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Histoire Alimentation exposé

Publié le 09/02/2024

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« Introduction : Alimentation : fait de se nourrir, donc une donnée vitale.

Il s’agit de subvenir à ses besoins physiologiques en réalisant une série d’actions individuelles, généralement dans l’espace domestique. Règle classique des 3 : on peut normalement survivre 3 minutes sans respirer, 3 jours sans boire, 30 jours sans manger Rôle de la volonté : cas de Bobby Sands, membre de l’IRA mort en détention en 1981 après 66 jours de grève de la faim S’alimenter (ou pas ici) est donc aussi une question politique (ici le choix même de manger) C’est donc une question qui dépasse le simple aspect physiologique : dimension politique, géopolitique, économique, social, sociétal, philosophique… Vous allez devoir porter un regard attentif aux enjeux de votre propre alimentation : ce que vous mangez, comment vous le mangez, où… Question de l’alimentation ainsi liée à des enjeux collectifs qui dépassent largement l’individu : - capacité de production agricole (la Terre compte aujourd’hui 8 milliards d’habitants) - transformation et commercialisation des produits alimentaires - modes de consommations (pratiques alimentaires) (auj.

globalement plus de protéines animales et de produits transformés) Globalement (autant le dire tout de suite) : le défi alimentaire est globalement relevé (2800 kcal par personne et par jour, plus que les 2500 kcal physiologiquement nécessaire). Pourtant des défis encore importants attendent l’humanité : - encore des problèmes de malnutrition et de sous-nutrition (828 millions de personnes ont souffert de la faim en 2021 selon le FAO (l’organisation de l’ONU pour l’agriculture et l’alimentation), soit 150 millions de plus par rapport à l’avant Covid-19 https://www.fao.org/3/cc0640fr/cc0640fr.pdf - dans les pays développés, l’inflation à fait ressurgir des craintes dans le domaine alimentaire, y compris les craintes d’une crise alimentaire mondiale : le conflit russo-ukrainien a ravivé des enjeux militaires et géopolitiques autour de la question alimentaire https://www.youtube.com/watch?v=VcfZKUbprkw - des questionnements autour de nos rapports à l’alimentation, une redéfinition des pratiques alimentaires dans le cadre d’un monde dit « en transition » (voir interrogation actuelle autour de l’alimentation carnée pour des raisons éthique animale et environnementale) - prise de conscience actuelle de la financiarisation de la question alimentaire, crise née du conflit ukrainien a aussi fait prendre conscience à certains Etats des risques liés à l’instabilité du marché agroalimentaire mondial (comme Inde).

Idée de retour d’une souveraineté alimentaire (voir les attentes pour une souveraineté industrielle). Objectifs : Voir dans le Dunod, Vuibert - acquérir des références : mémoriser (dont le vocabulaire) - maitriser la méthode : celle de la dissertation, gestion du temps, connaissance des points forts et points faibles Méthodes de travail : - travailler les cours (diaporamas, contenus), les approfondir - lire un manuel des questions au concours (Dunod pas mal pour la méthode, très léger sur le contenu) 1 - faire des fiches variées et utilisables sur de nombreux sujets (pistes en cours, exemples personnels : films, livres, auteurs, une ferme pratiquant la permaculture, une AMAP…pas que des exemples français et dans la proximité) - faire les exercices proposés (d’approfondissement, d’entrainement) Problématiques : Comment l’humanité réussi globalement à se nourrir ? Quels sont les enjeux (politiques, économiques, sociaux) de la sécurité alimentaire ? Comment redéfinir individuellement et collectivement notre alimentation dans le cadre d’un monde en transition ? (notion de transition alimentaire) Quels sont les nouveaux défis alimentaires ? Cours 1 : L’évolution des pratiques alimentaires et des modes de production (approche géo-historique) Cours 2 : Les enjeux de la sécurité alimentaire (approche stratégique) Cours 3 : Réinterroger notre rapport à l’alimentation (approche plus socio-culturelle) Cours 1 : L’évolution des pratiques alimentaires et des modes de production Accroche sur l’uniformisation des pratiques alimentaires : Grataloup, Christian, Le monde dans nos tasses.

L’étonnante histoire du petit déjeuner, Armand Colin, 2017. Fais une géohistoire du petit déjeuner.

Considère le petit déjeuner comme le plus petit commun dénominateur des pratiques alimentaires de la mondialisation.

Retrouve à peu près partout la trilogie thé, café, chocolat. Montre que c’est une uniformatisation réalisée par les Européens (comme la mondialisation).

