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« Le Lion s’en allant en guerre » in Fables de Jean de La Fontaine.

Publié le 15/06/2021

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« Objet d’Etude n°3 : la littérature d’idées et la presse du XVI ° siècle au XXI° siècle Texte et Explication linéaire (perso)-Confinement « Le Lion s’en allant en guerre » in Fables de Jean de La Fontaine.

Livre V, 19. 1.

Le lion dans sa tête avait une entreprise : Il tint conseil de guerre, envoya ses prévôts, Fit avertir les animaux.

Tous furent du dessein, chacun selon sa guise : 5.L'éléphant devait sur son dos Porter l'attirail nécessaire, Et combattre à son ordinaire ; L'ours, s'apprêter pour les assauts ; Le renard, ménager de secrètes pratiques ; 10.Et le singe, amuser l'ennemi par ses tours.

« Renvoyez, dit quelqu'un, les ânes, qui sont lourds, Et les lièvres, sujets à des terreurs paniques.

- Point du tout, dit le roi ; je les veux employer : Notre troupe sans eux ne serait pas complète.

15.

L'âne effraiera les gens, nous servant de trompette ; Et le lièvre pourra nous servir de courrier. Le monarque prudent et sage De ses moindres sujets sait tirer quelque usage, Et connaît les divers talents.

20.Il n'est rien d'inutile aux personnes de sens. ------------------------------------------------------------ ------------------------------------------------------------ ----------Remarques :- En introduction, pensez à définir le genre de la fable qui appartient à celui, plus large, de l ’apologue ==) cf.

dans votre manuel, p.429 : « l’apologue permet d’exprimer ses idées sous le masque de la fiction.

Les Aventures de Télémaque de Fénelon (1715), qui raconte les errances du prince Télémaque et de son guide Mentor, est un ouvrage didactique à l’intention de l’héritier du trône, sur le pouvoir et le bon gouvernement.

La fable: tirant ses origines de l’Antiquité, le genre apparaît avec les récits en prose du Grec Ésope (VIIe-Vie siècle av.J.-C.) et se développe avec les poèmes du Romain Phèdre(Ier siècle).

Il se présente sous la forme d’un court récit vivant et dynamique, mettant en scène des hommes, des animaux ou des végétaux humanisés, le plus souvent accompagné d’une moralité qui énonce la leçon à tirer de l’histoire racontée.

Jean de La Fontaine, au XVIIe siècle, a fait la célébrité de ce genre, où la dimension apparemment didactique cache souvent une ambition argumentative ou polémique ». - voici une des rares fables de La Fontaine (outre « Le Lion et le Rat ») qui met en scène un Roi aux réelles qualités de monarque : il est juste envers ses sujets qu’il connaît, qu’il maîtrise dans leur unicité et leurs relations, qu’il calme parce qu’il est investi de son projet et qu’il examine la situation.

Il est omnipotent, dans une clémence pleine de noblesse, et omniscient, par conséquent.

Il correspond à l’idéal classique, majestueusement solaire, apte à dominer cette situation tout en ayant accepté l’expression divergente d’un de ses sujets. -Le poème alterne octosyllabes et alexandrins : les premiers sont surtout au service de faits exposés de façon assurée, sans détail superflu, émanant d’un narrateur qui va à l’essentiel ; les seconds, surtout présents dans les prises de parole, permettent l’argumentation autour d’une position. -La proportion de la morale (que l’on appelle aussi « l’âme » d’une fable, selon La Fontaine) est importante et est en deux temps : 3 vers(17 à 19)pour affirmer les qualités d’un bon roi ;le dernier vers qui est une maxime, valorisant plus généralement les effets de l’intelligence(« fonctions mentales d’organisation du réel », à opposer à l’instinct, selon la définition du TLFI) et ce, pour tout un chacun. L’explication linéaire -Le titre de cet apologue est, de prime abord, remarquable puisque son participe présent nous fait entrer in medias res dans le vif narratif : nous partons avec le roi (et ses troupes), dans un combat futur.

Est-ce seulement celui sur terrain des armées ou sur celui, plus philosophique, contre l’étroitesse d’esprit et l’exclusion des différences, que le roi, seul, mène ? -Cependant, la lecture du 1 er vers atteste que seul le projet (attention à « entreprise »=il avait envie de se lancer dans la guerre et de l’entreprendre) est là ; certes, l’imparfait affirme la maturation de. »

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