Le dernier thé de maître Soho - Cyril Gely
Publié le 10/06/2026
Extrait du document
«
Restitution de lecture : Le dernier thé de maître Sohô, Cyril Gely
1.
Le dernier thé de maître Sohô nous raconte l’histoire d’Ibuki Ozu, une
jeune femme japonaise, voulant devenir samouraï.
Pour atteindre son
rêve, elle va rendre visite à un ancien samouraï, qu'elle veut prendre
pour maître, Akira Sohô.
Ensembles, ils vont explorer la voie du sabre
mais aussi celle du thé durant plusieurs mois.
Ibuki va également en
apprendre plus sur la vie de son maître et les sacrifices que ce dernier a
dû faire pour en arriver à la vie qu’il mène.
Un jour, Akira Sohô est
appelé à se battre contre l'armée japonaise, par un ancien camarade.
Il
emmène Ibuki avec lui, mais il drogue cette dernière, pour qu'elle
s'endorme.
La bataille décime les derniers samouraïs du Japon et Akira
Sohô avec.
Ibuki le retrouve mourant et reste avec lui pour ses derniers
instants.
Dévastée par la perte de son maître, elle tente néanmoins de
refaire sa vie.
Elle commence par travailler dans des champs de thé,
puis s’engage sur un bateau européen, pour faire le commerce de celuici.
C’est ainsi qu’elle renait, après la mort d’Akira Sohô.
2.
Ibuki est une jeune femme japonaise.
Elle est la fille d’un
producteur/vendeur de saké.
Destinée à reprendre le commerce de son
père, elle ne veut pourtant pas suivre le chemin tracé par lui et veut se
faire samouraï.
Son père ne veut pas que sa fille quitte le domaine
familial pour la voie du sabre et cherche même à la faire rester en la
mariant à Matsuo, un jeune homme avec qui Ibuki a souvent des
relations sexuelles.
Elle refusera et se rendra chez Akira Sohô, un
ancien samouraï, pour que ce dernier la prenne comme élève.
On
pourrait décrire Ibuki comme têtue ou insolente, mais pour moi, elle est
surtout déterminée et libre, ce qui n’est pas du tout typique des jeunes
femmes de son époque.
Elle sait ce qu’elle veut et est prête à tous les
sacrifices nécessaires pour atteindre ses objectifs, elle va même jusqu’à
se travestir pour y arriver.
Quand elle se heurte au refus d’Akira Sohô,
elle continuera d’essayer de le convaincre, en restant dehors, dans le
froid et assise de façon très inconfortable.
Sa persistance finira par
persuader l’ancien combattant de la prendre sous sa tutelle.
Chez Akira
Sohô, on découvre qu’Ibuki a soif d’apprendre.
Elle écoute chacun des
conseils de son maître et tente de les appliquer au mieux.
On le voit
avec le passage où Akira lui dit de frapper avec son cœur, et qu’elle se
répète ensuite à chaque coup ces mêmes paroles.
Elle cherche
également à le rendre fière en s’appliquant au maximum sur la
préparation du thé, même si elle ne comprend d’abord pas ce que cela a
à voir avec les samouraïs.
Tout cela fait d’elle un personnage marquant
au caractère bien trempé.
3.
Le titre de ce roman, le dernier thé de maître Sohô, fait référence au
dernier thé partagé entre Ibuki et son maître, avant la grande bataille
contre l’armée du Japon.
Je trouve que c’est un très bon titre, car il fait
référence à un tournant dans l’histoire, quand Ibuki se retrouve seule
après tout le temps passé en compagnie de son maître.
De plus, il nous
prédit le destin funeste réservé à l’ancien samouraï, ce qui donne un
côté tragique au roman, puisqu’aucun des personnages ne peut aller à
l’encontre de cette mort inéluctable.
4.
Le passage qui m’a le plus marquée dans ce roman se passe le soir
juste après la bataille des samouraïs contre l’armée impériale,
lorsqu’Ibuki cherche son maître sur la colline et qu’elle le trouve mourant
(p.162 à 165).
Cette scène est déchirante, elle est les derniers instants
partagés par Ibuki et son maître avant que celui-ci ne quitte sa disciple.
Elle nous dévoile toute l’affection qu’Akira porte à Ibuki, puisque ce
dernier était prêt à la droguer pour la préserver.
Il l’aimait comme un
père aime....
»
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