Thé asiatique, café africain et cacao américain mais consommé par les aristocrates et grands bourgeois anglais, français et néerlandais du XVIII° siècle (en fonction des espaces dominés par leur nation respective). Ici l’émergence du petit déjeuner comme conséquence de la main mise européenne sur les régions tropicales. Le point commun entre ces 3 produits est qu’ils sont issus de plantes tropicales inadaptées en milieu tempéré. Alimentation (pratiques alimentaires et modes de production) sont des produits de l’histoire. (Comme le fait de prendre un petit déjeuner généralement identique chaque jour, de manière assez solitaire) Comment l’humanité réussi globalement à se nourrir ? I) Produire : la fabrique des aliments A) De la cueillette à l’agriculture intensive (dimension historique) 1- La « révolution néolithique » Humains à la base des chasseurs-cueilleurs. Pendant des millénaires : 4 pratiques de production ont coexisté (distinction moins nette que ce que l’on pensait) : - cueillette (fait de cueillir, de ramasser des fruits, des fleurs, des légumes : prélèvement direct de ressources naturelles spontanées) 2 - chasse sauvage (traque d'animaux dans le but de les capturer ou de les abattre pour les manger, aussi une forme de prélèvement de ressources naturelles spontanées). - agriculture - élevage « Les premiers ancêtres de l’homme sont des nomades omnivores africains qui mangent des tubercules, des feuilles et de fruits, des graines, des insectes, des petits animaux, des restes de carcasses abandonnés par hyènes, voire des poissons crus de rivières ou sur les littoraux.

» Jean-Pierre Williot, Gilles Fumey, Histoire de l’alimentation, QSJ, 2021 Progressivement, une part de l’humanité se sédentarise et réussi à maitriser sa production alimentaire. Vers 12 000 av.

J-C : domestication de plusieurs plantes, céréales et légumineux. (Domestication : implique une interaction, un contrôle, une sélection) 2 bassins principaux de domestication : - Moyen-Orient (entre Tigre et Euphrate) - Asie du SE (sur les lits majeurs des grands fleuves) (et quelques foyers secondaires non connectés comme dans les Andes, Afrique subsaharienne) Révolution néolithique : transition de la cueillette et la chasse vers l’agriculture et l’élevage grâce à la domestication d’espèces végétales et animales. Certitude que céréales ont joué un rôle sur la sédentarisation de certains groupes de chasseurs-cueilleurs pendant la saison hivernale. voir Doc Photo La conquête de la viande : Animaux : domestiquer avant les plantes Vers 28000 av.

J-C (pendant le paléolithique) : domestication du chien (un descendant du loup) permet le passage de la chasse à l’élevage. Passage favorisé par des rites religieux sacrificiels (viande remplace l’apport calorique de la cueillette abandonnée de céréales sauvages). La consommation de viande ne va pas de soi jusqu’au Moyen-âge en Occident.

Alimentation alors très carnée (rues entières de boucheries : mise à mort et vente directe d’animaux). Céréales de plus en plus abondante (jachère, enclosure…) permettent de pratiquer l’élevage de manière de plus en plus intensive.

D’abord aux EU puis en Europe après 1945, modèle mondialisé depuis années 1980. Interrogations depuis. Jean-Pierre Williot, Gilles Fumey, Histoire de l’alimentation, QSJ, 2021 2- La multiplication des territoires agricoles cultivés Ces foyers donnent naissance à des civilisations fondées sur l’accumulation de population dans des villes (accumulation permise par la maitrise de la production alimentaire) et sur le développement des échanges (avec l’invention de la poterie par ex dans espace méditerranéen). Puis premiers empires en Mésopotamie vers 3500 av.

J-C (roue, écriture permettent de construire des barrages, de faire de l’irrigation). Vers 3000 av.

J-C : 1ers banquets en Mésopotamie (aire sumérienne) Tous les foyers domestiquent un certain nombre de plantes (font croisement, sélectionne les semences…). Souvent des plantes différentes selon espaces. Exemple : en Asie du SE : passage à la culture du riz vers 8500 av.

J-C 3 XVI° siècle : grande brassage lié à la mise en relation des 4 parties du monde par les Européens. Diapo : plantes dans manuel de Seconde Que nous montre cette scène ? (description) Que nous apprend-elle ? (explication) Pierre Grégoire de Roulhac était un armateur français qui a fait fortune grâce à la traite négrière.

On peut remarquer sur son portrait qu’il porte une perruque, une chemise en coton, cultivé des plantations américaines, et une veste en soie fabriquée en Chine.

Tout cela témoigne de son statut social aisé.

On peut voir devant lui une table en bois laqué.

Sur celui-ci sont disposés une chocolatière (un « égoïste »), une tasse en porcelaine provenant de Chine et contenant du chocolat chaud et un sucrier.

Le chocolat et le sucre sont des produits issus des plantations tropicales qui coutaient très chers et que seules les personnes riches peuvent s’offrir. De plus, on remarque que Pierre Grégoire de Roulhac donne un morceau de sucre à un de ses chiens, ce qui montre que pour lui le sucre est un produit qui n’a pas beaucoup de valeur et qu’il peut s’en procurer quand il veut. L’homme se trouve sûrement dans un appartement d’armateur. Ce tableau nous raconte une histoire du XVIII° siècle comme un siècle connecté.

La scène est en fait assez choquante, derrière ce morceau de sucre (un produit encore luxueux en Europe) se cache.... »

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