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Candide est aujourd'hui l'oeuvre de Voltaire la plus connue et la plus admirée. Quelles en sont les raisons ?

Publié le 19/12/2021

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« Introduction : a) La production littéraire de Voltaire ayant été considérable, b) n'est-il pas étonnant qu'on le désigne souvent comme l'auteur d'un conte qu'il aurait peut- être désavoué lui-même comme tant d'autres de ses romans ? c) C'est pourtant un fait que Candide est aujourd'hui l'oeuvre de Voltaire la plus connue et la plus admirée.

Quelles en sont les raisons ? I — « Candide » parmi les grandes oeuvres : Que faut-il penser des « grandes oeuvres » de Voltaire ? Une partie de leur influence et de leur intérêt était due à l'actualité — par exemple le Traité sur la Tolérance, inspiré par l'affaire Calas.

De plus, la partialité de Voltaire est peu compatible avec des oeuvres prétendues sérieuses.

Ses tragédies nous paraissent froides et ses ouvrages historiques n'ont pas encore les qualités d'un historien impartial et scientifique. Au contraire, Candide apparaît comme un ouvrage à la fois représentatif de ses idées et de sa manière, sans que jamais on y puisse faire grief à Voltaire de ses faiblesses, puisque, dans ce conte, en apparence sans prétention, les défauts même de l'auteur (rire avant tout) le servent autant que ses qualités. II — Le fond : Sans doute Voltaire n'a pas inventé le conte philosophique (voir Fénelon, Montesquieu, Swift et bien d'autres...) mais Candide est, malgré les apparences une « somme philosophique » où Voltaire exprime : a) des idées qui lui sont chères (protestations contre la guerre, l'inquisition, les erreurs de justice, les préjugés nobiliaires, l'intolérance religieuse...); b) des problèmes permanents et de graves questions : faut-il être optimiste ? Que valent les systèmes devant les faits dont une véritable avalanche prouve l'absurdité ? A quoi bon les grandeurs de ce monde (le Souper de Venise) — l'homme n'est-il pas sans cesse dupe de ses théories (Pangloss), ou de ses illusions (Candide) ou de ses préjugés (le jésuite Baron) ? c) une sorte d'idéal de sagesse modérée et prudente qui invite non à l'égoïsme mais à l'action et à la soumission lucide (Travaillons notre jardin); d) le résultat de toute une série d'expériences personnelles qui, malgré leur amertume, ne désespèrent pas entièrement — Voltaire y trace un sombre tableau de la condition humaine : victimes d'eux-mêmes et de la vie, les personnages sont à la fin désenchantés, mais ils essayent de s'organiser dans leur malheur même, en s'y résignant.

C'est ce que va faire Voltaire à Ferney.. »

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