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Marquise de Maintenon Fille de Constant d'Aubigné et de Jeanne de Cardilhac, petite-fille d'Agrippa d'Aubigné, Françoise d'Aubigné naît en 1635 à Niort, où elle est baptisée.

Publié le 23/05/2020

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Ci-dessous un extrait traitant le sujet : Marquise de Maintenon Fille de Constant d'Aubigné et de Jeanne de Cardilhac, petite-fille d'Agrippa d'Aubigné, Françoise d'Aubigné naît en 1635 à Niort, où elle est baptisée. Ce document contient 359 mots soit 1 pages. Pour le télécharger en entier, envoyez-nous un de vos documents grâce à notre système gratuit d’échange de ressources numériques. Cette aide totalement rédigée en format pdf sera utile aux lycéens ou étudiants ayant un devoir à réaliser ou une leçon à approfondir en Culture générale.


MAINTENON Françoise d’Aubigné, marquise de. Née le 17 décembre 1635 dans la conciergerie de la prison de Niort (Deux-Sèvres), où son père, Constant Agrippa d’Aubigné, fils d’Agrippa d’Aubigné, l’auteur des Tragiques, était détenu après avoir tué sa première femme et commis nombre de malversations et d'Intrigues. Libéré, Constant d’Aubigné obtint une charge aux Antilles et s’y rendit, laissant sa famille dans la détresse. Françoise fut confiée à sa tante, Mme de Neuillant, qui la mit en pension chez les ursulines à Paris. On a longtemps cru que Françoise d’Aubigné avait dû se convertir alors au catholicisme; mais, bien qu’appartenant à une famille huguenote, elle avait été baptisée et instruite dans le catholicisme. Chez sa tante, elle rencontra le poète Scarron qui la demanda en mariage; elle n’avait que seize ans, Scarron avait la quarantaine, il était difforme et impotent, Françoise d’Aubigné fut trop heureuse cependant d’accepter cette offre, elle ne se voyait d’autre avenir que le couvent. D’ailleurs, le poète était un homme bon et spirituel; ému par sa misère, il voulut être son protecteur. L’union entre eux fut, semble-t-il, sans nuages. Elle dura huit ans au cours desquels la jeune Mme Scarron rencontra la société la plus diverse et la plus mêlée. Veuve en 16o0 et sur le point de retomber dans la misère, elle obtint grâce à l’appui de ses protecteurs une petite pension de la cour. Le duc et la duchesse d’Albert lui firent proposer le poste de gouvernante des enfants que Louis XIV avait eus de Mme de Montespan : Louis Auguste, duc du Maine, Louis Alexandre, comte de Toulouse, et Françoise Marie, dite Mlle de Blois. Cette mission était délicate, elle demandait autant de tact que de discrétion. Mme Scarron eut la confiance de la favorite en place, et, par contrecoup, celle du roi. Celui-ci appréciait fort le sérieux de sa conversation, la maturité de son esprit. Dès 1674, il lui donna la terre de Maintenon qui fut érigée pour elle en marquisat, et lorsqu’il fut las de la Montespan, Mme de Maintenon resta en place, exerçant sur lui un ascendant de plus en plus grand. La cour qui ne prenait guère au sérieux la vertu de la nouvelle favorite en fit aussitôt la maîtresse du roi et l’appela Mme de Maintenant. A peine Louis XIV avait-il quitté le deuil de sa femme, Marie-Thérèse, qu’il épousa secrètement Mme de Maintenon. Dès lors elle ne quitta plus le roi. C’est chez elle qu’il travaillait avec les secrétaires d’Etat, hors du conseil, chez elle qu’il recevait. Il est certain qu’on a exagéré le rôle politique de Mme de Maintenon, sous l’influence de Saint-Simon qui lui voua une haine inexpiable et de la princesse Palatine, mère du duc d’Orléans, qui ne pouvait souffrir cette reine morganatique; sans doute, les affaires se passaient devant elle et le roi l’informait et la consultait, mais bien souvent après coup; en fait, beaucoup plus qu’elle ne lui dicta ses grandes décisions politiques, Mme de Maintenon lui recommanda des gens qu’elle avait des raisons de protéger. L’attitude des légitimés, objet d’un tel scandale pour Saint-Simon, s’explique aisément puisqu’ils ne virent que très peu leur mère et ne purent l’estimer, surtout après que des compromissions graves eurent provoqué sa complète disgrâce, us reportèrent tout naturellement leur affection sur celle que les avait élevés et pour qui ils eurent toujours le plus profond respect. En fait, malgré les austérités un peu hypocrites de la fin du règne, Mme de Maintenon exerça une heureuse influence sur Louis XIV dans la vie duquel elle amena une stabilité qui contrastait avec le désordre du début du règne. Et le nom que lui donnait Louis XIV lui-même, celui de « Votre Solidité », est un aveu et l’expression de sa reconnaissance. Dès 1686, Mme de Maintenon avait fondé Saint-Cyr, maison d’éducation pour deux cent cinquante jeunes filles pauvres appartenant à la noblesse. Il est probable que les souvenirs de son enfance malheureuse contribuèrent à la création de cette « maison royale » dont elle fit l’œuvre de sa vie. Naturellement éducatrice, elle aimait la jeunesse et amena d’autres femmes à s'y dévouer. C’est pour Saint-Cyr que la marquise de Maintenon écrivit presque tout ce qu’elle a laissé : De l’esprit de l’institut des filles de Saint-Louis (1699), les Avis aux maîtresses de Saint-Cyr, les Entretiens. Saint-Cyr joua également un rôle dans l’histoire des lettres et des arts : pour les Demoiselles, Racine composa Esther et Athalie, mis en musique par Moreau; pour les fêtes auxquelles assistait le roi, Lulli composa l’hymne fameux « Dieu sauve le roi »; enfin des conversations de Mme de Maintenon avec l’abbé de Fénelon devait naître le Traité de l’éducation des filles. Mme de Maintenon a laissé un grand nombre de Lettres qui révèlent les réelles qualités intellectuelles et morales d’une femme qui sut toujours être à la hauteur des circonstances. A la mort de Louis XIV (1715), Mme de Maintenon se retira à St-Cyr ou elle mourut, le 15 avril 1719, entourée de la vénération de ses chères filles spirituelles. Sa tombe fut profanée en 1793, lors du pillage de la « Maison royale de Saint-Cyr ».

« Marquise de Maintenon. »

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