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Facteur R

Publié le 16/05/2020

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« 1 / 2 6 mars 1966 Série D-19 Fiche N• 2278 Facteur R 1.

Une particule connue sous le nom de Facteur R rend les bactéries qui la con· tiennent dans leur cytoplasme insensibles à l'action de plusieurs médicaments à la fois (antibiotiques et bactéricides de synthèse).

C'est souvent le cas de certains individus parmi une population de colibacilles (parasite inoffensif de l'intestin humain).

Ces bac­ téries résistantes peuvent céder leur facteur R à des bactéries pathogènes, lesquelles, à leur tour, déclenchent dans l'organisme parasité des maladies que la chimiothérapie moderne peut à peine enrayer.

Ainsi dysenterie, tuberculose et fièvre typhoïde conti­ nuent de sévir dans diverses parties du monde, tandis que l'on constate, périodique- ment, des éruptions de choléra ou de peste, et que les centres hospitaliers les mieux ,'Il équipés restent parfois impuissants contre certaines infections microbiennes.

Les pro­ priétés du facteur R s'annoncent telles qu'elles intéressent particulièrement les labo­ ratoires militaires de bon nombre de pays en vue de son application à la guerre bactériologique.

2.

L'existence du facteur R fut découverte au Japon en 1959 par Tomoichiro Akiba (Université de Tokyo) et Kumitaro Oschiai (Hôpital Higashi de Nagoya) à propos d'un cas particulièrement difficile de dysenterie.

En 1910, l'équipe d'un autre chercheur nippon, Tsutomu Watanabe (Ecole de médecine de Tokyo), entreprenait son étude et parvenait· à en préciser la nature ainsi que les modalités de sa transmission.

3.

Avant ces découvertes, la plupart des cas de résistance aux agents bactéricides s'expliquaient par un phénomène de sélection simple.

Un antibiotique administré pour lutter contre l'invasion microbienne exterminait la majorité des bactéries.

De rares survivants pouvaient échapper à l'action du médicament parce qu'une transformation (mutation) de leur chromosome les rendait invulnérables à la drogue.

Il fallait alors utiliser un deuxième produit pour tuer tous les germes.

Ces bactéries " résistantes ., se développaient mal; elles ne tr'=!nsmettaient pas non plus leur caractère à d'autres types de bactéries et résistaient généralement à un seul produit.

4.

Le facteur R, d'autre part, confère la résistance à au moins cinq des plus puissants antibiotiques et bactéricides de synthèse.

Il peut se transmettre à toute une population bactérienne en moins de vingt-quatre heures, et la transmission peut s'effectuer entre deux types bactériens différents.

Par sa nature, il se situe entre le simple ADN qui constitue l'essentiel du chromosome bactérien, et le virus, organisme à la limite du monde vivant dont il pourrait être un descendant.

Le facteur R comprend une petite molécule d'ADN circulaire constituant en quelque sorte un groupe de gènes extra­ chromosomiques présent dans le cytoplasme de certaines bactéries.

Ce groupe de gènes gouverne des fonctions cellulaires qui neutralisent l'action des antibiotiques et autres agents bactéricides.

5.

L'utilisation inconsidérée d'antibiotiques à des fins médicales ou alimentaires (protection des viandes, fruits, etc.) constitue une grave imprudence puisqu'elle peut conduire à la sélection de germes à facteur R.

Le traitement clinique de l'infection sous-entend de plus en plus l'isolement du microbe responsable et l'analyse de ses caractères de résistance.

Le développement de thérapeutiques nouvelles s'impose.

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