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Charlemagne

Publié le 16/05/2020

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« Charlemagne La personnalité de Charlemagne a marqué l'histoire et la légende.

Elle s'est imposée à ses contemporains et à lapostérité, de telle sorte que son souvenir est resté populaire.

Pendant des siècles, Charlemagne a incarné quelquesidées simples et fortes, qui se ramènent à la notion de monarchie chrétienne.

C'est là le trait dominant de la figureque nous trouvons de lui dans les chansons de geste.Il était issu d'une famille de haute noblesse franque, comme il y en avait beaucoup au VIIIe siècle.

La siennecomptait des illustrations comme Pépin de Landen et Pépin de Herstal, maires du Palais d'Austrasie, qui possédaientdes biens immenses dans la région des Ardennes et de la Meuse : terres, droits, péages, centrés sur un vasteterritoire de cinquante kilomètres sur trente.

A ces biens matériels s'ajoutent une alliance avec la famille de saintArnoul, évêque de Metz, puis les hautes charges exercées à la cour de père en fils et qui faisaient de leur titulaire levéritable maître du royaume.

Enfin, en 733, le rejeton de cette lignée, lui-même maire du Palais sous un roifantoche, s'était affirmé comme un homme de guerre de premier ordre en battant les Sarrasins à Poitiers : CharlesMartel est ainsi le vrai fondateur de la dynastie carolingienne et il ne lui a manqué que le titre royal.

Encore a-t-ilpréparé les voies à sa lignée en laissant le trône vacant pendant quinze ans, après la mort de Thierry IV, l'un desderniers princes de la famille issue de Clovis, qui s'éteignit en 734.

Champion du monde chrétien, unificateur desroyaumes francs, conquérant, homme de guerre, réformateur politique, Charles Martel est un chef, un hommed'action, souvent haï, toujours respecté.

Quand il meurt, en 741, il peut, tel un roi, partager à la mode franque,entre ses deux fils, Pépin et Carloman, les États qu'il a gouvernés.

Carloman se consacra à restaurer l'Église qui,dans le Regnum Francorum, était tombée dans une profonde décadence ; il crut sans doute de son devoir de rétabliren 743 un roi de la dynastie mérovingienne ; en 747, il renonça au monde pour se faire moine.

Son frère, Pépin leBref, maître des deux royaumes, déposa dès 751 le dernier Mérovingien, Childéric III, et se fit couronner roi desFrancs par saint Boniface, l'apôtre de la Germanie, puis, en 754, par le pape Etienne II qui défendit aux Francs dechoisir désormais un roi en dehors de sa lignée.

Le sacre de Pépin est un événement capital dans l'histoire dumonde. Mais, en 754, Pépin n'était pas seul à avoir reçu l'onction : ses deux fils, Charles le futur Charlemagne, né en 742 ou743 et Carloman avaient été consacrés rois en même temps que lui.

En 768, la mort de Pépin donne lieu à unnouveau partage du royaume ; en 771, la mort de Carloman laisse le champ libre à Charlemagne qui est désormaisseul maître de l'immense territoire qu'on appelle le Regnum Francorum.

Charlemagne évince sans scrupule les enfantsde son frère, cherche l'alliance du roi des Lombards, Didier, dont il épouse la fille, et commence son œuvre deréorganisation.

Brouillé avec Didier, il le détrône et ceint à Pavie la couronne de fer des rois lombards.

Mais savictoire ne lui donne que la maîtrise du Nord de l'Italie : les ducs lombards de Bénévent, de Spolète et de Salerneresteront toujours à peu près indépendants.

Charles s'impose à l'Empire byzantin et s'intitule "Patrice des Romains",c'est-à-dire protecteur et défenseur de la papauté. C'est à ce moment qu'on commence à percevoir, évoluant sous l'inspiration de Charlemagne, l'organisation duRegnum Francorum.

Tout d'abord, sans qu'il s'agisse d'une véritable théorie monarchique que les esprits auraientété, à cette époque, incapables de concevoir, on découvre quelques traits qui déterminent la forme de cetteroyauté des Francs et des Lombards.

Le roi détient les anciens pouvoirs de l'empereur romain, l'auctoritas ou pouvoirde légiférer, et la potestas ou pouvoir exécutif.

Mais ces notions abstraites sont tempérées par le vieux conceptgermanique : la fidélité inconditionnelle au souverain, issue de la Gefolgschaft ou devoir de suivre le chef parce qu'ilexerce un pouvoir de fait.

En outre, on discerne une influence des notions chrétiennes et de la doctrine élaborée parsaint Augustin : le roi n'exerce sa fonction que par une délégation de Dieu qui lui donne aussi la grâce nécessairepour remplir sa charge.

Enfin, dès cette époque, on voit s'instaurer une notion qui ruinera la monarchie de typeromain, de type germanique et de type chrétien : l'usage de donner une importance particulière au serment qui liepersonnellement les sujets au roi.

Charlemagne insiste sur ce point, et pourtant c'est le trait dominant qui prépare lamonarchie féodale, qui ruinera le royaume tel qu'il le concevait. Sous l'impulsion du roi, le Regnum Francorum évolue de la même façon dans chacune des régions qui le composent.Il se fait alors une unification des cadres institutionnels et sociaux.

L'idée d'unité qui s'attachera dans l'avenir à lanotion d'empire est alors développée et poussée jusqu'à ses extrêmes conséquences.

Le royaume franc et lombardest administré par un roi chrétien, sorte de roi-prêtre analogue au David de l'Ancien Testament.

Il gouverne pour lebien temporel et spirituel de ses sujets, à l'aide d'auxiliaires au premier rang desquels il faut placer, dans chaquepagus, le comte du lieu.

Pour surveiller les comtes, qui ne sont que des officiers révocables, Charlemagne atransformé une vieille institution, celle des missi discurrentes chargés jadis par les rois Mérovingiens de missionstemporaires, et il établit des missi dominici qui sont des inspecteurs dotés d'une large autorité et chargés deréprimer tous les excès, y compris les abus de pouvoir des comtes. Tous ces officiers forment les cadres qui relient efficacement les sujets au roi.

Mais à côté d'eux, toute unearistocratie, sans qu'elle ait des pouvoirs nettement définis, les épaule et les aide : évêques, abbés, grandspropriétaires fonciers qui bénéficient de l'immunité, vassaux directs du roi, qu'on appelle les vassi dominici, exercenttous des fonctions d'administration, de commandement, de justice.

Sans former une véritable administration au sensmoderne du terme, tous ces membres de l'aristocratie aident le souverain à remplir sa tâche et, en raison de cesobligations, ont droit au respect des plus humbles et à des profits non négligeables.

Telle est la société qui prendsous Charlemagne les traits essentiels qui l'achemineront vers le régime féodal.. »

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