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Ca y est !

Publié le 23/05/2020

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« Ca y est ! Ils sont d’accord ! Sur toute la largeur de la Une, le quotidien de la CGT Le Peuple proclame : “ VICTOIRE sur la misère ! ” Le Président du Conseil Monsieur Léon Blum, dans la nuit du 7 au 8 juin 1936, a obtenu des syndicats et du patronat qu’ils acceptent les accords Matignon.

Le patronat reconnaît le droit syndical, et accepte la présence de délégués dans les usines. Les salariés bénéficient désormais de deux semaines de congés payés. La semaine de travail est ramenée à 40 heures dans toutes les professions, sans que le salaire soit diminué.

Les conventions collectives par entreprise et par profession doivent régir les conditions du travail.

Enfin une augmentation moyenne des salaires de 12 % est accordée. En échange, les occupations d’usines doivent cesser.

Le 11 juin, le secrétaire général du Parti communiste français, Maurice Thorez, lance : “ Il faut savoir terminer une grève ”.

Le 18 juin, les accords sont signés.

Depuis les élections législatives, qui le 7 mai ont donné au Front populaire la majorité, le PC a obtenu 72 sièges, les radicaux socialistes en ont conservé 116, la SFIO en a obtenu 146. La France est bouleversée.

Il y a ceux qui parlent d’espoir.

“ Ils ont soulevé la pierre tombale, et ils voient enfin la lumière ! ” dit des ouvriers un dirigeant de la CGT.

Et il y a ceux qui ont peur parce que Maurice Thorez lance : “ Le parti communiste sera avant peu au pouvoir, je le dis, camarades, avant peu ! ” Et dès le 11 mai, les grèves se sont multipliées, des usines Bréguet du Havre aux industries textiles, chimiques, au bâtiment, aux grands magasins.

Les usines sont occupées.

On chante Tout va très bien Madame la marquise et L’Internationale .

Mais du passé on ne fait pas table rase cette fois.

Le Front populaire n’est pas la révolution.

Maurice Thorez assure : “ La classe ouvrière ne doit pas progresser à un rythme accéléré, qui puisse risquer de la conduire à l’isolement ”.

Alors, la classe ouvrière prend le chemin des vacances.. »

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