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La France et la construction européenne

Publié le 18/05/2026

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« La France et la construction européenne Selon le ministre français des Affaires Étrangères Robert Schuman, en soutenant les relations pacifiques en les Nations du continent, l’Europe fédérale est un facteur de paix.

Pour cela, il faut tout d’abord mettre fin aux tensions entre les différents peuples, au premier desquelles la rivalité franco-allemande.

Ainsi, des coopérations inter-étatiques pourraient être engagées. Par exemple la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA), dont Schuman soutient la création au nom du Gouvernement Français en 1951, vise justement à placer le contrôle de ces ressources stratégiques sous une autorité supranationale.

En effet, la mise en commun des moyens de production de charbon et d’acier, indispensables d’un point de vue économique ou militaire, incite au développement économique, tout en limitant le risque de guerre.

C’est le premier acte concret de la future Union Européenne.

Pareillement, le projet avorté de la Communauté Européenne de la Défense (CED) en 1950 projetait la création d’une force militaire unifiée dépassant les seules armées nationales afin de se défendre plus efficacement face à la menace de l’Union soviétique.

En parallèle cela avait aussi pour objectif d’empêcher une politique impérialiste et le réarmement individuel d’un des États membres. Le Président de la République Charles De Gaulle reconnaît le rôle moteur d’une initiative francoallemande, qui réunit par la suite les autres pays, dans la naissance d’une union sur le continent. Cette Europe doit également être le fruit d’un sentiment d’adhésion des population.

Toutefois, il estime que les organismes supranationaux instaurés menace l’Europe qui se fait « par elle-même pour elle-même » en empiétant sur la souveraineté de États qui la compose.

La crainte est que les Autorités supranationales, selon lui abusives et irresponsables, deviennent des Super-États.

A l’inverse, De Gaulle prône leur cantonnement au conseil et à la technique tout en insufflant des coopérations interétatiques organisées. La volonté de faire de l’Europe une véritable puissance sur la scène internationale reste partagée avec Schuman en lui conférant une action dans les domaines politique, économique, culturel et militaire.

Cette politique européenne de De Gaulle est parfois perçue négativement avec notamment une caricature du Canard enchaîné qui présente sa vison de l’Europe comme un suivisme des seuls intérêts français sans véritable coopération multilatérale. De Gaulle et Mendès France En accordant la nomination du gouvernement, la tenue hebdomadaire du Conseil des ministres puis.... »

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