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Lecture linéaire 7 – Balzac, La Peau de chagrin. Le dépérissement de Raphaël.

Publié le 13/04/2026

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« Lecture linéaire 7 – Balzac, La Peau de chagrin.

Le dépérissement de Raphaël. Première partie (l.

1 à 10) : Raphaël apparaît aux yeux de M.

Porriquet comme un homme malade, affaibli par la lutte menée contre ses désirs. ❑ Verbe « paraître ». ❑ L’expression « Une sorte de » L’extrême mélancolie à laquelle il paraissait être en L’extrait adopte dans les premières lignes le point de vue de M. Porriquet, frappé par l’état physique de son ancien élève : plusieurs expressions rendent compte de ce point de vue d’un homme qui cherche à comprendre l’étrange image qui se présente à lui. proie était exprimée par l’attitude maladive de son corps affaissé ; elle était peinte sur son front, sur ❑ L’adjectif « extrême » et le substantif « mélancolie » ; M.

Porriquet est sensible au grand abattement / dépérissement relever également l’expression « être en proie à ». moral et physique de Raphaël. son visage pâle comme une fleur étiolée.

Une sorte de grâce efféminée et les bizarreries particulières ❑ Adjectifs « attitude maladive » et « corps affaissé » (l. 1-2).

Le visage « pâle » reflète aussi l’accablement de aux malades riches distinguaient sa personne.

Ses Raphaël ; quant à ses cheveux, ils sont « devenus mains, semblables à celles d’une jolie femme, rares » (l.

5) avaient une blancheur molle et délicate.

Ses che- ❑ La comparaison avec la « fleur étiolée ». veux blonds, devenus rares, se bouclaient autour de ses tempes par une coquetterie recherchée.

Une calotte grecque, entraînée par un gland trop lourd pour le léger cachemire dont elle était faite, pendait Le lexique et la comparaison avec la fleur évoquent la perte de toute énergie, l’épuisement ➔ Raphaël est désormais un être sans vie (un « jeune cadavre » dira le narrateur quelques lignes plus loin, p.

233).  Le jeune homme a tout d’un vieillard. ❑ « Les bizarreries particulières aux malades riches distinguaient sa personne » (l.

3-4). Cet état physique est d’autant plus singulier qu’il contraste avec les signes d’une délicatesse de dandy. ❑ Voir l’expression « Une sorte de grâce efféminée » (l. 3) ➔ R.

vit une existence raffinée dans la solitude, hors du monde : à la fois jeune homme et jeune fille, il semble presque asexué. sur un côté de sa tête.

Il avait laissé tomber à ses ❑ La comparaison des mains avec « celles d’une jolie femme » Relever également l’évocation de ses chepieds le couteau de malachite enrichi d’or dont il veux qui bouclent avec une « coquetterie recherchée ». s’était servi pour couper les feuillets d’un livre.

Sur ses genoux était le bec d’ambre d’un magnifique houka de l’Inde dont les spirales émaillées gisaient comme un serpent dans sa chambre, et il oubliait d’en sucer les frais parfums. ❑ Nombreuses références au mode de vie de Raphaël. ❑ Voir le vocabulaire soulignant le luxe oriental : la « calotte grecque », le « cachemire ».

Référence à des objets de valeur finement ouvragés : un couteau de « malachite enrichi d’or » et un « houka » de l’Inde dont le « bec » est « d’ambre », dont les spirales sont « émaillées » (l.

9). ❑ L’adjectif « molle » (l.

5) ; l’expression « pen[d] sur un côté de la tête » ; le « gland » qui orne la coiffe est « trop lourd » (l.

6-7). Le raffinement est marqué par mode de vie de Raphaël dans lequel il vit : ses vêtements et ses objets sont ceux d’un homme vivant à la mode orientale, dans un cadre recherché, luxueux. ➔ Cependant, ce luxe ne lui assure aucune satisfaction.

Les références à ces objets sont liées à son impuissance.

Ces images symboliques suggèrent l’abandon de tout désir. ❑ Le couteau (symbole phallique comme le bec d’ambre ?) traîne au sol ; quant aux spirales du « houka », elles « gisaient comme un serpent dans sa chambre ».

Le verbe « gésir » (« gisaient ») et la comparaison avec le « serpent ». Le « couteau », les spirales du houka au sol « comme un serpent », constituent peut-être des références au rejet de tout plaisir chez Raphaël qui a perdu toute vigueur, toute virilité. Deuxième partie (l.

10 à 20) : La force du regard, lequel dévoile l’intensité du combat intérieur que mène Raphaël contre ses désirs. ❑ L’adverbe « Cependant » (l.

10) Le lien logique marque une rupture et introduit une nuance dans ce portrait.

M.

Porriquet est surpris par le regard du jeune homme dont l’éclat et la force « démentent » l’état d’abattement.

La vie qui anime le personnage se concentre dans ses regards intenses. ❑ Quatre occurrences du mot « regard » + champ lexical du regard (« yeux bleus » / « coup d’œil », l.

11 et 14). Le vieux professeur décèle dans ces yeux une intense activité à laquelle Porriquet est particulièrement sensible ainsi que le souligne le verbe « saisir ». Cependant, la faiblesse générale de son jeune corps était démentie par des yeux bleus où toute la vie semblait s’être retirée, où brillait un sentiment extraordinaire qui saisissait tout d’abord.

Ce regard faisait mal à voir.

Les uns pouvaient y lire du déses- ❑ L’adjectif hyperbolique « extraordinaire », le.... »

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