La réception de Thérèse Raquin
Publié le 22/02/2026
Extrait du document
«
La réception de l’œuvre
Comment le roman de Zola a été accueilli par les lecteurs et la critique
(journalistique, littéraire) lors de sa parution ?
Le roman d’Emile Zola a été accueilli par la critique d’une voix violente et outrée.
En effet, comme on peut le lire dans la critique de Ferragus, le livre a été perçu
comme satisfaisant le voyeurisme pervers de certaines personnes.
Louis Ulbach
demande même si « Les foules qui courent à la guillotine, ou qui se pressent à la
morgue, sont le public qu’il faille séduire, encourager, maintenir dans le culte
des épouvantes et des purulences ».
Il ajoute aussi que ce livre risque de
corrompre la littérature : « Je n’aurais rien dit d’une fantaisie individuelle, mais à
cause de la contagion, il y va de toutes nos lectures.
».
Le critique dit aussi que
ce livre est trop simple : « Forçons les romanciers à prouver leur talent
autrement que par des emprunts aux tribunaux et à la voirie.
».
Beaucoup
d’autres personnes critiquent ce livre, notamment en le traitant de
pornographique.
Effectivement, le public de l’époque n’avait pas l’habitude de lire des histoires
aussi réalistes sinistres.
Les critiques avaient peur que cela inspire de mauvaises
personnes et que l’œuvre ait une mauvaise influence.
Face à tant de critiques, Zola fut obligé d’écrire une préface à son livre.
Ce
préambule de huit pages explique ainsi avec mépris que son travail n’a pas été
compris et qu’il s’agissait plus d’un roman scientifique que psychologique.
On
s’en rend compte au moment où il dit avoir voulu étudier des « tempéraments »
et non des « comportements ».
Il utilise beaucoup des termes techniques et du
vocabulaire qui le fait passer pour un érudit supérieur aux autres.
L’évolution de sa postérité jusqu’à aujourd’hui (inspirations dans
d’autres arts, adaptations littéraires ou cinématographiques… + l’œuvre....
»
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