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Le misanthrope

Publié le 09/03/2026

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« Introduction Dans Le Misanthrope (1666), Molière met en scène un conflit fondamental entre l’idéal de sincérité absolue et les règles de la sociabilité mondaine. L’Acte I scène 1 constitue une scène d’exposition originale, car elle ne présente pas l’intrigue mais un affrontement idéologique entre deux personnages : Alceste, misanthrope excessif, et Philinte, partisan de la modération. 👉 Problématique : Comment Molière fait-il de ce dialogue une critique de l’hypocrisie sociale tout en révélant l’excès d’Alceste ? Plan de lecture linéaire 1.

Une scène d’exposition conflictuelle et violente (v.1 à 7) 2.

Une rupture marquée par un langage moral et absolu (v.8 à 14) 3.

Une dénonciation outrancière de l’hypocrisie mondaine (v.15 à 27) Lecture linéaire détaillée I.

Une scène d’exposition conflictuelle et violente (v.1 à 7) Dès l’ouverture, Molière plonge le spectateur dans un conflit déjà installé.    Le dialogue est construit sur une opposition syntaxique : o Philinte utilise des phrases interrogatives : « Qu’est-ce donc ? Qu’avez-vous ? » → marque de bienveillance et de raison. o Alceste répond par des phrases injonctives à l’impératif présent : « Laissez-moi », « courez vous cacher » → valeur d’ordre, révélant son refus du dialogue. Le champ lexical de la colère et de la rupture apparaît immédiatement : fâcher, brusques chagrins, bizarrerie. Alceste affirme son tempérament excessif par une construction emphatique : « Moi, je veux me fâcher » o  Le pronom tonique « moi » isole le personnage et souligne son individualisme radical. o Le présent de vérité personnelle exprime un trait permanent de caractère. L’opposition idéologique est explicitée par Philinte : « on entend les gens au moins sans se fâcher » → emploi du pronom indéfini « on » qui généralise une norme sociale raisonnable. 👉 Le comique repose ici sur la disproportion entre la situation et la violence d’Alceste. II.

Une rupture marquée par un langage moral et absolu (v.8 à 14) La tension s’intensifie lorsque le thème de l’amitié est abordé.  Philinte rappelle leur lien par une concession : « quoique amis enfin » → subordonnée concessive exprimant la patience et la loyauté.  Alceste réagit par une question rhétorique agressive : « Moi, votre.... »

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