cet esprit d’aventure qui reste le fil rouge constamment émaillé de réflexions sur notre mode de vie, sur l’avenir de notre planète, non en tant que planète mais en tant que lieu de vie. La panthère des neiges est un récit d’expédition dans lequel Sylvain Tesson, Vincent Munier, Marie et Léo se rendent au Tibet pour retrouver l’animal supposé disparu : la panthère des neiges.

Ici on retrouve un Sylvain Tesson dans l’attente insoutenable de la découverte de cette bête.

Mais Vincent Munier lui cherche également d'autres animaux qui méritent leur place dans son album (Vincent Munier est photographe animalier). J’ai beaucoup apprécié les deux identités présente au sein du récit : -Sylvain Tesson , l’homme moderne qui se presse et court à travers le monde -Vincent Munier, individu contemplatif qui peut rester de longues heures camouflé pour apercevoir des fragments de nature sauvage Une confrontation entre la modernité et l’anti-modernité l’homme qui sait vivre de la nature, qui profite du monde qui l’entour (lien avec Colette si E.L) Dans ce passage Tesson évoque le rêve de beaucoup et notamment le mien partir se déconnecter de la civilisation.

Il nous apporte avec lui dans son voyage et nous partage les plus beaux moments.

La liberté est la sienne. J’ai également adoré l’évolution de la vision de Tesson, lui qui ne supporte pas l’état d’attente au début du livre.

Il a ce besoin d'être en mouvement (Avantpropos, 15 “Moi qui aimais courir les routes et les estrades, accepterais-je de passer des heures, immobile et silencieux ?”).

Au fil des pages il apprend à patienter, apprécie bien plus le monde qui l'entoure et nous offre une critique de cette société destructrice, impatiente.

Le vrai plaisir et bonheur c’est plutôt d'observer la magnificence de la nature. Je terminerai en disant que je n’ai pas découvert l'histoire de la panthère des neiges en lisant l’ouvrage de Tesson mais en voyant le film, j’ai d’abord connu ses oeuvres en voyant les adaptations au cinéma et je me suis plongé dans les ouvrages cette année et reconnait ne.... »

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