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Publié le 17/05/2020
Extrait du document
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La conscience, l'inconscient
L'homme, dans la mesure où il est conscient, c'est-à-dire capable de se prendre lui-même pour objet de pensée,
n'est plus simplement dans le monde comme une chose ou un simple être vivant, mais il est au
contraire devant le monde : la conscience, c'est la distance qui existe entre moi et moi-même et entre moi et le
monde.
1. La conscience fait-elle la grandeur ou la misère de l'homme ?
• Pascal répond qu'elle fait à la fois l'une et l'autre.
Parce qu'elle rend l'homme responsable de ses actes,
la conscience définit l'essence de l'homme et fait sa dignité.
J'ai conscience de ce que je fais et peux en
répondre devant le tribunal de ma conscience et celui des hommes : seul l'homme a accès à la dimension de
la spiritualité et de la moralité.
• Pourtant, parce que la conscience l'arrache à l'innocence du monde naturel, l'homme connaît aussi par
elle sa misère, sa disproportion à l'égard de l'univers et, surtout, le fait qu'il aura à mourir.
• Cependant, avoir conscience de soi, ce n'est pas lire en soi comme dans un livre ouvert : savoir que
j'existe, ce n'est pas encore connaître qui je suis.
Davantage même : c'est parce que je suis un être de
conscience que je peux me tromper sur mon propre compte, m'illusionner et me méconnaître - un animal dénué
de conscience ne saurait se mentir à soi-même.
2. La conscience que j'ai d'exister peut-elle être remise en doute ?
• Certes, je peux me tromper dans la connaissance que je crois avoir de moi : celui qui croyait être.
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