les Hereros
Publié le 18/05/2020
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Guerre sans pitié contre les Hereros
Les Allemands mènent en 1904 une guerre d'extermination contre les Hereros, dans
leur colonie du Sud-Ouest africain.
Après la victoire de Waterberg, près de
Windhoek, les survivants sont emmenés dans le désert d'Omaheke où des dizaines
de milliers mourront de soif.
L'insurrection des Hereros, peuple bantou de la colonie allemande du Sud-Ouest
africain - l'actuelle Namibie - est la conséquence de l'exploitation sans merci
que pratiquent les colonisateurs.
Une tentative de révolte en 1896 est suivie
d'un soulèvement en janvier 1904.
Plus d'une centaine de colons sont victime des
attaques surprises des Hereros.
L'instigateur de la révolte est Samuel Maharero.
Il coupe les liaisons routières et télégraphiques, détruit des fermes et se
livre à des exactions sanglantes à l'encontre des Blancs.
Le gouverneur allemand de la colonie, Theodor Leutwein, ainsi que les 750 hommes
d'une armée de défense, se trouvent très loin du lieu de l'insurrection et ne
peuvent pas apporter leur secours.
Avec le soutien de la canonnière allemande
Habicht et de l'une des sections envoyées dans la zone de crise, les colons
parviennent finalement à assiéger les villes d'Omaruru et de Windhoek.
Par la
suite, les troupes allemandes se voient exposées aux fortes attaques des unités
hereros.
Dans l'empire allemand, l'annonce de la guerre dans la colonie
africaine provoque de très vives réactions.
Cette première guerre depuis la
fondation du Reich en 1871 pousse les militaires à agir rapidement et sans
compromis.
Quelques jours après le déclenchement des combats, ils renforcent
leurs troupes.
Leutwein est bientôt accusé de mettre en oeuvre une mauvaise
stratégie.
Les attaques des Hereros sur les colons allemands échauffent encore
le climat.
Le gouvernement du Reich nomme finalement le général Lothar von
Trotha à la tête du commandement supérieur des troupes de l'empire colonial de
l'Afrique du sud-ouest.
Avec son arrivée en juin, l'affrontement militaire
tourne à la guerre d'extermination.
Après le retrait des 6000 Hereros et de leurs familles dans la région du
Waterberg, von Trotha voit la possibilité d'une bataille décisive.
Ses troupes
encerclent les Hereros.
Derrière la position la moins fortifiée des assiégeants,
se trouve le désert d'Omaheke.
Les Hereros fuient face aux tirs d'artillerie et
percent le siège, comme prévu, en son point le plus faible.
L'unique chemin pour
fuir ne leur est pourtant d'aucun secours: le désert aride servira de tombeau à
la plupart des guerriers et aux femmes et aux enfants qui ont pu s'échapper de
la bataille.
Les troupes allemandes tentent de les parquer dans le désert.
Alors
que l'état-major approuve l'anéantissement des Hereros, Leutwein ainsi que des
colons allemands, condamnent ces agissements sans compromis.
La critique internationale fait rage.
L'ordre est donné, à la fin de l'année
1904, de laisser la vie sauve à tous les Hereros qui se rendent.
Les survivants
sont mis dans des camps où la plupart d'entre eux meurent.
Au début de 1905, il
ne reste plus que 20000 Hereros sur les 80000 qui peuplaient la région avant
l'affrontement.
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