Lecture Cursive de La Réunification des deux Corées de Joel Pommerat et analyse comparative avec On ne badine pas avec l'amour de Musset
Publié le 01/05/2026
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LECTURE CURSIVE 3
Œuvre choisie : la Réunification des Deux Corées, Joël Pommerat
1/ Quels sont les points communs et les di érences entre la pièce lue
et celle de Musset, On ne badine pas avec l’amour ?
La Réunification des Deux Corées est une œuvre théâtrale de Joël Pommerat,
auteur du XXIème siècle.
Composée de 20 scénettes sur des situations plus ou moins
quotidiennes à propos de famille, amis et amour, cette pièce explore les di érentes
facettes des relations humaines, du plus banal au plus brutal.
On ne Badine pas avec l’amour est une pièce de théâtre d’Alfred de Musset, dramaturge
du XIXème siècle.
L’intrigue principale concerne Camille et Perdican, deux jeunes gens
La pièce commence comme une intrigue sentimentale légère et chute en drame
romantique vers la fin lorsque la mort et le désespoir sont introduits.
Nous cherchons à analyser les similitudes et di érences entre ces 2 pièces, du même
genre et pourtant séparés par les conventions de leur siècle.
Dans un premier temps, le point commun le plus évident serait l’aspect
moderne ou non conventionnel, pour l’époque du moins, de chaque œuvre.
Dans La
Réunification des deux Corées, Pommerat ne nomme que la moitié de ses
personnages, et ceux qui ont un prénom, il a irma dans plusieurs interviews que
l’identité des ses personnages n’était pas important, et que s’il n’en avait pas autant, il
n’aurait nommé personne.
Ainsi, les prénoms tels Christelle, Christian, Nathalie et
Myriam n’ont aucune signification et ont seulement un but pratique.
Ce qui est
pertinent, c’est le choix prit de l’auteur de créer des archétypes plutôt que des
personnages avec une identité.
A l’inverse, Musset nomme ses personnages mais la
modernité de son œuvre ne repose pas dans la nomenclature.
En e et, bien ancré dans
la révolution romantique de son temps, Alfred de Musset rejette les conventions
d’écriture classique en rédigeant une pièce de théâtre non en vers mais en prose.
Continue dans cette idée en inscrivant son œuvre comme un drame romantique : alors
que le théâtre classique se trouvait fortement codifié avec les règles des 3 unités, de
bienséance et de vraisemblance, le dramaturge fait mourir des personnages sur scène
et pose plusieurs intrigue – au lieu d’une principale – qui se jouent sur di érents lieux.
Dans un second temps, les deux pièces o rent une représentation non idéalisée
de l’amour.
E ectivement, le théâtre classique se dirige vers une vue de la relation
amoureuse propice aux idéaux du XVIIIème siècle, c’est-à-dire idéale et sans grands
problèmes.
A l’inverse, Pommerat concentre ses scénettes autour des problèmes de
liens humains et relations amoureuses, par exemple le divorce, l’adultère, le suicide,
les histoires passées et le mariage.
Musset aussi concentre son intrigue autour des
sentiments cachés, séparations, la jalousie, et l’orgueil dans l’amour.
La di érence majeure entre On ne Badine pas l’Amour et La Réunification des
Deux Corées se trouve dans la structure.
Alors que le premier suit une forme classique
en actes avec un fil d’intrigue linéaire au cours de l’œuvre, le deuxième, de façon plus
contemporaine est éclatée en scénettes indépendantes sans intrigue cohérente entre
elles ni personnages en commun.
D’évidence, cette di érence se trouve dans l’époque
de rédaction des deux pièces, l’une plus proche du théâtre classique que l’autre,
malgré la révolution romantique.
Revenant au sujet des personnages, la diversité de caractères se fait plus
évidente dans une pièce que l’autre.
Alors que Joël Pommerat utilise des personnages
sans nom, sans identité particulière, donc plutôt du quotidien, Musset varie le profil de
ses personnages en diversifiant les tons, du burlesque et comique au tragique et
pathétique.
Par exemple, alors que Dame Pluche et Maître Blazius sont plutôt du côté
comique, la situation que traversent les personnages principaux s’avère tragique
surtout en comptant la mort de Rosette.
En définitive, bien que séparées par plusieurs siècles et des conventions
théâtrales distinctes, La Réunification des Deux Corées et On ne badine pas avec
l’amour se rejoignent dans leur représentation nuancée et souvent cruelle des relations
humaines.
Si Musset illustre la complexité des sentiments à travers une intrigue
tragique portée par des personnages nommés et contrastés, Pommerat, lui, fragmente
son récit en scènes indépendantes, où l’anonymat des figures met en lumière
l’universalité des liens humains.
Ces œuvres, chacune à leur manière, déconstruisent
l’idéal amoureux et soulignent les contradictions, les désillusions et les tensions qui
façonnent les relations humaines.
Ainsi, qu’il s’agisse du romantisme du XIXᵉ siècle ou
du théâtre contemporain, le mythe amoureux et les péripéties avec lesquelles il vient
demeurent toujours un sujet fondamental.
2/ Qu'avez-vous retenu de cette lecture théâtrale ?
Les liens humains sont un paradoxe : indispensables, mais fragiles, tissés
d’émotions aussi intenses qu’éphémères.
Entre attachement et rupture, regret et
impulsion, qu’est-ce qui nous unit vraiment aux autres ? C’est cette complexité qui rend
les relations humaines aussi belles que douloureuses, oscillant sans cesse entre
besoin de l’autre et....
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