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Grand oral: le terrorisme est-il une forme de guerre ou une stratégie de communication ?

Publié le 12/05/2026

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« GRAND ORAL SUJET 1 Sujet : Le terrorisme est-il une forme de guerre ou une stratégie de communication ? REDACTION : Introduction : Le 11 septembre 2001, les attentats contre le World Trade Center à New York ont été suivis en direct par des millions de téléspectateurs à travers le monde.

Le bilan de ces attaques est particulièrement lourd : environ 3000 victimes et la destruction de symboles majeurs du pouvoir économique américain.

Au-delà de l’horreur du bilan humain, ces événements ont marqué les esprits par leur caractère spectaculaire, inattendu et par leur immense portée médiatique.

Les terroristes, membres d’Al-Qaïda dirigée par Oussama Ben Laden, visaient en effet les symboles économiques et politiques des États-Unis.

Leur objectif ne se limitait pas à infliger des pertes humaines, mais consistait aussi à frapper les consciences et à diffuser un message à l’échelle mondiale.

Ces attaques ont profondément bouleversé l’ordre international et ont conduit le président américain George W.

Bush à déclarer une « guerre contre le terrorisme », expression qui suscitera par la suite de nombreux débats. Dès lors, le terrorisme apparaît comme un phénomène complexe, dont la nature et les objectifs interrogent les catégories traditionnelles d’analyse des conflits.

Une question fondamentale se pose alors : le terrorisme relève-t-il d’une forme de guerre ou d’une stratégie de communication ? Nous verrons dans un premier temps que le terrorisme peut être analysé comme une forme de guerre asymétrique, avant de montrer, dans un second temps, qu’il constitue avant tout une stratégie de communication visant à influencer les perceptions et les comportements . 1.

Le terrorisme peut être considéré comme une forme de guerre Avant de rentrer dans le vif du sujet, il est nécessaire de définir ce qu’est la guerre.

Dans nos sociétés actuelles, on en donne une définition globale : la guerre est un conflit ouvert, armé et organisé entre des entités politiques constituées, comme des États.

Elle légitime l’usage de la violence et peut aller jusqu’à la destruction de l’ennemi, sur une durée plus ou moins longue.

Cette définition correspond cependant à ce que l’on appelle la « guerre classique », c’est-à-dire une guerre encadrée par des règles juridiques internationales, notamment celles établies lors des Conventions de La Haye, qui fixent des lois sur la conduite des conflits armés.

Toutefois, cette vision ne suffit plus à décrire les conflits contemporains.

Il existe aujourd’hui d’autres formes de guerre, comme la guerre asymétrique.

Relation oppose un État à un acteur non étatique, comme un groupe armé ou terroriste, dans une relation déséquilibrée, souvent qualifiée de « faible contre fort ».

La guerre asymétrique se caractérise par l’utilisation de moyens non conventionnels : des combattants qui ne sont pas toujours identifiables (parfois des civils), des armes auxquelles les États ne sont pas toujours préparés (comme les drones ou les engins explosifs improvisés), des méthodes comme la guérilla ou le terrorisme, et des lieux d’affrontement imprévisibles, souvent en dehors des champs de bataille traditionnels, comme les centres urbains ou les lieux publics.

C’est dans ce cadre que s’inscrit le terrorisme.

Il peut être défini comme un ensemble d’actes violents, commis dans un but politique, et visant à semer la peur au sein d’une population.

Ces actes, dirigés contre des civils ou des symboles de pouvoir, sont considérés comme criminels et condamnés internationalement, quels que soient les motifs invoqués. Dans les relations internationales contemporaines, le terrorisme est souvent analysé comme une forme de guerre asymétrique.

Des groupes comme Al-Qaïda, Daesh ou encore Boko Haram illustrent cette logique. Incapables de rivaliser directement avec des armées régulières sur le plan militaire et technologique, ces groupes adoptent des stratégies indirectes. En faisant de leurs point faibles un point fort, ils tirent profit de l’asymétrie et utilisent la ruse, la dissimulation et des moyens simples mais efficaces pour contourner les systèmes de défense les plus sophistiqués.

Par exemple, lors des attentats du 11 septembre 2001 les terroristes mettent au point un moyen de pénétrer le territoire de l’ennemi à son insu, de le surprendre et d’y semer la panique.

Ne disposant pas d’armes comparables à celles que possède l’armée américaine, les terroristes ont détourné un avion civil de sa fonction initiale pour en faire une arme de guerre d’autant moins visible qu’elle n’était pas faite pour tuer ou transporter des soldats, mais pour faire voyager des civils.

