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BEREGOVOY, Pierre (23 décembre 1925-1er mai 1993)

Publié le 23/05/2020

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Ci-dessous un extrait traitant le sujet : BEREGOVOY, Pierre (23 décembre 1925-1er mai 1993)Homme politique Il aurait pu être l'image d'Epinal de la gauche française : démontrant qu'un autodidacte peut tout autant qu'un énarque trouver sa place sous les lambris du pouvoir. Ce document contient 499 mots soit 1 pages. Pour le télécharger en entier, envoyez-nous un de vos documents grâce à notre système gratuit d’échange de ressources numériques. Cette aide totalement rédigée en format pdf sera utile aux lycéens ou étudiants ayant un devoir à réaliser ou une leçon à approfondir en Histoire-géographie.
Homme politique français. Ajusteur-fraiseur puis cheminot, il entra au Gaz de France, où il fit carrière. Membre de la CGT-FO et de la SFIO, il fut l'un des fondateurs du parti socialiste unifié (PSU) en 1960. Il rejoignit le nouveau parti socialiste en 1969. Il mena brillamment la campagne présidentielle de François Mitterrand en 1981 et fut nommé secrétaire général de l'Élysée. Maire de Nevers en 1983, ministre des Affaires sociales de 1982 à 1984, puis de l'Économie et des Finances jusqu'en 1986, il retrouva ce poste de 1988 à 1992. Il poursuivit sa lutte contre l'inflation avec une politique du « franc fort », refusant toute dévaluation pour maintenir la parité de la monnaie. En avril 1992, cet autodidacte succéda à Édith Cresson au poste de Premier ministre. Son impuissance devant la croissance persistante du chômage contribua à la victoire de la droite aux législatives de mars 1993. Il se suicida à Nevers, un mois après son départ de Matignon. L'enquête, très médiatisée, sur le prêt, sans intérêts, d'un million de francs que Roger-Patrice Pelat lui aurait accordé en 1986, fut dénoncée par François Mitterrand comme la cause de son acte.

« BEREGOVOY, Pierre (23 décembre 1925-1 er mai 1993) Homme politique Il aurait pu être l’image d’Epinal de la gauche française : démontrant qu’un autodidacte peut tout autant qu’un énarque trouver sa place sous les lambris du pouvoir.

Mais la réussite — plus politique que sociale — de Pierre Bérégovoy ne l’a pas protégé contre les dangers du pouvoir. Il est né le 23 décembre 1925 à côté de Rouen.

Son père est un ancien capitaine de l’armée tsariste, sa mère, Irène Baudelin, l’épicière du village.

Pierre sera ajusteur à 16 ans, puis cheminot, et pendant la guerre, résistant dans un réseau du rail.

En 1944, il s’engage dans les Forces françaises libres.

Après la guerre, retour à la SNCF avec des activités syndicales et politiques : Jeunesses socialistes, puis SFIO et la CGT. Syndicaliste coriace, le jeune Bérégovoy “ bûche consciencieusement ” les dossiers.

Finalement, il quitte le rail pour le gaz et ainsi en 1950 débute son ascension.

Agent technico-commercial à Gaz de France, il atteint le poste de directeur du développement par le biais de concours et de promotions internes.

Politiquement, il a un maître à penser : Pierre Mendès France , rencontré en 1948, dont il sera un collaborateur dans les années soixante et qui l’a fortement influencé. Avec son épouse Gilberte et leurs trois enfants, ils habitent un petit appartement à Paris où les militants défilent et les réunions s’éternisent. En 1958, Pierre Bérégovoy fonde avec Michel Rocard le Parti socialiste autonome (le PSA) qui deviendra en fusionnant avec d’autres courants le Parti socialiste unifié (PSU).

Membre du bureau, secrétaire national, Bérégovoy prône l’alliance avec les communistes dans les années soixante. François Mitterrand , qui a pris la tête du parti socialiste au congrès d’Epinay en 1971, lui demande de participer aux négociations avec eux en vue du “ programme commun ”.

Dès 1973, “ Béré ” a deux spécialités au sein du PS : les relations avec les communistes et les dossiers sociaux.

Et il va rester désormais aux côtés de François Mitterrand :campagne présidentielle de 1981 , négociations, passation des pouvoirs avec l’équipe de Valéry Giscard d’Estaing , secrétariat général de l’Elysée, il devient un des hommes du nouveau pouvoir. Pendant les douze années qui lui restent à vivre, il est le plus proche. »

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