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L'attentat d'AnagniUn «commando» au Moyen Age.

Publié le 17/05/2020

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« 1 / 2 L'attentat d'Anagni Un «commando» au Moyen Age 1303 L'attentat d'Anagni est un épisode extrême de la lutte entre Philippe le Bel et la papauté.

Depuis la chute de l'Empire d'Occident, la papauté prétend à l'hégémonie uni­ verselle.

De son côté, la monarchie fran­ çaise s'affirme.

Un conflit décisif semble inévitable.

De plus, vers 1300, les deux souverains en titre ne sont guère conci­ liants.

Philippe le Bel, roi depuis 1285, est pieux et austère, mais n'a pas l'humi­ lité de Saint Louis; ses conseillers, les «légistes», le poussent en outre à laïciser fortement le pouvoir temporel.

Boniface VIII, élu en 1294 dans des circonstan­ ces douteuses, est un juriste plein d'expérience, mais c'est aussi un vieil­ lard têtu et cassant.

A peine intronisé, le pape refuse au roi de lever des taxes sur son clergé (bulle Clericis laicos, 1296).

Philippe le Bel riposte en interdisant les mouvements de fonds et en travaillant habilement l'opinion publique; finale­ ment, chacun transige, ce qui permet la canonisation de Louis IX.

En 1301, le pape nomme, au nouvel évê­ ché de Pamiers, Bernard Saisset que le roi, à la suite de dénonciations malveil­ lantes, fait incarcérer pour haute trahi­ son, sans égard pour sa dignité épisco­ pale; il demande également au Saint­ Siège de le destituer.

Boniface VIII, furieux, rappelle au roi les privilèges ecclésiastiques (bulle Ausculta, jili, dé­ cembre 1301) et ne craint pas de convo­ quer évêques et théologiens français à un synode devant lequel le roi est som­ mé de venir s'expliquer.

En lieu et place de la bulle, le chancelier Pierre Flote fait alors circuler une fausse lettre, Time Deum, dont le ton provocateur rallie au roi le clergé et l'université.

Puis Philippe réunit les états à Paris, qui approuvent l'indépendance de la monarchie dans le domaine temporel.

Mais la défaite de Courtrai devant les Flamands révoltés, la mort de Pierre Flote, affaiblissent le parti royal.

Boniface profite de la situation pour affirmer plus clairement que jamais la doctrine théocratique traditionnelle selon laquelle le pape dispose d'une double autorité spirituelle et temporelle, la doctrine des «deux glaives» (bulle Unam sanctam, novembre 1302).

Du coup, l'assemblée réunie par le roi au Louvre en juin 1303 déclare le pape intrus, schismatique et hérétique; elle en appelle à un concile général.

Boniface VIII n'a pas le temps d'excommunier le roi et son entourage: le 7 septembre 1303, une troupe, rassemblée par le con­ seiller du roi Guillaume de Nogaret, aidé par une partie de l'aristocratie romaine et des banquiers florentins, investit Anagni, non loin de Rome, où réside le pape.

Ce dernier est sauvé par une émeute de la population.

Ayant pu regagner Rome, il meurt un mois plus tard.

Son successeur, Benoît XI, est conciliant, mais ne règne qu'un an; il est remplacé par un Français, Clément V, qui va bientôt résider à A vignon: la papauté passe alors sous l'influence française. 2 / 2. »

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