EXPOSE DE FRANÇAIS BAUDELAIRE
Publié le 24/02/2026
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«
EXPOSE DE FRANÇAIS
BAUDELAIRE
Situation : N
L’auteur du poème, Charles Baudelaire est né le 9 avril 1821et décédé le 31 août 1867.
Le poème, que nous allons analyser, appartient au recueil « Les fleurs du mal » paru en
1857 en 1ere édition.
Il se situe dans la section nommée « Tableaux parisiens » qui a été
écrite le plus tardivement.
Dans cette partie le poète dépeint la vie du vrai Paris et pas
celui des grands monuments.
C’est le 100ème poème du recueil.
Il se trouve entre le
poème 99-sans titre- et le poème 101-brumes et pluies.
C'est une suite de poèmes qui
traitent le même sujet et qui racontent une même histoire.
Nature et thème principal : A
DESCRIPTIF ? L.1 : le “vous” désigne la mère de Baudelaire.
D’après nos recherches,
Baudelaire aimait sa mère, mais d’une manière assez conflictuelle.
Leur relation n’était
pas très bonne, car sa maman avait, entre autres, un caractère rigide et froid.
Au
commencement, il parle d’une servante, qui était certainement la domestique de la
famille de Baudelaire.
Ce poème a un ton assez triste, froid et mélancolique, comme
par exemple au vers 13-14, où l’on remarque qu’aucun ami, ni famille ne peut
remplacer la perte de sa bonne.
Quand il écrit la “grille”, cela signifie certainement que
cet endroit lui rappelle cette personne.
Dans ce poème, Baudelaire oppose la servante
simple et aimante à sa mère, présentée comme une rivale.
Forme : N
Poème composé d’une strophe de 22 Vers.
22 Vers d’alexandrins.
Vers réguliers, pas
de forme fixe.
Rimes suivies (AABB).
Trois types de rimes : riches (5), suffisantes (5),
pauvres (1).
Thèmes : A
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
Le froid
Le temps
La pauvreté
Le corps
Le bruit
Le sommeil
La nature
Analyse interne :
Division : A
PARTIE 1 : l.1-4 : passage qui parle plus des pauvres et de la mort
PARTIE 2 : l.5-8 : passage qui oppose partie 1 => parle de personnes aisées et vivantes
PARTIE 3 : l.9-14 : rejoint partie 1 => opposions partie 2
PARTIE 4 : l.15-22 : sorte de conclusion du poème en reprenant les 3 thèmes des
parties précédentes
Description des vers : N
Vers 1 : Le « vous » s’adresse à la mère de Baudelaire.
La servante s’appelle Mariette,
dont sa signification est “celle qui élève”, ce qui est plutôt ironique puisque c’est elle
qui a élevé Baudelaire.
Dans ce premier vers le poète utilise de l’imparfait pour parler
d’une personne donc ce qui nous informe déjà de la mort de la bonne.
Vers 2 : Charles nous rapporte encore une fois la mort de sa servante, mais cette fois
de manière plus claire/expressive qu’au premier vers.
Vers 3 : Le « nous » représente Baudelaire et sa mère.
Ici le poète utilise du
conditionnel, ce qui nous amène à la conclusion qu’ils n’ont pas apporté de fleurs sur
la tombe de la servante.
L’utilisation du “pourtant” reste à interroger, car en utilisant
cet adverbe on peut deviner que qqch ou qqn empêche Baudelaire d’apporter des
fleurs sur la tombe de Mariette.
Selon moi cette personne est sa mère, à cause de cette
jalousie qu’avait La mère du poète.
Vers 5 : Baudelaire voit le mois d’octobre-et l’automne- comme la mort de la nature.
Car le temps est mauvais- il pleut, il fait froid- et la nature perd tout signe de vie- les
fleurs se fanent, les feuilles tombent des arbres.
On peut observer que ce n’est pas le
seul poème où Baudelaire décrit la saison d’automne comme cela, par exemple dans
le poème 51- chant d’automne.
Vers 7 : Le pronom « ils » fait référence aux morts.
Le mot « ingrats » fait référence à
Baudelaire et à sa mère qui n’ont pas apporté de fleurs.
Vers 9 : « Tandis que » est une opposition au vers 8-opposition aux vivants.
« Dévorés »
indique que les morts servent de nourriture.
« Noir » est la couleur du deuil.
Vers 10 : Solitude des morts soulignée par "sans" -deux fois- pas comme les vivants.
Vers 11 : « squelettes » rappelle le thème de la mort.
« Gelés » se rapporte au thème du
froid.
« Travaillés » ici Baudelaire utilise le sens étymologique du mot qui veut dire
tourmentés.
Vers 12 : "sentir" montre que les morts sont encore présentés comme vivants.
Vers 13 : "couler" rappelle le champ lexical de l'eau/nature et fais un lien aussi avec le
thème de la nature.
Vers 14 : Évocation positive du foyer : chaleur "bûche", gaieté "chante", sérénité
"calme".
On comprend que l’on revient chez les vivants.
Toujours cette dualité, froid
pour les pauvres et morts contre chaud pour les riches et les vivants.
Changement de
focalisation : "la" et non la généralité : retour à la servante, 3e personne.
Reprise de
l'idée de solitude/ d'abandon "sans qu'amis ni famille".
Rappelle le thème de la
pauvreté.
Vers 15 : Apparition rendue plus inquiétante soir "nuit" (obscure) et la volonté de se
cacher "tapie" "coin".
C'est la nuit que les fantômes, les âmes et les esprits se
réveillent.
Apport d’une dimension paranormale.
Présence de Baudelaire : marques de
la 1ère personne "ma" "je"
Vers 17 : l'automne et l'hiver symbolisent l'abandon, contrairement aux traditions
romantiques, mais la spécificité de la décomposition physique (neige, vers de terre) lui
accorde une morbidité plus réaliste.
Vers 19 : Le poète nous informe de nouveau que la servante est morte.
(Vers 1 et 2)
Vers 20 : "couver" et "œil maternel" amène valorisation de la servante qui joue le rôle
protecteur d'une mère ce qui se réfère aux....
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