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Ceux de 14Maurice GenevoixNuits de guerre (extrait)Lorsque j'ouvre les yeux, un bruit étrange et doux me surprend.

Publié le 22/05/2020

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« 1 / 2 Ceux de 14 Maurice Genevoix Nuits de guerre (extrait) Lorsque j'ouvre les yeux, un bruit étrange et doux me surprend.

On sent autour de nous un frémissement immense et continu, comme si la forêt entière frissonnait. “ Qu'est-ce qu'on entend, Pannechon ? — Ah ! mon lieutenant, c'est la pluie.

” Mes vêtements, sur moi, sont lourds et raides.

En m'asseyant, je touche de la main, derrière mon dos, le parapet : je le sens très froid, d'un froid visqueux et pénétrant.

Je grelotte de la tête aux pieds.

Et voici qu'une longue quinte me secoue, qui me déchire la poitrine, fait perler la sueur à mon front et me laisse haletant et brisé.

Pannechon s'est approché de moi ; il me regarde de ses bons yeux dévoués. “ Ça n'va pas, c'matin, mon lieutenant ? — Bah ! Une bronchite qui passera vite.

Ça n'est rien. — C'qui vous faudrait, voyez-vous, c'est du chaud.

Au lieu de ça… L'jus est si froid quand il arrive qu'i' vous gèle le d'dans des tripes.

Et si la flotte continue à tomber, on va pouvoir bientôt s'baigner.

” Le ruissellement de la pluie ne cesse pas.

Les arbres laissent pendre leur feuillage comme une chevelure mouillée ; et de chaque branche coulent des gouttes pressées qui s'écrasent sur la jonchée des feuilles.

Lorsqu'on les foule aux pieds, on les sent gorgées d'eau, déjà pourries.

Au fond de la tranchée s'étalent des mares bourbeuses où mes poilus vont pataugeant, lamentables et résignés.

Braves types ! Ils ont de pauvres visages, pâles de froid.

Ils fourrent leur tête dans leurs épaules, comme font des moineaux dans leurs plumes.

Et quand je passe, ils m'accueillent tous du même bonjour familier qu'une plaisanterie, souvent, accompagne.

Ils disent : “ Y a d'la viande boche qui mouille.

Ça m'plaît. — Chouette ! Mes poux s'enrhument ; ils vont clamecer.

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