De plus, les actions terroristes sont imprévisibles : elles peuvent survenir à tout moment et en tout lieu, souvent en dehors de zones de combat traditionnelles.

Par exemple, les attaques terroristes menées par le groupe islamiste Al Qu’Aïda ont été perpétré dans trois trains de la capitale espagnole Madrid le 11 mars 2004, et personne ne s’y attendais.

Par ailleurs, les terroristes ne sont pas identifiables comme des soldats : ils ne portent pas d’uniforme et se fondent dans la population civile.

On les rapproche alors de la figure du « partisan », caractérisée par l’irrégularité (absence d’uniforme), la mobilité (capacité à se déplacer et frapper rapidement) et un fort engagement politique ou idéologique.

Ce mode d’action reflète parfaitement les logiques de la guerre asymétrique, en contournant les formes classiques du combat, des moyens de frapper jusqu’au partisan lui-même. Le terrorisme peut également être éclairé par la pensée de Carl von Clausewitz, notamment dans son ouvrage De la guerre.

Lorsqu’il affirme que « la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens », il souligne que la violence est un outil au service d’objectifs politiques.

Le terrorisme s’inscrit dans cette logique : les attentats ne sont pas aléatoires, mais visent à influencer des décisions politiques, à faire pression sur des États ou à promouvoir une idéologie.

Par ailleurs, Clausewitz décrit la guerre comme un « caméléon », c’est-à-dire un phénomène qui évolue selon les époques.

Le terrorisme peut ainsi être vu comme une transformation contemporaine de la guerre, adaptée aux déséquilibres actuels.

Daech, après 2014, cherche à installer un califat territorial, avec des institutions rudimentaires (police, justice, fiscalité). L’objectif n’est pas la négociation, mais l’imposition d’un ordre religieux total, en rupture avec l’ordre international.

Leur stratégie repose sur une violence à visée symbolique ou médiatique : les attentats spectaculaires, les mises en scène de propagande, les assassinats filmés visent à choquer, à recruter, à affirmer une prétendue légitimité divine.

Il ne s’agit donc pas d’une guerre apolitique, mais d’une politique non étatique, non négociable, fondée sur une idéologie absolue.

Clausewitz luimême reconnaissait que la politique pouvait être violente, idéologique, conflictuelle : sa pensée n’est pas réductible à la diplomatie ou au compromis.

Ces conflits illustrent donc une forme de continuité avec la définition clausewitzienne, mais selon des logiques propres, marginales ou radicalisées. Cependant, qualifier le terrorisme de guerre reste débattu.

Du point de vue des terroristes, ils se considèrent comme des combattants, mais, au regard du droit, ce sont des criminels susceptibles d’être poursuivis par la justice des États où ils commettent leurs crimes.

La difficulté de définition du terrorisme tient à ce brouillage entre criminalité et guerre et, ce faisant, entre ordre interne et international.

D’un côté, le terrorisme relève de la criminalité et donc de la sécurité intérieure gérée par les forces de police et de gendarmerie ; de l’autre, il est assimilé à une forme contemporaine de guerre, par l’usage dans le discours politique quand on parle de « guerre à la terreur » ou « terrorisme de guerre », auxquels s’ajoute l’implication des militaires dans la lutte contre l’action terroriste. Ainsi, le terrorisme peut être considéré comme une forme de guerre asymétrique dans la mesure où il poursuit des objectifs politiques par la violence et s’inscrit dans une logique de confrontation.

Cependant, il s’en distingue par l’absence de soldats mais de criminels et de cadre juridique reconnu, ce qui empêche de le considérer pleinement comme une guerre au sens classique du terme.

Mais en réalité, ce n’est pas seulement une question de combat ou de violence.

Ce qui est essentiel, c’est l’effet que ça produit.

Les attentats ne servent pas juste à attaquer, ils servent surtout à marquer les esprits et à faire passer un message.

Alors, on peut aussi voir le terrorisme comme une stratégie de communication. 2.

Mais le terrorisme est avant tout une stratégie de communication Chaque acte violent devient un outil de communication visant à susciter la peur, attirer l’attention et influencer l’opinion publique. Tout d’abord, nous allons voir ce qu’est une stratégie de communication. Une stratégie de communication est un ensemble de choix réfléchis et organisés permettant à un acteur de transmettre un message à un public précis afin d’obtenir un effet déterminé.

Elle ne se limite pas à.... »

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