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Commentez : « J'en conclus que les Réalistes de talent devraient s'appeler plutôt des Illusionnistes ». Guy de Maupassant préface de Pierre et Jean. ?

Publié le 09/12/2021

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Ci-dessous un extrait traitant le sujet : Commentez : « J'en conclus que les Réalistes de talent devraient s'appeler plutôt des Illusionnistes ». Guy de Maupassant préface de Pierre et Jean. ?. Ce document contient 0 mots. Pour le télécharger en entier, envoyez-nous un de vos documents grâce à notre système d’échange gratuit de ressources numériques ou achetez-le pour la modique somme d’un euro symbolique. Cette aide totalement rédigée en format pdf sera utile aux lycéens ou étudiants ayant un devoir à réaliser ou une leçon à approfondir en : Littérature
Analyse du sujet et problématisation :   Le réalisme est un courant littéraire apparu en Europe dans la seconde moitié du XIXe siècle notamment en France et en Grande-Bretagne. Il cherche à dépeindre la réalité telle qu'elle est, sans artifice et sans idéalisation, choisissant ses sujets dans la classe moyenne ou populaire.   Maupassant dans la Préface de Pierre et Jean propose sa vision du genre romanesque et affirme que « les réalistes de talent devraient plutôt s'appeler des Illusionnistes ». Le Trésor de la langue française donne pour définition d'illusionnistes : « Artiste qui, par une technique appropriée, parvient à créer l'illusion, à donner le sentiment du réel ou du vrai. » C'est exactement dans ce sens que Maupassant parle d'illusionniste. Les réalistes ne sont donc pas ceux qui disent la vérité en calquant mais ceux qui parviennent à créer l'illusion de la réalité.     Problématique : Le roman réaliste doit-il calquer la réalité ou la remanier pour créer l'illusion de la réalité ? NB : Notons que Maupassant ne fait pas la distinction entre réalisme et naturalisme : on considèrera donc ces deux mouvements sinon comme identiques du moins comme frères.

« " Les Réalistes de talent devraient plutôt s'appeler des Illusionnistes " (Maupassant, Préface de Pierre et Jean ) Analyse du sujet et problématisation : Le réalisme est un courant littéraire apparu en Europe dans la seconde moitié du XIXe siècle notamment en Franceet en Grande-Bretagne.

Il cherche à dépeindre la réalité telle qu'elle est, sans artifice et sans idéalisation,choisissant ses sujets dans la classe moyenne ou populaire.

Maupassant dans la Préface de Pierre et Jean propose sa vision du genre romanesque et affirme que « les réalistes de talent devraient plutôt s'appeler des Illusionnistes ».Le Trésor de la langue française donne pour définition d'illusionnistes : « Artiste qui, par une technique appropriée, parvient à créer l'illusion, à donner le sentiment du réel ou du vrai.

» C'est exactement dans ce sens queMaupassant parle d'illusionniste.Les réalistes ne sont donc pas ceux qui disent la vérité en calquant mais ceux qui parviennent à créer l'illusion de laréalité.

Problématique : Le roman réaliste doit-il calquer la réalité ou la remanier pour créer l'illusion de la réalité ?NB : Notons que Maupassant ne fait pas la distinction entre réalisme et naturalisme : on considèrera doncces deux mouvements sinon comme identiques du moins comme frères.

I) Le réalisme : une imitation fidèle de la réalité 1) Un travail documentaire préparatoire Les réalistes fondent leur œuvre romanesque sur un travail préparatoire d'observation de la société afin de rendredans leurs romans une vision la plus fidèle possible.

Ce travail préparatoire documentation fonde l'objectivité desromans réaliste, objectivité que revendique Zola en fondant le naturalisme, mouvement qui pousse à son paroxysmel'objectivité réaliste : « Le premier caractère du roman naturaliste, dont Madame Bovary est le type, est lareproduction exacte de la vie, l'absence de tout élément romanesque.

»Cf.

les carnets d'enquête de Zola qui gardent la trace de ce travail de documentation préparatoire.

2) Une intrigue et des personnages contemporains Champfleury, en 1857, dans un ouvrage intitulé Le Réalisme , définit en ces termes la théorie du mouvement: "La reproduction exacte, complète, sincère du milieu où l'on vit, parce qu'une telle direction d'études est justifiée par laraison, les besoins de l'intelligence et l'intérêt du public, et qu'elle est exempte de mensonges, de toute tricherie." La contemporanéité définit donc le mouvement réaliste.

Les intrigues romanesques réalistes prennent place dans uncadre spatial et historique connu des lecteurs contemporains.Cf.

Flaubert, L'éducation Sentimentale : le cadre précis de la révolution de juillet 1848 avec l'évocation, en arrière plan de « la fusillade des boulevard des Capucines » , la nuit du 23 juillet 1848, à laquelle les personnages assistent.Les personnages des romans réalistes sont donc eux aussi des contemporains : cf avant propos à La Comédie Humaine de Balzac où l'auteur prétend « faire concurrence à l'état civil » et peindre les deux à trois mille types de personnages qui caractérisent, selon lui, chaque époque.

3) Le règne de la description Par conséquent, la description a une place de choix dans les romans réalistes : elle est le lieu où la réalité sedonne à voir comme tel ; elle se veut peinture minutieuse de la réalité.Les portraits des personnages sont donc parfois très minutieux et se rapprochent ainsi de portraits picturaux etde photographies :Cf.

Portrait du père Grandet dans Eugénie Grandet : « Au physique, Grandet était un homme de cinq pieds, trapu, carré, ayant des mollets de douze pouces de circonférence, des rotules noueuses et de larges épaules ;son visage était rond, tanné, marqué de petite vérole ; son menton était droit, ses lèvres n'offraient aucunesinuosité, et ses dents étaient blanches; ses yeux avaient l'expression calme et dévoratrice que le peupleaccorde au basilic; son front, plein de rides transversales, ne manquait pas de protubérances significatives; sescheveux jaunâtres et grisonnants étaient blanc et or, disaient quelques jeunes gens qui ne connaissaient pas lagravité d'une plaisanterie faite sur monsieur Grandet.

Son nez, gros par le bout, supportait une loupe veinée quele vulgaire disait, non sans raison, pleine de malice….

» II) Le réalisme : une illusion du réel 1) Les limites de l'imitation La simple imitation, le simple calque d'une réalité contemporaine a cependant ses limites.

Elle tend à faire basculer le roman réaliste dans le document et donc à l'extraire de la littérature.

L'énumération de détails réalistes,. »

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