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commentaire de texte noté 20 bac francais 2024 Commentaire de texte sur Édouard de Claire de Duras, 1825

Publié le 12/07/2025

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« Commentaire de texte sur Édouard de Claire de Duras, 1825 Les amours impossibles sont élevées en véritable cliché littéraire par Roméo et Juliette de Shakespeare.

Ce thème est particulièrement repris au XIXe par les auteurs réalistes qui y voient un moyen de dénoncer la stratification sociale.

Ainsi, en 1825, l’écrivaine Claire de Duras publie le roman Edouard.

Le protagoniste éponyme, fils d’un avocat, tombe amoureux de la duchesse de Nevers.

Celle-ci est noble ; il ne l’est pas.

Il n’ose donc pas lui avouer ses sentiments.

Dans l’extrait, un soir d’été qu’ils passent ensemble au château de Faverange, alors qu’il l’admire sans réussir à lui déclarer son amour, elle avoue être au courant de ce qu’il ressent.

Nous nous demanderons comment l’autrice rend compte de la brutalité des normes sociales face aux sentiments amoureux.

Nous analyserons d’abord la description d’un amour inconditionnel.

Ensuite, nous verrons comment l’écrivaine narre le retour forcé du protagoniste à la réalité. I. L’autrice détaille l’amour qu’Edouard porte à la duchesse : il apparait inconditionnel. Un décor idyllique, véritable locus amoenus possède un fort pouvoir de suggestion.

Le champs lexical de la nature essaime le texte.

Il se compose de « jasmin » (l2), « ciel » (l4), « campagnes » (l11) , rappelant le jardin d’Eden.

Claire de Duras décrit l’expérience du narrateur de façon à immerger le lecteur en faisant appel aux cinq sens « parfum » (l11), « souffle » (l11), « silence » « brillantes » (l5).

Le temps semble arrêté par cette hypotypose.

Le paysage est comme le décor de leur histoire, comme le suggère les verbes « s’entrelac[er] » (l3) et « se dessiner »(l14).

L’allitération en [v] « rivière […] violette » crée une euphonie qui exprime l’harmonie dans laquelle les personnages se trouvent.

Néanmoins, c’est bien la duchesse qui trône au premier plan du tableau : « je voyais sont profil charmant » (l4).

La perception du narrateur est altérée par sa présence comment en témoigne la pathetic fallacy « ce souffle semblait exhaler de celle […] chère » (l9-10). Transparaissent bien sûr les sentiments exaltés d’Edouard qui semblent atteindre leur acmée dans l’extrait.

La narration interne permet l’expression de la tonalité lyrique avec le pronom « je » (l3 et l10).

Le champs lexical des émotion est employé de nombreuse fois avec le verbe « adore[r] » (l13).

L’ « émotion » (l8) est amplifiée de l’épithète « vive » et presque personnifiée avec le verbe « s’empara » qui relègue le narrateur au rang de victime.

Cette phrase courte contraste avec les précédente créant effet de surprise chez le lecteur qui lui transmet la violence de la passion du protagoniste.

Le caractère absolu de ses sentiments est explicité par le pronom indéfini à valeur totalisante « tout » (l12) et l’hyperbole « je passe ma vie près d’elle » qui fait de l’été partagé une sorte de nouvelle naissance. Une relation forte de compréhension mutuelle lie les deux personnages.

En effet, le narrateur pense être compris comme signifie la métaphore « elle lit dans mon cœur » (l14) et son expolition « devine mes sentiments ».

L’effet de répétition crée insiste sur la croyance du narrateur selon laquelle Mme de Nevers sait qu’il l’aime, frôlant l’ésotérisme avec la synesthésie « elle les vois » (l15) l’élève au rang de divineresse.

La duchesse apparait plein de compassion : le narrateur la décrit du complément de manière « sans colère » (l15).

Cette croyance semble confirmée par le dialogue finale : alors qu’Edouard est perturbé, elle engage la discussion.

Il qualifie vaguement son amour du pronom indéfini « le » (l21).

Sa.... »

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