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néolithique, art - sculpture.

Publié le 06/12/2021

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néolithique, art - sculpture.
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PRÉSENTATION

néolithique, art, art des civilisations néolithiques, qui s'est développé entre il y a 8 000 et il y a 3 000 ans environ.
L'art néolithique déborde sur l'âge des métaux, jusqu'à l'avènement de celui-ci. Il se prolonge jusqu'à notre époque dans des lieux isolés de la planète (Nouveau Monde, Nouvelle-Guinée, Afrique centrale, îles du Pacifique). La pierre, utilisée en tant
qu'outil, est reléguée au second plan, et les fameuses « pierres polies « qui ont donné leur nom à la période ne concernent que quelques pièces utilitaires coupantes ou tranchantes, et parfois d'apparat. Les lames de silex à manches d'os ou d'ivoire,
de Çatal Höyük et de Nagada (Djebel el-Arak, Égypte), révèlent un art de la taille de la pierre tout à fait abouti, et leur absence d'usure fait penser à des instruments rituels ou symboliques.
Le néolithique est caractérisé par le triomphe de l'architecture, par une céramique aux formes infinies, avec des impressions de décors, et par la fabrication de figurines et de statues cultuelles, d'objets décorés de la vie quotidienne en bois, en os, en
ivoire ou en pierre. Dans certaines régions comme au Sahara, les hommes continuent de graver et de peindre sur les murs des grottes et des abris sous roches.

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LES GRANDES DÉCOUVERTES ARCHÉOLOGIQUES

La mission scientifique accompagnant l'expédition d'Égypte (1899) fait surgir l'intérêt pour les civilisations anciennes. En 1818, des Allemands procèdent même à un minutieux relevé du site de Babylone. Mais c'est en 1870 que débutent les grandes
campagnes de fouilles avec celles de Troie, puis de Mycènes (1874) par l'Allemand H. Schliemann, suivie de celles de Cnossos par l'Anglais J. Evans (1900). Relevant plutôt de la protohistoire et de l'âge du bronze, elles ouvrent la voie à des fouilles
mettant au jour d'anciennes cités au mode de vie néolithique (Suse en Irak, 1897 ; Jéricho en Palestine, 1909 ; Mohenjo-Daro au Pakistan, 1931). Si les premières fouilles visent essentiellement à découvrir des trésors (trésor de Troie, trésor
d'Agamemnon), l'étude des civilisations qui les ont produits finit par prévaloir au fur et à mesure que les travaux mettent au jour les niveaux néolithiques fragiles au sol en plâtre de Jéricho, ou les murs en terre séchée de Mohenjo-Daro, ou ceux,
décorés de fresques, de Çatal Höyük (Turquie, site fouillé à partir de 1952).
Ailleurs, d'autres découvertes révèlent un néolithique différent : en Afrique avec un premier relevé des fresques du Sahara central par Henri Lhote (1956) ; en Mésoamérique et dans les Andes, avec la découverte d'ensembles urbains ayant précédé
les cités détruites par les conquistadores.

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LES PREMIÈRES CITÉS

Les populations néolithiques n'ont pas toutes progressé au même rythme. Des régions comme le Proche-Orient, favorisées par un climat tempéré sans grandes variations, ont eu le temps nécessaire à l'épanouissement d'une riche civilisation urbaine,
contrairement à l'Afrique tropicale soumise à la désertification saharienne.
Les cités disparues se présentent sous la forme de buttes archéologiques constituées par l'empilement des niveaux d'occupation envahis par les sables éoliens. Ainsi, 17 m séparent le dernier étage d'habitation de Jéricho du sol vierge (le rocher) sur
lequel les hommes du néolithique ont édifié leur premier habitat. La superposition et l'entrelacs des niveaux d'occupation compliquent la fouille archéologique. On sait, néanmoins, que les habitants de la Jéricho « précéramique « (8 000 av. J.-C.)
habitaient des maisons circulaires en briques de terre argileuse séchée et moulées à la main et qu'ils entouraient leur village d'un mur d'enceinte de 1,80 m d'épaisseur surmonté d'une tour de 10 m. Leurs successeurs, mille ans plus tard,
construisaient des maisons rectangulaires, une innovation de taille qui rompt avec la maison en forme de hutte des siècles précédents. Ils pratiquaient des encoches dans leurs tuiles pour recevoir le mortier (du calcaire brûlé destiné à accrocher cette
brique à la précédente). Ce mortier, constitué de chaux brûlée, servait d'enduit pour plâtrer les murs et les sols.
Dans la vallée de l'Indus au Pakistan, Mohenjo-Daro atteint son apogée au milieu du IIIe millénaire et témoigne d'une évolution commencée il y a longtemps au néolithique. Elle est entièrement édifiée en briques de terre séchée provenant des limons
du fleuve. Son urbanisme quadrillé témoigne d'une planification raisonnée, avec des édifices communautaires (greniers, bains publics, et un système d'égouts et d'adduction d'eau. Des ruelles donnent sur de larges avenues bordées d'échoppes. On
distingue déjà un quartier résidentiel pour l'aristocratie avec des bâtiments à étages. Mohenjo-Daro vit de son agriculture et de sa commercialisation. En fait, cette cité, où l'écriture est absente, est une ville de la préhistoire faisant ses premiers pas
dans l'âge des métaux -- ainsi que la découverte de petits objets identifiés, comme des sceaux ou des poids, a permis de le comprendre.

