grand oral physique chimie: les maladies cardiaques
Publié le 20/06/2026
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Intro 1min20
Les maladies cardiovasculaires constituent aujourd’hui l’une des principales causes de
mortalité dans le monde.
Parmi leurs symptô mes les plus fréquents, les douleurs thoraciques
jouent un rô le d’alerte important, mais leur origine peut être difficile à identifier.
Elles
peuvent en effet être liées soit à un infarctus du myocarde, correspondant à une destruction
irréversible des cellules cardiaques, soit à une ischémie coronaire, due à un manque
d’oxygène provoqué par une mauvaise irrigation sanguine.
Or, ces deux situations présentent
des symptô mes similaires, ce qui rend le diagnostic complexe, alors même que leur gravité et
leur prise en charge sont très différentes.
Dans ce contexte, la physique-chimie occupe une place essentielle, à la fois dans le diagnostic et
dans le traitement de ces pathologies.
Les techniques d’imagerie médicale, comme la scintigraphie
myocardique, reposent sur des phénomènes de radioactivité pour observer le fonctionnement du
cœur de manière non invasive.
Par ailleurs, les avancées en physique permettent également de
traiter certains troubles cardiaques grâce à des dispositifs électriques tels que le pacemaker ou le
défibrillateur.
On peut alors se demander comment les lois de la physique permettent à la fois de diagnostiquer et
de traiter les maladies du cœur.
Pour répondre à cette problématique, nous étudierons dans un
premier temps les principes et l’intérêt de la scintigraphie myocardique, puis nous analyserons le
fonctionnement des dispositifs électriques utilisés pour réguler l’activité cardiaque.
I- 3MIN
La scintigraphie myocardique est une technique d’imagerie médicale fonctionnelle qui permet
d’observer la perfusion du muscle cardiaque, c’est-à -dire la manière dont le sang irrigue les
différentes zones du cœur.
Contrairement à une radiographie, qui donne une image
anatomique, elle renseigne sur le fonctionnement des tissus.
Elle repose sur l’injection d’un traceur radioactif, le thallium 201, noyau instable qui émet un
rayonnement gamma, un rayonnement électromagnétique très énergétique capable de traverser les
tissus et d’être détecté à l’extérieur du corps.
Le thallium possède des propriétés chimiques proches
de celles du potassium, essentiel au fonctionnement des cellules cardiaques.
Il est donc capté par les
cellules vivantes, tandis que les cellules mortes ou très endommagées ne le fixent pas.
Cela permet
d’obtenir une image contrastée : les zones actives apparaissent claires, les zones atteintes restent
sombres.
Le rayonnement gamma est détecté par une gamma-caméra contenant un cristal scintillateur.
Lorsqu’un photon gamma interagit avec ce cristal, il produit une scintillation lumineuse,
transformée ensuite en signal électrique puis en image reconstruite par ordinateur, donnant une
cartographie précise du myocarde.
L’intérêt principal de cet examen est de distinguer une ischémie d’un infarctus.
L’examen se fait en
deux temps : à l’effort, les besoins en oxygène du cœur augmentent, et certaines zones mal irriguées
apparaissent sombres.
Au repos, si ces zones redeviennent visibles, cela signifie que les cellules
sont encore vivantes : il s’agit d’une ischémie.
Si elles restent sombres, cela correspond à un
infarctus, donc à une nécrose cellulaire.
Cette technique repose aussi sur des notions quantitatives de radioactivité.
On injecte une activité
Lors d’une scintigraphie myocardique, on utilise une solution de chlorure de thallium 201
dont l’activité volumique Av est de 37 MBq.mL-1.
Cet examen nécessite l’injection par voie
intraveineuse d’une solution d’activité A0 de 78 MBq chez un individu de 70 kg..
Il est alors
possible de déterminer le volume injecté en utilisant la relation entre l’activité et le volume.
V=A0/Av= 78/37
On obtient un volume d’environ 2,1 millilitres, ce qui est adapté à une injection en
intraveineuse.
L’activité radioactive est liée au nombre de noyaux radioactifs présents dans l’échantillon par
la relation A0 = λ*N , où lambda est la constante de désintégration du thallium 201 : l = 2,6 × 10-6
s-1 ; En utilisant cette relation, on peut déterminer que le nombre de noyaux injectés est donné
par N =A0/λ= 78*106/2,6 × 10-6 de l’ordre de 3,0 *1013 noyaux .
Ce nombre peut sembler très
important, mais il correspond en réalité à une masse faible.
En effet, la masse de thallium
injectée est donnée par m= n*M=N/Na *M =3,0 × 1013/6,02 × 1023 * 201,0 = 100* 10-10 g
soit 100*10-6 MG
a dose injectée est très largement inférieure à la dose maximale autorisée,PUISQUE elle est de
15 milligrammes par kilogramme de masse corporelle.
Pour un individu de 70 kilogrammes,
la dose maximale serait alors de 70*15 = 1,050g largement supérieure à la masse trouvée.
La
scintigraphie est donc sans risque
II- 4.10 / 3.40
Une fois le diagnostic établi, il est parfois nécessaire d’intervenir pour corriger un trouble du
rythme cardiaque.
