EL Pour un oui ou pour un non - Explication linéaire 3 : « Une lutte à mort »
Publié le 21/05/2026
Extrait du document
«
Séance 6
TEXTE
Explication linéaire 3 : « Une lutte à mort »
H.2 : Je le savais, je l'ai toujours su...
H.1 : Su quoi ? Su quoi ? Dis-le.
H.2 : Su qu'entre nous il n'y a pas de conciliation possible.
Pas de rémission...
C'est un combat sans
merci.
Une lutte à mort.
Oui, pour la survie.
Il n'y a pas le choix.
C'est toi ou moi.
H.1 : Là tu vas fort.
H.2 : Mais non, pas fort du tout.
Il faut bien voir ce qui est : nous sommes dans deux camps
adverses.
Deux soldats de deux camps ennemis qui s'affrontent.
H.1 : Quels camps ? Ils ont un nom.
H.2 : Ah, les noms, ça c'est pour toi.
C'est toi, c'est vous qui mettez des noms sur tout.
Vous qui
placez entre guillemets...
Moi je ne sais pas.
H.1 : Eh bien, moi je sais.
Tout le monde le sait.
D'un côté, le camp où je suis, celui où les hommes
luttent, où ils donnent toutes leurs forces...
ils créent la vie autour d'eux...
pas celle que tu
contemples par la fenêtre, mais la "vraie"
", celle que tous vivent.
Et d'autre part...
eh bien...
H.2 : Eh bien ?
H.1 : Eh bien...
H.2 : Eh bien ?
H.1 : Non...
H.2 : Si.
Je vais le dire pour toi...
Eh bien, de l'autre côté il y a les "ratés".
H.1 : Je n'ai pas dit ça.
D'ailleurs, tu travailles...
H.2 : Oui, juste pour me permettre de vivoter.
Je n'y consacre pas toutes mes forces.
H.1 : Ah ! tu en gardes ?
H.2 : Je te vois venir...
Non, non, je n'en "garde" pas...
H.1 : Si.
Tu en gardes.
Tu gardes des forces pour quoi ?
H.2 : Qu'est-ce que ça peut bien te faire ? Pourquoi faut-il que tu viennes toujours chez moi
inspecter, fouiller ? On dirait que tu as peur...
H.1 : Peur ? Peur !
H.2 : Oui, peur.
Ça te fait peur : quelque chose d'inconnu, peut-être de menaçant, qui se tient là,
quelque part, à l'écart, dans le noir...
une taupe qui creuse sous les pelouses bien soignées où vous
vous ébattez...
Il faut absolument la faire sortir, voici un produit à toute épreuve: « C'est un raté.
»
« Un raté.
» Aussitôt, vous le voyez ? le voici qui surgit au-dehors, il est tout agité : « Un raté ?
Moi ? Qu'est-ce que j'entends ? Qu'est-ce que vous dites là ? Mais non, je n'en suis pas un, ne
croyez pas ça..
voilà ce que je suis, voilà ce que je serai...
vous allez voir, je vous donnerai des
preuves...
» Non, n'y compte pas.
Même ça, même « un raté », si efficace que ça puisse être, ne me
fera pas quitter mon trou, j'y suis trop bien.
EXPLICATION LINEAIRE
à ce moment de la pièce, la rupture entre H1 et H2 semble acté, plusieurs vérité ont été dites, chacun
s’accuse de vouloir dominer l’autre, de le piéger, il y a des souvenirs qui remontent et prouvent la
rancune accumulée entre ces 2 hommes au fil des années, voir même de la haine notamment lors du
passage aux écrin
Comment la dispute entre 2 amis se transforme t-elle en une lutte à mort entre
1er mvt : 1à7 : la dispute devient une lutte à mort sans réconciliation possible
2eme mvt : 2 visions différentes de la vie qu’incarne H1 et H2 réelle opposition entre H1 et H2
3eme mvt : Retournement de situation car le camps des « forts » n’est pas celui que l’on croit
Intro au 1er mvt :
Ironie de la situation car la seule chose sur laquelle ils s’entendent c’est qu’ils ne peuvent pas se
réconcilier.
H1 a échoué et H2 en fait le constat comme le prouve la répétition du verbe savoir
répété par H2, ce verbe va être repris 2 fois dans la 2ème ligne.
Champs lexicale du 1er mouvement : du combat
Ça met en avant qu’il y a un duel, une forte opposition entre les 2 hommes : fort effet tragique
(référence à la mort)
4 négation qui sont des négations totales
1ER MOUVEMENT : Dans le premier mouvements, il n’y a pas d’attentes, ils ne peuvent pas se
réconcilier.
Les 4 négations sont dans des pharses courtes qui montrent qye les jugements sont
définitifs.
Elles sont prononcés sur un ton sec.
Les négation prouvents que la situation esr irréversible.
H2 insiste sur la binarité des porpositions : il répète le nombre 2.
Le verbe « s’affronte » précédés des adjectifs adverses et ennemis prouve qy’il y a une guerre entre
les 2 hommes.
Ligne 5 : remarque de H1 qui montre que les propos de H2, il a du mal à les prendre au sérieux, cela
souligne l’absurdité.
Transition : Ici, la dispute entre les 2 hommes se transforme en duel et devient une lutte et prend un
caractère tragique
2EME MOUVEMENT : 2 camps opposé, ceux qui ont une vie sociale qui participent à la société et
les ratés.
Catégorisation grâce à la généralisation des propos, elle se fait avec le pronom personnel : vous, les
hommes, c’est repris pour éviter une répétition : ils
Généralisation des propos avec la formule indéfini Tout le monde
Un autre indéfini permet de généraliser : tous
groupe nominal : les hommes qui est repris par le pronom personnel ils
Un premier camps qui est du côté de la vie réelle.
L’adjectif vrai est placé entre guillemets pour lui
donner de l’importance, ça donne une définition de la vie.
*
Cette référence des guillemets renvoie aux codes, aux normes, aux lois imposées par la société.
H1 utilise ces guillemets pour mettre à distance les vers poétique.
Pour H2, les guillemets enferment.....
»
↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓
Liens utiles
- Explication linéaire Ma bohême Rimbaud
- Explication linéaire n°2 : Molière, Le Malade imaginaire, Acte III, scène 3
- explication linéaire Merleau ponty: Les champs perceptif donne une ubiquité spatiotemporelle a l’homme
- Explication linéaire Acte I Scène 3 Ruy Blas
- Explication linéaire discours sur le colonianisme