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Cameroun (1984-1985)

Publié le 13/09/2020

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« file:///F/Lycée/angui/3/450554.txt[13/09/2020 02:24:48] C'est en novembre 1982 que Paul Biya a succédé à Ahmadou Ahidjo à la tête de l'État camerounais.

Dans tous les milieux - aussi bien parmi les opposants camerounais que dans l es milieux financiers d'Occident - , on s'attendait à une libéralisation du régime, à une dé mocratisation de la vie politique, d'autant que le 30 décembre 1983, M.

Biya déclarait que désormais toutes les é lections (municipales, législatives et présidentielles) seraient libres dans le pays.

Mais bien vite on s'est rendu compte que Biya n'était porteur d'aucun e espérance nouvelle, et qu'il appliquait les vieilles recettes de la plupart des chefs d'État afric ains.

Candidat unique aux élections présidentielles du 14 janvier 1984, il a été élu avec 99,84% des suffrages exprimés.

Auparavant, la découverte de ce qu'on a appelé le "complot du 22 août 1983" lu i avait donné l'occasion de frapper les partisans de son prédécesseur: Ahmadou Ahidjo et ses aides de camp (Ibrahim Oumarou, Salatou Adamou) étaient condamnés à mort.

En mars 1984, les peines cap itales étaient commuées en détention à perpétuité ; mais le malaise suscité par cette affaire allait b ientôt se transformer en tragédie.

Le 6 avril 1984 au matin en effet, une fraction de la garde président ielle entrait en rébellion.

Le gros de l'armée est resté fidèle au président Biya.

Les combats ont duré jusqu'au 10 avril et se sont soldés par la défaite des mutins (environ 2 000 hommes).

La police a ensuite proc édé officiellement à 1 205 interpellations ; 51 personnes ont été condamnées à mort, 20 5 à des peines d'emprisonnement...

Le congrès du parti qui s'est tenu à Bamenda du 21 au 24 mars 1985 n'a rien apporté de nouveau dans le fonctionnement des institutions ; il s'est contenté de débaptiser le vieux parti unique: l'Union nationale camerounaise (UNC) d'Ahidjo est devenue le Rassemblement démocratiq ue du peuple camerounais (RDPC) de Biya.

Dans l'ensemble africain, l'économie camerounaise se portait plutô t bien à la fin de 1984, avec un taux de croissance élevé (de l'ordre de 6,5%) et un service de la dette raisonnable (60 milliards de francs CFA).

Le budget 1984-1985 adopté le 26 juin 1984 était équilibré e n recettes et en dépenses à 620 milliards de francs CFA ; les recettes provenaient des seules ressources camerounaise s, dont 123 milliards de redevances pétrolières.

Les dépenses de fonctionnement s'éle vaient à 400 milliards de francs CFA, les dépenses d'investissement à 220 milliards.

Cette relative bonne sa nté de l'économie camerounaise ne doit pas cacher certaines faiblesses importantes.

Le taux d'inflation a conti nué d'être très élevé puisqu'il se situait aux environs de 20% par an.

Le chômage a augmenté de 4% au dernier trimestre 1983 tandis que l'activité industrielle a connu une chute de 9% sur la même pér iode.

Pour relancer la production industrielle, le gouvernement a promulgué, le 4 juillet 1984, un nouv eau Code des investissements, qui a remplacé celui du 27 juin 1960.

Ce nouveau code met l'accent sur l'en couragement de l'investissement national, le soutien à apporter aux petites et moyennes entreprises, l'accélération des procédures administratives (surtout en matière de dédouanement) et la dé centralisation des entreprises industrielles.

Il se caractérise en outre par la réduction du temps d'exonérat ion d'impôts accordé aux entreprises étrangères classées prioritaires (de vingt-cinq à quinze an s).. »

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