Dans ce domaine, la physique intervient à travers des dispositifs
électriques implantables, .
Le pacemaker, ou stimulateur cardiaque, est un dispositif destiné à
réguler le rythme du cœur lorsque celui-ci est trop lent ou irrégulier.
Il est constitué d’un
boîtier contenant une pile, généralement au lithium, et d’électrodes reliées au cœur.
Le choix d’une pile au lithium s’explique par sa forte densité énergétique, c’est-à -dire sa
capacité à stocker une grande quantité d’énergie pour une masse donnée.
.
Cette énergie doit
être suffisante pour alimenter le dispositif pendant plusieurs années, tout en limitant
l’encombrement et le poids du boîtier implanté dans le corps du patient.
Une pile lithium a
une énergie massique de 1200J.g-1 alors qu’une pile classique type alcaline plutô t de l’ordre de
360 J.g-1 .Ce qui permet d’obtenir des pacemaker très légers, d’environ 3g
D’un point de vue physique, le pacemaker peut être modélisé par un circuit électrique RC
composé d’un condensateur et d’une résistance.
Ce modèle relie un phénomène électrique au
rythme cardiaque.
Le condensateur agit comme un réservoir d’énergie : il se charge
rapidement jusqu’à une tension U0U_0U0, puis se décharge lentement à travers la résistance
selon une loi exponentielle :
uR(t)=U0⋅e−t/RCu_R(t)=U_0 \cdot e^{-t/RC}uR(t)=U0⋅e−t/RC
Lorsque la tension atteint le seuil U0/eU_0/eU0/e, le pacemaker déclenche une impulsion électrique
vers le cœur, puis le condensateur est immédiatement rechargé.
Ce cycle se répète périodiquement,
ce qui permet de contrôler le rythme cardiaque.
Or R= R = 2,0 × 10⁶ Ω et C = 0,40 μF DONC t= R*C= 0.80s
cette constante vaut environ 0,80 seconde.
Cela signifie que le système envoie une impulsion
toutes les 0,80 secondes.
La fréquence associée est donc f=1/T, soit environ 1,25 hertz.
En
convertissant en battements par minute, on obtient 1,25×60=75 battements par minute.Ce
résultat est particulièrement intéressant car il correspond exactement à un rythme cardiaque
normal au repos chez un adulte.
.
Le pacemaker agit donc comme un régulateur, en imposant un rythme régulier au cœur.
Il
permet de compenser un dysfonctionnement du système électrique naturel du cœur, qui
contrô le normalement la fréquence des battements.
III- 1.20
Dans les situations plus graves, comme un arrêt cardiaque, il est nécessaire d’utiliser un
défibrillateur.
Contrairement au pacemaker, qui agit de manière continue, le défibrillateur
intervient de façon ponctuelle pour délivrer un choc électrique intense.
Ce choc permet de
stopper une activité électrique anarchique du cœur, appelée fibrillation, et de rétablir un
rythme normal.
Le fonctionnement du défibrillateur peut également être modélisé à l’aide d’un circuit
électrique .
Dans ce cas, un condensateur est chargé à une tension élevée, puis déchargé
brusquement dans le corps du patient, qui est modélisé par une résistance.
La durée de la
décharge dépend de la constante de temps du circuit, donnée par le produit de la résistance et
de la capacité.
On considère généralement que la décharge est complète au bout d’un temps
égal à cinq fois cette constante.
En prenant des valeurs standards pour la résistance du corps
humain adulte entre 50 Ω et 150 Ω et la capacité du condensateur du défibrillateur qui est de
170 μF
On a 5τ=5*R*C= 5* 100*170*10-6=0.085s : on obtient une durée de décharge d’environ un
dixième de seconde.
Cette durée est suffisamment courte pour délivrer une impulsion efficace,
tout en limitant les risques pour les tissus.
CCLS 20s En somme, les lois de la physique,trouvent des applications directes dans le
domaine médical.
Elles permettent non seulement de mieux comprendre le fonctionnement
du corps humain, mais aussi de concevoir des technologies capables de diagnostiquer et de
traiter des pathologies graves.
Cela démontre que la physique peut jouer un rô le concret et
déterminant dans l’amélioration de la santé et la survie.
D’un point de vue physique, le fonctionnement d’un pacemaker peut être modélisé par un
circuit électrique simple appelé circuit RC, constitué d’un condensateur et d’une résistance.
Ce
modèle permet alors de relier directement un phénomène électrique à une fonction
biologique vitale, à savoir le rythme cardiaque.Le condensateur joue ici le rô le d’un réservoir
d’énergie : lorsqu’il est relié à la pile du dispositif, il se charge très rapidement jusqu’à une
tension maximale U0.
Cette phase de charge est quasi instantanée car la résistance interne du
circuit est très faible.
Une fois chargé, le condensateur est isolé de la source et se met à se
décharger lentement à travers une résistance de grande valeur.
La décharge du condensateur
correspond à une diminution progressive de la tension, qui suit une loi exponentielle qu’on
peut démontrer.
La tension aux bornes de la résistance s’écrit alors uR(t)=U0·e(−t/RC) Dans....
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