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UNE CIVILISATION DE LA POTERIE

Au début du néolithique, les récipients sont en bois, en courge séchée (calebasse) ou en argile séchée au soleil. La poterie cuite au feu apparaît dans de nombreux endroits, environ 8 000 ans avant notre ère (10 000 ans au Japon avec la culture
Jomon).
Objet usuel par excellence, elle est présente à tous les âges du néolithique, et sa forme, ses décors, sa pâte et son mode de cuisson servent à marquer les époques et à dater les niveaux d'occupation. Apparaissent en poterie les formes de bouteilles à
col ou à panse globulaire, de plats, d'assiettes, de jattes carénées, de coupelles en forme de « brûle-parfum «, de « coupe à socle «, ou de « vase-support «.
Constatant qu'une poterie pourvue d'aspérités donne une meilleure prise en main, les potières (les femmes ont vraisemblablement été à l'origine de la poterie) impriment des décors en relief à l'aide de divers objets (corde tressée, épis de blé, bords
de coquillages, rayures d'ongles). Par la suite, les décors imprimés sur le ventre des poteries permettra de différencier les populations les unes par rapport aux autres. Ainsi la céramique cordée, qui précède l'âge du bronze en Europe, est décorée par
incision et à l'aide d'une cordelette.
À Cnossos (Crète), les céramiques du néolithique ancien, apparentées à celles d'Asie Mineure, sont fines et polies, avec un engobe allant du gris au rouge brun, décorées d'incisions formant des triangles, des chevrons, des carrés, des lignes
pointillées, avec des boutons sous le rebord. On remarque aussi la présence de jarres utilisées comme greniers.

La céramique linéaire, qui sert à désigner la plus ancienne culture néolithique d'Europe centrale et orientale (VIe millénaire), présente des chevrons, des rubans en arcs de cercle, des spirales doublées d'incisions et d'impressions. Une forme
particulière dite « à notes de musiques « consiste à renforcer les incisions le long des impressions, les lignes parallèles ainsi créées faisant penser aux portées musicales.
En Europe, un coquillage appelé Cardium edule a donné son nom à la civilisation à poterie imprimée appelée aussi poterie cardiale (VIe-Ve millénaire). Le décor forme des lignes en zigzags disposées en panneaux ou en lignes horizontales. Le fond est
arrondi et la poterie est facilement préhensile, grâce à des boutons et des anses. Elle correspond à un grand développement de l'élevage et à un début d'agriculture. Plus fonctionnelles sont les céramiques multiformes du Chasséen (milieu du
IVe millénaire) où les décors, gravés après cuisson, ont tendance à laisser la place à des mamelons et à des languettes de préhension.
En Amérique latine, où la céramique apparaît au milieu du IVe millénaire, les décors des poteries sont modelés, incisés ou peints, et prennent par la suite les formes anthropomorphes ou zoomorphes si caractéristiques des cultures précolombiennes.
En Afrique, continent où l'absence d'écriture laisse à la céramique et à ses décors un rôle essentiel de marqueur chronologique et culturel, les populations rurales n'ont cessé de fabriquer des poteries depuis le début du VIII e millénaire (Sahara
central).

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LES ARTS DE LA VIE QUOTIDIENNE

En 1957, la fouille du tell de Çatal Höyük par le Britannique J. A. Mellaart, selon des méthodes modernes, a permis une meilleure connaissance de cette cité néolithique qui s'est épanouie en Anatolie méridionale (Turquie) au VII e millénaire av. J.-C.
Comme à Jéricho, les murs sont enduits de plâtre. Ce revêtement est appliqué si fréquemment que, dans une maison, on a pu compter 120 couches successives. Cette application, qui assure une hygiène certaine -- son usage est encore courant dans
les îles méditerranéennes et au Sahara -- sert aussi de support à des fresques peintes à l'ocre rouge. Une de ces fresques, retrouvée dans un autel domestique, figure uniquement le plan de la cité, avec ses maisons séparées par des ruelles et
dominées par le volcan tout proche recouvert de végétation. D'autres montrent des léopards, un vautour et un chasseur à l'arc vêtu d'une peau de léopard. Certains des motifs géométriques sont à rapprocher de ceux qui constituent les kilims actuels.
La céramique ne possède pas uniquement une fonction utilitaire. De nombreuses figurines de « déesses « en terre cuite (mais aussi en pierre) jalonnent le néolithique dans presque toutes les régions, et leur signification donne lieu à bien des
hypothèses. On les associe à l'agriculture. Leur importance diminue à l'âge du bronze quand émerge l'image du taureau, particulièrement explicite dans les niveaux minoens crétois (thème du minotaure), et la montée en force de l'armement en
métal. Différentes des déesses du Proche-Orient, les figurines de Mohenjo-Daro, avec des seins proéminents, la taille marquée et les hanches bien proportionnées, préfigurent les divinités des futures sculptures hindoues de la région. Cette période,
qui voit la fin du néolithique et le passage à celle du bronze, est également riche en « jouets « en terre cuite figurant des animaux (boeufs, béliers) et des chars avec des roues.
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