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Joseph Lister

Publié le 16/05/2020

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« Joseph Lister Joseph Lister né le 5 avril 1827, était le quatrième enfant d'un riche négociant en vins, Joseph-Jackson Lister, quiétait aussi un savant distingué.

Les Lister appartenaient à la secte des Quakers et, depuis sa plus tendre enfance,le jeune Lister grandit dans une atmosphère de sévère discipline morale.

Bien qu'il ne fût pas resté dans lacommunauté quaker, il n'y a pas de doute qu'il ne dût beaucoup de son caractère à cette éducation, et enparticulier son intrépidité à défendre ce qu'il croyait être juste, ainsi que l'intérêt qu'il portait au bien-être de sessemblables. Son père, qui employait ses loisirs à l'étude de l'optique, s'était fait une réputation mondiale en perfectionnant lemicroscope ; il n'y a donc rien d'étonnant à ce que le jeune garçon montrât de bonne heure du goût pour l'histoirenaturelle et que son attention fût attirée par l'importance biologique du monde invisible révélé par le microscope. Tout jeune encore, Lister annonça à sa famille son intention de devenir chirurgien.

C'était bien des années avantqu'on eût recours à l'anesthésie ou à l'antisepsie, et son père n'approuvait guère ce choix qui, à l'époque, devaitparaître hardi et malséant.

Au sortir de l'école, à dix-sept ans, Lister entra au "University College" de Londres, oùson père exigea qu'il obtînt d'abord le diplôme de bachelier avant de commencer ses études médicales.

Dès lespremiers temps de sa vie d'étudiant, Lister subit l'influence de William Sharpey, professeur de physiologie.

Le 21décembre 1846, encore étudiant, il assista à la première opération sous anesthésie pratiquée avec succès enEurope, à l'Hôpital du "University College", par Robert Liston.

Suivant un de ses camarades, Lister était "bon,aimable, mais il préférait la solitude et ne se liait pas d'une forte amitié".

Il reçut son diplôme de médecin en 1852,après de brillantes études.

Fait significatif, il avait déjà présenté des communications sur la "gangrène d'hôpital", etc'est en partant de l'hypothèse que la "gangrène d'hôpital" est due à des microrganismes qu'il devait, treize ans plustard, faire ses premiers essais d'antisepsie. Lister n'avait pas besoin de travailler pour vivre.

Le professeur Sharpey lui conseilla donc d'aller passer un mois avecSyme, le réputé chirurgien d'Édimbourg, et ensuite de se rendre dans les grandes écoles du continent.

Sharpey avaitlui-même, dans sa jeunesse, étudié à Paris avec Dupuytren et Lisfranc.

Après des vacances passées en Irlande,Lister arriva à Édimbourg en septembre 1853.

A cette époque, James Syme, professeur de chirurgie, était à l'apogéede sa renommée et ses leçons cliniques étaient suivies par de nombreux visiteurs étrangers.

Entre Syme, hommemûr, et Lister, jeune homme, s'établit tout de suite un courant d'attraction mutuelle et le maître confia bientôt àl'élève un poste de chirurgien résident à l'Infirmerie royale d'Édimbourg.

Après son mariage, son caractère perdit unpeu de son austérité et devint plus sociable, mais sans que diminuât son aptitude à un travail acharné, et Agnès,son épouse, devint bientôt une assistante indispensable.

Les résultats de ses travaux sur les phénomènesinflammatoires et sur la coagulation du sang furent lus en 1857 et 1858 devant la Royal Society. En 1859, il eut à faire un choix difficile, lorsqu'il apprit la vacance de la Chaire royale de professeur de chirurgie àGlasgow.

Non seulement il éprouvait de la répugnance à quitter Édimbourg et Syme son beau-père, mais il seproposait de demander plus tard sa nomination à Londres.

Après quelques hésitations, il se décida pour la chaire deGlasgow.

A ce sujet comme pour beaucoup d'autres, Lister avait échangé de nombreuses lettres avec son pèreavec qui il se sentait en grande confiance. Tout d'abord il se demanda avec appréhension quelle impression il allait produire sur les étudiants, mais sa premièreleçon fut un succès et bientôt, il eut en chirurgie le plus large auditoire du Royaume-Uni.

Cependant, tout n'alla passans difficultés.

L'hôpital de Glasgow était dirigé par un conseil de direction composé de non-médecins dont le souciprincipal était l'économie, et les tentatives de Lister pour introduire la propreté la plus élémentaire dans les salles dechirurgie devaient entraîner des frais supplémentaires en pansements, linges et désinfectants chimiques.

Cependant,la propreté seule était impuissante à diminuer la mortalité effroyable et croissante due à l'infection des plaieschirurgicales.

La septicémie avait toujours été un des plus sérieux dangers de la chirurgie, mais l'urbanisation rapidedes populations et l'encombrement des salles d'hôpital qui s'en ensuivit contribuaient à rendre le problème plus gravequ'il n'avait jamais été.

Les hôpitaux avaient une très mauvaise réputation et on disait communément que quiconquesubissait une intervention chirurgicale courait un plus grand risque que les soldats sur le champ de bataille. Depuis le début de ses études, Lister s'était intéressé à la gangrène d'hôpital et il voua à ce problème une attentiontoujours croissante.

Bien que ses études microscopiques l'eussent familiarisé avec le mécanisme physiologique del'inflammation, la cause initiale du processus inflammatoire menant à une issue fatale, apparaissant chez certainsmalades et pas chez les autres, continuait à lui échapper totalement. Mais bientôt une conception entièrement nouvelle du problème allait lui apparaître.

Un jour, en 1865, ThomasAnderson, professeur de chimie à Glasgow, lui fit connaître les travaux de Pasteur sur la fermentation et laputréfaction qui démontraient que ces altérations étaient dues à des agents vivants microscopiques.

Lister pensaimmédiatement que la suppuration des plaies pouvait être due à une cause semblable.

Il commença alors à cherchercomment on pourrait éliminer des tissus incisés les agents infectieux qui pouvaient être contenus dans l'air.

Il serappela que l'acide phénique pur avait été employé avec des résultats remarquables pour le traitement chimique deseaux d'égout de Carlisle et il décida d'essayer de ce produit pour mettre à l'épreuve son hypothèse. Le professeur Anderson lui procura un échantillon d'acide phénique dont il fit usage dans le premier cas propice : unefracture ouverte de la jambe.

La plaie fut largement imprégnée d'acide phénique, puis recouverte de charpie imbibée. »

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