ETUDE LINÉAIRE N°4 : « LE PORTRAIT DE QUASIMODO »
Publié le 01/01/2026
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«
ETUDE LINÉAIRE N°4 :
« LE PORTRAIT DE QUASIMODO »
SÉANCE 9
LES PRINCIPAUX PERSONNAGES DE NOTRE-DAME DE PARIS (1831)
Quasimodo
Esméralda
Phoebus
Frollo
Gringoire
CONTEXTE DE L’EXTRAIT
• Proposer un résumé court de Notre-Dame de Paris (1831) de Victor Hugo [18021885] est pratiquement impossible, tant ce roman multiplie les intrigues et les
personnages.
• Inspiré par l’écrivain anglais Walter Scott (écrivain anglais célèbre pour ses romans
historique et modèle pour la jeune génération romantique), et succès immédiat lors
de sa première publication en 1831, Notre-Dame de Paris est un roman historique
se déroulant en 1482, à Paris : alliant action, couleur locale, grotesque et sublime,
cette fresque donne vie à la Cour des Miracles, repaire parisien des mendiants et
des truands au XVème siècle ainsi qu’à des personnages toujours présents dans
l’imaginaire actuel, comme le redoutable archidiacre FROLLO, l’ensorcelante
ESMÉRALDA, QUASIMODO, un bossu généreux, et bien sûr, LA CATHÉDRALE
NOTRE-DAME DE PARIS, lieu de l’action et acteur du drame.
CONTEXTE DE L’EXTRAIT
•
Que s’est-il passé avant notre extrait ?
- Le poète GRINGOIRE s’est égaré dans la Cour des miracles, repère de tous les criminels, où il rencontre ESMÉRALDA, qui le sauve
des dangers qu’il s’apprêtait à rencontrer.
- L’archidiacre FROLLO tombe passionnément amoureux de LA ESMÉRALDA et veut tout faire pour que la jeune bohémienne soit à
ses côtés.
Il ordonne ainsi à QUASIMODO, bossu difforme et sonneur de cloche de Notre-Dame, de s’emparer d’elle.
- ESMÉRALDA est sauvée des sombres projets de FROLLO par LE CAPITAINE PHOEBUS.
ESMÉRALDA et PHOEBUS tombent amoureux
l’un de l’autre.
- QUASIMODO est condamné au pilori pour avoir tenté d’enlever LA ESMÉRALDA (alors qu’il ne faisait qu’obéir aux ordres de
FROLLO).
ESMÉRALDA vient lui donner à boire et à manger pour qu’il puisse survivre.
QUASIMODO tombe alors amoureux de
ESMÉRALDA.
- Fou de jalousie, FROLLO fait assassiner PHOEBUS, l’homme qu’ESMÉRALDA aime.
Il fait accuser ESMÉRALDA du crime et veut la
condamne à mort.
- ESMÉRALDA est amenée devant la cathédrale Notre-Dame de Paris pour être jugée.
C’est alors qu’intervient QUASIMODO, qui la
sauve in extremis, l’emmène à l’intérieur de la cathédrale où elle peut bénéficier du droit d’asile.
C’est précisément cette scène de
sauvetage que nous allons étudier.
•
Notre extrait est donc un moment stratégique du roman : Esméralda, qui séduit les hommes autant qu’elle suscite le rejet du
peuple de Paris, est sur le point d’être exécutée pour un meurtre qu’elle n’a pas commis.
Quasimodo l’enlève alors, et trouve
refuge dans la cathédrale, lieu sacré inviolable par les forces de l’ordre.
PARTIE 1 (L.1-3) :
LA DIFFORMITÉ ET LA FORCE DU BOSSU
Quasimodo s’était arrêté sous le grand portail.
Ses larges pieds semblaient aussi
solides sur le pavé de l’église que les lourds piliers romans.
Sa grosse tête chevelue
s’enfonçait dans ses épaules comme celle des lions qui eux aussi ont une crinière et
pas de cou.
PARTIE 2 (L.3-10) :
UNE ÉTREINTE ENTRE DEUX ÊTRES QUE TOUT OPPOSE
Il tenait la jeune fille toute palpitante suspendue à ses mains calleuses comme une
draperie blanche ; mais il la portait avec tant de précaution qu’il paraissait craindre
de la briser ou de la faner.
On eût dit qu’il sentait que c’était une chose délicate,
exquise et précieuse, faite pour d’autres mains que les siennes.
Par moments, il avait
l’air de n’oser la toucher, même du souffle.
Puis, tout à coup, il la serrait avec étreinte
dans ses bras, sur sa poitrine anguleuse, comme son bien, comme son trésor, comme
eût fait la mère de cette enfant ; son œil de gnome, abaissé sur elle, l’inondait de
tendresse, de douleur et de pitié, et se relevait subitement plein d’éclairs.
PARTIE 3 (L.10-16) :
L’HÉROÏSME DE QUASIMODO
Alors les femmes riaient et pleuraient, la foule trépignait d’enthousiasme, car en ce
moment-là Quasimodo avait vraiment sa beauté.
Il était beau, lui, cet orphelin, cet
enfant trouvé, ce rebut, il se sentait auguste et fort, il regardait en face cette société
dont il était banni, et dans laquelle il intervenait si puissamment, cette justice
humaine à laquelle il avait arraché sa proie, tous ces tigres forcés de mâcher à vide, ces
sbires, ces juges, ces bourreaux, toute cette force du roi qu’il venait de briser, lui
infime, avec la force de Dieu.
PARTIE 4 (L.17-19) :
LA GLORIFICATION DES PERSONNAGES
Et puis c’était une chose touchante que cette protection tombée d’un être si difforme
sur un être si malheureux, qu’une condamnée à mort sauvée par Quasimodo.
