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L’Intelligence Artificielle : un péril ou une opportunité pour l’emploi ?

Publié le 24/06/2026

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« SES Aujourd’hui, tout le monde utilise de l’IA même sans le savoir car elle est impossible à éviter dans notre société, où la technologie est présente partout, que ce soit dans les moteurs de recherches, dans la personnalisation de contenus notamment par le biais des cookies que l’on retrouve sur chaque site internet, avec les assistants IA vocaux siri ou Alexa, etc… En effet, l’utilisation de l'intelligence artificielle s’est fortement répandue dans les années 2020, grâce aux avancées en IA générative.

Ceci permet une grande polyvalence dans la manière de se servir de l’IA par exemple dans les domaines de la programmation informatique (génération de code), de l'image et du son (photos et vidéos de synthèse) et dans la prévention et l'atténuation des risques (diagnostic médical, catastrophes naturelles, etc.) et cela plus efficacement qu’un humain avec beaucoup moins de fautes.

Sa présence dans différents domaines nous amène alors à se poser une question : l’IA est-elle une opportunité ou un péril pour l’emploi? Nous étudierons, dans un premier temps, que l’IA est en effet un facteur de destruction d’emplois, mais que, dans un second temps, l’IA est aussi un moteur de création d’emplois et de croissance.

Enfin, dans un dernier temps, nous verrons les effets différenciés de l’IA selon les individus et le rôle des institutions pour freiner ces effets. I.

L’IA est facteur de destruction d’emplois A.

Pour de nombreux économistes du XIXe siècle dont Keynes, l'automatisation industrielle (cad utilisation des machines afin de réduire la charge de travail du travailleur tout en améliorant la productivité et la qualité) peut détruire plus d'emplois qu'elle n'en crée, du moins à court terme.

On appelle cela la théorie du chômage technique.

Et justement, l’IA représente une nouvelle vague d'automatisation, mais elle touche principalement les tâches cognitives non routinières contrairement aux innovations technologiques auparavant qui pouvaient substituer les emplois à tâches routières peu ou moyennement qualifiées.

Frey et Osborne (qui ont dirigé l’article sur le futur de l’emploi publié en 2013, de l’Université d'Oxford) estiment que 47 % des emplois américains présentent une probabilité élevée d'automatisation dans les deux prochaines décennies.

Avec l’IA, l’automatisation intervient sur tout type de missions tels que le traitement des factures, la prédiction des ventes ou même la maintenance prédictive des équipements.

Ainsi, des professions comme comptable, juriste ou radiologue sont directement menacées. B.

Le PT fait place à la polarisation de l’emploi (Autor, Levy, Murnane, 2003) cad la disparition progressive des emplois intermédiaires, au profit des emplois très qualifiés (créativité, management) et des emplois peu qualifiés (services à la personne, difficiles à automatiser).

Cette dynamique crée un dualisme du marché du travail accentué par l’IA qui cible pas les métiers à tâches routinières peu ou moyennement qualifiées comme les autres innovations mais les métiers cognitifs à tâches non routinières, favorisant alors les métiers peu qualifiés non routiniers notamment de services à la personne et les métiers très qualifiés dédiés aux développement de l’IA ou ceux dont l’IA permet d’avancer dans le progrès de l’humanité.

On comprend dans les activités menacées : la comptabilité et la gestion administrative, la radiologie et l’imagerie médicale, la traduction et la rédaction standardisée, le service client ou les centres d'appels remplacés par des Chatbots. Transition: En suivant la théorie de Destruction créatrice de Joseph Schumpeter, chaque nouvelle innovation technologique, certes, efface des emplois voire des activités obsolètes du marché.

Cependant, elle cause également l’émergence de nouveaux emplois qui sont beaucoup plus nombreux et productifs. II.

L’IA est un moteur de création d’emplois et de croissance A.

En effet le PT est biaisé : il favorise les emplois situés aux deux pôles opposés du marché du travail.

Ceci mène alors à la disparition de métiers intermédiaires mais également à l’émergence de nouveaux emplois.

Le Forum Économique Mondial (WEF, 2025) anticipe la création de 78 millions de nouveaux emplois liés à l'IA et à la transition numérique d'ici 2030.

De nouveaux métiers émergent : ingénieur de prompt, éthicien de l'IA, curateur de données, spécialiste en cybersécurité, designer d'interfaces homme-machine, etc.

Ces emplois exigent des compétences nouvelles, mais ils attestent de la dynamique créatrice du progrès. B.

L’IA alimente le PT qui améliore l’efficacité du capital et du travail donc la PGF (rapport du volume de production et la dépense totale de facteurs de production).

L’IA génère alors des gains de productivité (augmentation du rapport production/travail permise par l'innovation) par l’automatisation des tâches qui transforme en profondeur la chaîne de valeur industrielle. Les processus deviennent plus fluides, la traçabilité s’améliore, et la collaboration entre les différents services s’intensifie.

L’usine connectée favorise une communication en temps réel entre les machines, les opérateurs et les systèmes d’information, ce qui permet d’anticiper les aléas et de réagir rapidement aux imprévus.

Et puisque l’IA est plus efficace que l'humain, elle le libère pour faire des activités à valeur ajoutée plus importante comme les métiers en lien avec cette dernière.

Elle est donc source de croissance économique. Transition: Cependant, il semblerait que l’IA génère plus d'externalités négatives que d’externalités positives empêchant l’envie d’investir dans le capital humain. III.

Les externalités négatives de l’IA et les solutions pour lutter contre ces.... »

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