C’étaient les deux misères extrêmes de la nature et de la société qui se touchaient et
qui s’entr’aidaient.
PROBLÉMATIQUE DE L’ÉTUDE LINÉAIRE N°4
PROBLÉMATIQUE DE L’ÉTUDE LINÉAIRE N°4
En quoi la marginalité de Quasimodo fait-elle sa grandeur ?
ACTIVITÉ EN GROUPE N°1
TEMPS : 20 minutes
À FAIRE :
1.
Analysez, de manière linéaire, le passage du texte qui vous a été attribué.
2.
Les analyses des groupes doivent permettre d’expliquer le passage, d’en faire comprendre
les enjeux et donc de répondre in fine à la problématique: « En quoi cette rupture
familiale ? »
!! Il ne s’agit surtout pas de faire une simple liste de procédés littéraires !!
3.
Cette analyse sera ensuite présentée à l’oral.
Conseils :
1.
Analysez votre texte au crayon à papier ; faites une légende afin d’être le plus efficace possible à l’oral.
2.
Il faut être capable d’expliquer ce que vous relevez, d’explicitez l’effet produit par le procédé littéraire relevé,
son rôle donc.
3.
Pour être efficace, répartissez-vous les tâches : chacun s’occupe d’un morceau du texte.
ACTIVITÉ EN GROUPE N°2
TEMPS : 5 minutes
À FAIRE :
Préparez l’introduction de votre commentaire linéaire.
Pour ce faire, respectez les 5 étapes suivantes :
1.
Présentez l’œuvre dans laquelle figure votre extrait : titre + date de
publication + auteur + résumé général.
2.
Présentez l’extrait que vous avez à étudier : résumé + intérêt(s) du passage.
3.
Rappelez votre problématique.
4.
Reprécisez le plan du texte.
ACTIVITÉ EN GROUPE N°3
TEMPS : 5 minutes
À FAIRE :
Préparez la conclusion de votre commentaire linéaire.
Pour ce faire, respectez les 2 étapes suivantes :
1.
Résumez votre analyse en quelques phrases et, ce faisant, répondez à la
problématique de votre commentaire linéaire.
2.
Vous pouvez faire une ouverture, c’est-à-dire un parallèle entre l’extrait que
vous venez d’étudier et un autre texte littéraire / une œuvre d’art / etc.
PARTIE 1 (L.1-3) :
LA DIFFORMITÉ ET LA FORCE DU BOSSU
Quasimodo s’était arrêté sous le grand portail.
Ses larges pieds semblaient aussi
solides sur le pavé de l’église que les lourds piliers romans.
Sa grosse tête chevelue
s’enfonçait dans ses épaules comme celle des lions qui eux aussi ont une crinière et
pas de cou.
PARTIE 1 (L.1-3) :
LA DIFFORMITÉ ET LA FORCE DU BOSSU
Quasimodo s’était arrêté sous le grand portail.
Ses larges pieds semblaient aussi
solides sur le pavé de l’église que les lourds piliers romans.
Sa grosse tête chevelue
s’enfonçait dans ses épaules comme celle des lions qui eux aussi ont une crinière et
pas de cou.
PARTIE 1 (L.1-3) :
LA DIFFORMITÉ ET LA FORCE DU BOSSU
1.
Arrêt de Quasimodo, qui permet au narrateur de procéder à une description du
personnage, qui entremêle prosopographie et éthopée et dont le but est de
mettre en relief la laideur du personnage.
PARTIE 1 (L.1-3) :
LA DIFFORMITÉ ET LA FORCE DU BOSSU
Quasimodo s’était arrêté sous le grand portail.
||Ses larges pieds|| semblaient aussi
solides sur le pavé de l’église que les lourds piliers romans.
||Sa grosse tête
chevelue|| s’enfonçait dans ses épaules comme celle des lions qui eux aussi ont une
crinière et ||pas de cou||.
PARTIE 1 (L.1-3) :
LA DIFFORMITÉ ET LA FORCE DU BOSSU
1.
Arrêt de Quasimodo, qui permet au narrateur de procéder à une description du
personnage, qui entremêle prosopographie et éthopée et dont le but est de
mettre en relief la laideur du personnage.
2.
||Prosopographie|| qui, pour décrire le physique imposant et disgracieux du
personnage, s’attarde sur des parties du corps auxquelles sont associés des
adjectifs épithètes dévalorisants (« larges », « grosse », « chevelue ») ou une
négation (« pas »).
PARTIE 1 (L.1-3) :
LA DIFFORMITÉ ET LA FORCE DU BOSSU
Quasimodo s’était arrêté sous le grand portail.
||Ses larges pieds|| semblaient
AUSSI
solides sur le pavé de l’église QUE les lourds piliers romans.
||Sa grosse tête
chevelue|| s’enfonçait dans ses épaules COMME celle des lions qui eux aussi ont une
crinière et ||pas de cou||.
PARTIE 1 (L.1-3) :
LA DIFFORMITÉ ET LA FORCE DU BOSSU
1.
Arrêt de Quasimodo, qui permet au narrateur de procéder à une description du
personnage, qui entremêle prosopographie et éthopée et dont le but est de
mettre en relief la laideur du personnage.
2.
||Prosopographie|| qui, pour décrire le physique imposant et disgracieux du
personnage, s’attarde sur des parties du corps auxquelles sont associés des
adjectifs épithètes dévalorisants (« larges »; « grosse », « chevelue ») ou une
négation (« pas »).
3.
Comparaisons (« AUSSI ...
QUE....
»
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